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18 octobre 2021

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Une prise de conscience ponctuelle, mais une problématique bien réelle

Nuit des sans-abris

Nuit sans abris

©Jason Joly - L'Action

Des organisateurs des Auberges du cœur de Joliette ont installé des lits de camp et des messages sur la Place Bourget pour sensibiliser la population à l’itinérance.

Encore cette année, le rassemblement au parc Lajoie pour la Nuit des sans-abris n’a pu être organisé. Un événement alternatif a tout de même eu lieu le 15 octobre près de l’Esplanade à Joliette pour sensibiliser les gens à l’itinérance. Sylvain Daneault, coordonnateur de l’Auberge du cœur Roland-Gauvreau, a accepté de rencontrer L’Action pour parler à la fois de cet événement, ainsi que de la situation de l’itinérance à Joliette.

Pour sensibiliser la population à la cause, un rassemblement a été mis sur pied sur la Place Bourget par les organisateurs des Auberges du cœur de Joliette. Des lits de camp y ont été installés et des œuvres ayant pour thème l’itinérance étaient présentées aux passants. Des repas préparés et des vêtements comme des foulards ou des tuques étaient aussi mis à la disposition des personnes en situation d’itinérance.

Nuit sans abris

©Jason Joly - L'Action

Des sacs de repas et des vêtements ont été offerts aux sans-abris durant la journée.

Même si le grand rassemblement de la Nuit des sans-abris n’a pu être organisé pour respecter les mesures sanitaires, les coordonnateurs de l’événement ont tenu à mettre la cause de l’avant. « Nous voulions occuper quand même l’espace. Nous avons réservé un banc de façon symbolique », mentionne M. Daneault. Pour la cause, les organisateurs ont en effet installé une pancarte sur un banc indiquant qu’il est réservé en plus de présenter une affiche avec les motifs pouvant mener à l’itinérance. Mélanie Bélanger, coordonnatrice pour l’Auberge du cœur Accueil Jeunesse Lanaudière, donne comme exemple les listes d’attente très longues et les logements peu abordables et insalubres. « Les gens qui vont se promener dans le parc pourront voir ce symbole avec les explications à côté », ajoute-t-elle.

L’organisme tient à décerner aussi le Pompon d’or qui est remis cette année à la collectivité. « Elle a été tolérante et bienveillante face au Refuge de l’église Christ-Roi et face à l’itinérance tout court », indique Mme Bélanger.

Une situation qui empire

Pour les deux coordonnateurs, le constat est clair : la problématique de l’itinérance est loin de s’améliorer. Mélanie Bélanger considère même que le nombre de personnes sans-abris est en augmentation à Joliette : « Il n’y a pas de solution qui est mise en place. Il y a des actions que les organismes posent pour soulager le problème, mais les gestes ne sont pas toujours concrets ».

Nuit sans abris

©Jason Joly - L'Action

Mélanie Bélanger, coordonnatrice de l’Auberge du cœur Accueil Jeunesse Lanaudière, et Sylvain Daneault, coordonnateur de l’Auberge du cœur Roland-Gauvreau.

L’hiver, qui approche à grands pas, pose beaucoup d’inquiétudes et les coordonnateurs tentent de trouver des solutions. Sylvain Daneault mentionne qu’Hébergement d’urgence Lanaudière pourra accueillir un bon nombre de pensionnaires en mars 2022. « Pour se rendre en mars 2022, il y a une solution temporaire qui devrait être créée pour accueillir environ neuf personnes, c’est en train de se ficeler », souligne M. Daneault.

Le Refuge de l’église de Christ-Roi, qui avait été instauré pour accueillir temporairement des personnes sans-abris de mars 2020 jusqu’à sa fermeture en juin 2021, a eu des impacts positifs. En plus de pouvoir donner un abri aux personnes itinérantes, les équipes d’intervenants qui étaient sur place ont pu créer des contacts avec les personnes en situation d’itinérance afin de les référer aux ressources dont elles ont besoin.

Les organisateurs ont remarqué une certaine conscientisation de la part des Joliettains en lien avec l’itinérance. « Lorsque le centre-ville s’est vidé durant la pandémie, ils ont pu remarquer que les personnes qui y restaient étaient des sans-abris. Les gens ont pris un peu plus conscience des conditions dans lesquelles ces personnes vivent au quotidien », remarque Mélanie Bélanger.

Sylvain Daneault indique toutefois que la population semble touchée par la cause à des moments précis de l’année : « Nous sommes sensibilisés durant la Nuit des sans-abris ou à Noël lorsque la température est de -22°C, mais, entretemps, les préjugés demeurent ». Une solution intéressante selon M. Daneault serait d’enseigner aux plus jeunes ce qu’est l’itinérance. « C’est un enjeu de société. Ça n’appartient pas qu’aux organismes de faire cette sensibilisation. Pour changer la mentalité, il faut commencer à en parler aux plus jeunes », suggère le coordonnateur.

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