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24 décembre 2019

Étudiant Cégep de Joliette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Plaidoyer humoristique

Lettre ouverte

L’humoriste «trash» Mike Ward a été reconnu coupable devant le tribunal de la CDPDJ (commission des droits de la personne et des droits à la jeunesse) pour une blague dans son spectacle solo, Mike Ward s’eXpose. Le procès perdure maintenant en cours suprême. L’humour, au Québec, est notre milieu artistique le plus riche, mais le moins respecté.

La situation de Ward et de Jeremy Gabriel est un nouveau cas, qui n’est jamais arrivé ailleurs dans le monde. Plusieurs oeuvres artistiques ont été en cours, mais jamais une blague de «stand-up». Dans les autres pays, l’humour satirique et parodique est un phénomène beaucoup plus connu, surtout dans les comédies aux grands écrans (Deadpool, les oeuvres de Quentin Tarantino, What we do in the shadows, Lobster, South Park, etc.) Ces films parodient et caricaturent des personnages fictifs, des personnes réelles et même des situations ou évènements d’actualité. Au Québec, ce genre est méconnu et se traduit fortement dans la réaction des médias et de l’audience qui sont moins éduqués en humour.

Dans le film Kingsman la tête de l’ancien président Barack Obama explose. Les films des autres pays, surtout aux États-Unis et en Angleterre,  bénéficient d’une certaine justice, la loi du «Fair use», qui permet aux créateurs de faire de l’humour satirique ou parodique tout en étant légal, sans être considéré comme du vol, par exemple. Au Québec, il n’y a pas de loi qui défend directement ce droit. Avoir des lois, comme celle du «Fair use», qui protègent nos créateurs nous laisseraient une bien plus grande place à la liberté de création et à l’originalité.

Le cas Mike Ward représente bien plus qu’un seul combat pour le droit d’avoir dit un blague sur scène. Si celui-ci perd son procès à la cours suprême, il y aura répercussion sur le milieu. Un jeune humoriste, au maigre salaire qui gagne 25$ par apparition dans les spectacles dans les bars, ne pourraient se permettre de faire une blague qui aurait la malchance d’aller en cours. La peur et la crainte sera repoussante et tuera la créativité et si la cause perd, elle encouragera les gens à poursuivre davantage pour en tirer profit.

Jean-Christophe Lemarbre

Étudiant en cinéma au Cégep régional de Lanaudière à Joliette, 20 ans

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