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19 août 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Les propriétaires de cabanes à sucre craignent le pire

Besoin d'aide immédiate

tire d'érable cabane à sucre urbaine

©Archives - L'Action

Les propriétaires de salles de réception et de cabanes à sucre estiment que les programmes de prêts ne suffisent plus.

Les propriétaires de salles de réception et de cabanes à sucre ont récemment lancé un cri du cœur. La crise de la COVID-19 a frappé de plein fouet leur industrie et ils demandent au gouvernement une aide directe pour assurer leur survie.

Les propriétaires en question estiment que les programmes de prêts ne suffisent plus à les aider. Malgré un déconfinement partiel de l’économie, les réceptions comme les mariages ou les congrès d’affaires réunissent souvent plus de 250 personnes. Une partie des évènements a été reportée de plus d’un an ou a tout simplement été annulée.

Concernant la saison des sucres, cette dernière s’est avérée ruinée par la crise. À cet égard, on demande une aide directe au gouvernement pour ces PME. Une grande majorité des salles de réception sont des PME québécoises et contribuent à la vitalité des régions. Même avec le déconfinement, ces PME ne peuvent être rentables. 

À l’avis de la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et Cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade, le gouvernement doit agir rapidement, car des PME ne sont pas épargnées par l’instabilité économique. Elle réclame ainsi des aides directes pour affronter la situation exceptionnelle et supporter à la fois les entrepreneurs québécois.

À ce jour, une dizaine de PME de chez nous vivent actuellement dans l’incertitude, autant financière, et craignent pour leur survie. Plusieurs se demandent comment elles parviendront à assumer différents frais. Les salles de réception et les cabanes à sucre ne peuvent pas opérer au maximum de leur capacité.

Réalité des entrepreneurs 

Rassemblés pour un point de presse à Montréal, des propriétaires ont fait part de leurs inquiétudes. Pour y arriver, ils se sont associés à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), afin d’obtenir des réponses à leurs questionnements.

« Ça va être réellement difficile à compter de maintenant pour certains», fait savoir le propriétaire de l’aKabane située à Saint-Esprit, Frédéric Paiement. De son côté, Frédéric Paiement a revu sa façon de travailler. Avec l’arrêt de l’évènementiel, il a mis sur pied une boutique en ligne et a priorisé les «foodtruck».

« Avant, on faisait que des évènements privés. Maintenant on n’a pas le choix de se rendre dans la rue avec les foodtruck pour payer nos comptes. Il faut avoir des sous», soutient-il.

Le propriétaire de l’aKabane cible des endroits dans les municipalités et tente de s’implanter pendant quelques heures avec ses «foodtrucks». Selon ce dernier, ce n’est pas toujours simple, puisque plusieurs facteurs s’ajoutent tels que la température, l’emplacement, l’achalandage, etc.

Changements importants 

Avec le déconfinement graduel, l’évènementiel n’attire pas encore la clientèle. Comme le confie M. Paiement, les salles de réception doivent diminuer la capacité de personnes. Il est aussi présentement interdit de danser dans un évènement et chacun doit respecter et maintenir les mesures de distanciation. « J’avais 120 évènements en 2020 et sur les 120, il y en a trois qui sont restés en 2020 », souligne-t-il.

Malgré la pandémie et les conséquences, le propriétaire de l’aKabane garde espoir et souhaite obtenir des réponses du gouvernement. Depuis la mi-mars, ce dernier aborde faire le maximum pour garder assez de sous pour survivre.

Se remettre en question

« Tous les matins, je me questionne sur le fait d’être entrepreneur», lance Frédéric Paiement. Cette pensée mijote toujours dans son esprit. Au fil des semaines, l’entrepreneur a décidé de s’enlever de la pression. Malgré tout, il ne baisse pas les bras.

« Je suis un guerrier et un battant», estime-t-il. L’entrepreneur continue à regarder de l’avant avec son associé et se concentre sur son rêve.

« Je me suis fait un plan au mois d’avril que je respecte. Pour l’instant, je ne vois pas la fin», déclare-t-il. Cependant, pour d’autres, la situation est plus critique. Dans Montcalm, quelques propriétaires ont dû mettre la clé dans la porte pour des raisons financières.

Délais

Il y a deux semaines, l’association a envoyé un communiqué au ministre de l’Économie et de l’Innovation, ministre responsable de la région de Lanaudière et député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon. Pour le moment, aucune réponse n’a été dévoilée.  

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