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23 octobre 2020

Étudiant Cégep de Joliette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Un nouveau cri du cœur d’une cégépienne en colère

Lettre ouverte

Depuis le début de ma session, je fais mes cours en ligne et je n’ai qu’un seul cours en présentiel une fois toutes les trois semaines. C’est sans surprise que j’ai appris que mes derniers cours en présentiel étaient malheureusement annulés et que tous mes cours se feraient à la maison.

Depuis le début de la session, j’ai observé le travail de certain de mes professeurs et j’ai pris en note les commentaires de mes camardes de classes et je suis venue à la conclusion que malheureusement, les chances pour avoir un avenir brillant sont de plus en plus mince. En effet, certains professeurs étaient motivés au départ, il voulait donner le meilleur cours possible malgré les mauvaises conditions. Après plusieurs semaines de cours, il y en a quelques-uns qui ont continué à faire de leur mieux et il y en a d’autre qui ont arrêté, il y a en même qui n’ont jamais commencé. Je compte moi-même quelques enseignants qui n’ont jamais fait d’effort pour nous, ses étudiants. Leur méthode de travail s’arrête à un nouveau texte à lire ou un documentaire à écouter et, ensuite faire le travail demander. Pas de note de cours, aucune possibilité de poser des questions et lorsqu’on le fait, la réponse prend toujours son temps et se elle se résume à un simple « oui » ou « non ». Je ne connais même pas les trois quarts des gens présents lors de mes cours, car la plupart du temps, mes cours se résument à une vidéo filmée par le professeur et mise sur YouTube ou mes cours sont tout simplement annulés pour me concentrer sur un énième travail à remettre dans les prochains jours. J’ai aussi remarqué que depuis le début de la session, les travaux à faire hors classe ont grandement augmenté. Étant donné qu’ils sont tous compliqués et qu’ils demandent tous des recherches approfondies, de plus, ils sont pratiquement tous à remettre à la même date, bien gérer son temps est rendu difficile.

Si je ne prends que mon expérience personnelle face à l’école à la maison, je peux vous garantir qu’elle n’est pas bonne pour deux sous. Enfermé chez moi, je ne peux rien faire d’autre que de stresser à propos de mon prochain examen parce que j’ai l’impression de n’avoir absolument rien appris depuis le début de ma session d’automne et bien que j’aille tout essayé, je ne peux rien faire de plus que de commencer à être anxieuse en voyant mes notes baissées.

Carolane Clermont,

Étudiante en Arts, Lettres et Communications; profil Littérature au Cégep régional de Lanaudière à Joliette

Commentaires

26 octobre 2020

Mélissa Grégoire

Peut-être que vos professeur.e.s sont tout simplement épuisés? Avez-vous pensé à cela? Depuis le mois de mars, ils ont dû s’adapter à une situation qui est hors de leur contrôle, apprendre à se servir de différents logiciels, retravailler leurs cours, passer de la correction à la main à la correction numérique (ce qui prend le double du temps pour chaque copie). J’ai dû réécrire mes notes de cours pour les transposer en capsules-vidéo, tout simplement parce que la connexion Internet n’est jamais stable et que mes étudiants m’ont eux-mêmes dit qu’ils préféraient prendre des notes à leur rythme, hors connexion. J’ignore si vous le savez, mais enregistrer des cours, faire des capsules-vidéo, cela prend énormément de temps. Personnellement, j’y ai consacré tout mon été. Et cela, c’est sans compter le fait que je suis toujours présente, en direct, à chaque période de cours pour redonner des explications, encadrer mes étudiants (j’en ai 120!), diriger leurs travaux, répondre rapidement à leurs courriels (j’en ai une vingtaine par jour, sinon plus), répéter les mêmes consignes à ceux et celles qui s’absentent ou qui ne prennent pas la peine de lire mes courriels. Je n’enseigne pas à Joliette, mais je suis persuadée que vos professeur.e.s, tout comme mes collègues, font pour la plupart l’impossible pour transmettre leur matière dans des conditions qui — il faut bien le dire — sont impossibles. Certes, on vous demande de faire des travaux à la maison. Mais qui passe des heures à corriger ces travaux? Votre lettre ne le dit pas... C’est justement à travers les travaux que les professeur.e.s peuvent mesurer l’apprentissage de leurs étudiant.e.s. À votre place, je les remercierais du temps qu’ils consacrent à corriger vos copies et j’essaierais de voir ce que je peux faire pour les aider puisqu’ils sont, en ce moment, en surcharge de travail. Ce que vous pouvez faire pour les aider? Lire attentivement leurs consignes et leurs corrections, prendre de bonnes notes, poser des questions et attendre patiemment la réponse (parce que vous n’êtes pas la seule à leur écrire), etc. Si quelques profs dans le lot ne font pas leur travail, eh bien, portez plainte à l’administration. Mais, je vous en prie, n’en faites pas une affaire générale! Mes collègues et moi travaillons tous très fort et ne méritons pas d’être perçus par la population comme des paresseux qui profiteraient de la situation. Cela est profondément injuste.

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