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27 novembre 2019

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Un 103e anniversaire pour des camarades du primaire

Elles se retrouvent 91 ans plus tard

Triplettes

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Annette Bacon, Cécile Lajoie et Flore Bourgeois.

Quand elles avaient douze ans, Flore Bourgeois, Annette Bacon et Cécile Lajoie étaient toutes les trois dans la même classe à l’école de Lanaudière, qui était située entre les rues Gaspard et Lavaltrie. Elles étaient loin de se douter que 91 ans plus tard elles seraient de nouveau réunies, cette fois, au Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Saint-Eusèbe et qu’elles y célébreraient leur 103e anniversaire ensemble.  

« Ça fait si longtemps! Nous étions en septième année et il y avait environ 28 élèves par classe. C’était un édifice tout en briques rouges et nous étions instruites par les religieuses de la congrégation Notre-Dame», s’est rappelée Mme Bourgeois avec sa mémoire phénoménale.  

Cette dernière, ainsi qu’Annette Bacon, demeuraient sur la rue Lavaltrie, qui s’appelait à l’époque rue Saint-Édouard, alors que Cécile Lajoie habitait sur le Boulevard Manseau. Les trois dames se souviennent de leur passage à l’école de Lanaudière, mais n’ont pas de souvenirs précis d’elles ensemble.  

Mme Bourgeois avait toutefois une anecdote cocasse à nous raconter. «Un jour, quand je suis arrivée à l’école, Annette et Gabrielle (une autre camarade) étaient en train de copier mes devoirs! Ce n’est pas un crime, mais elles savaient que ma réponse était bonne!» 

École

©(Photo collection Jean Chevrette)

Mme Bourgeois et Mme Bacon étaient aussi ensemble dans cette classe de deuxième et de troisième année. Mme Bourgeois est la dernière à droite sur la 3e rangée et Mme Bacon est la 1e à gauche sur la 4e rangée.

Les doyennes 

Des trois dames, et de tous les résidents de Saint-Eusèbe, c’est Cécile Lajoie la doyenne. Née le 27 octobre 1916, Mme Lajoie est originaire de Joliette. Son père était typographe au Journal l’Étoile du Nord et à L’Action Populaire. « Le parc Lajoie a été nommé en l’honneur de la famille de ma mère», a expliqué l’une de ses trois filles, Lucie Bazinet. Le grand passe-temps de Mme Lajoie a toujours été le tricot et elle le pratique encore, malgré sa dégénérescence maculaire.  

Mme Lajoie participe aux spectacles et aux dîners communautaires de l’établissement et elle se déplace encore en marchant, ce qu’elle a toujours adoré faire. «Avant de se rendre au spectacle dimanche elle m’a dit qu’elle ne voulait pas y aller en chaise roulante, mais en marchant», a mentionné sa fille en ajoutant que si ce n’était pas de son problème de vision, il y a beaucoup d’activités que sa mère ferait encore. Elle a habité 26 ans à la seigneurie Arthur-Beauséjour avant de s’installer à Saint-Eusèbe le 29 août dernier.   

De son côté, Annette Bacon est née le 16 novembre 1916. Elle vient d’une grande famille qui a toujours demeuré dans le quartier St-Pierre. Mme Bacon a travaillé dans une papeterie de Joliette et a été une pionnière des services sociaux à Joliette avant de se marier avec le père de Robert Hénault, à l’âge de 50 ans. Depuis, elle considère M. Hénault et son frère comme ses fils.    

Après son mariage, elle est restée à Berthier avec son mari agriculteur. « Il y avait toujours des gens qui venaient aider sur la terre et elle était souvent aux fourneaux pour leur faire à manger, c’est une excellente cuisinière», a mentionné son beau-fils. D’ailleurs, il a ajouté qu’elle a toujours un très bon appétit et qu’elle trouve tout bon!   

Finalement, Flore Bourgeois célébrera son 103e anniversaire le 13 décembre prochain. Mme Bourgeois est connue de plusieurs à Joliette pour avoir travaillé de nombreuses années au magasin de laine et de tricot de son père, le Magasin Bourgeois. Situé au centre-ville, ce commerce a été ouvert pendant 70 ans.  

Mme Bourgeois est encore très active et participe à toutes les activités organisées par le centre d’hébergement qu’il s’agisse de projections musicales, de bingo ou de sorties au verger. Récemment, elle est allée au Wal-Mart et a été impressionnée par la grandeur du magasin, «Je ne suis pas tombée morte, j’ai déjà vu des magasins, mais c’est terrible tout ce qu’il y a comme articles! » 

D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, elle allait encore magasiner par elle-même. « Quand elle avait 99 ans, j’arrivais chez elle et elle avait fait des biscuits, des gâteaux aux fruits et une tarte! Je ne suis même pas capable de faire tout ça moi-même», a rigolé l’une de ses nièces Myriam Bourgeois.  

Les trois dames sont les doyennes à Saint-Eusèbe, où il y a en tout six centenaires. Le technicien en loisirs, Luc Deschênes, croit que les sœurs de l’école de Lanaudière mettaient un ingrédient secret dans la soupe des élèves, mais selon Cécile Lajoie, le seul secret pour vieillir en santé est une vie heureuse et sans regret.  

triplettes

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Les trois dames accompagnées des membres de leurs familles.

Hommage aux employés 

La fille de Cécile Lajoie, Lucie Bazinet, a profité de l’occasion pour souligner le bon travail des employés et bénévoles du CHSLD. «Je trouve tellement qu’ils donnent beaucoup aux résidents. Ils veulent les aider et les faire participer pour leur permettre de vivre leur temps de la meilleure façon possible, bravo!» Luc Deschênes, technicien aux loisirs explique qu’ils font trois sorties par mois avec les résidents et lors de celles-ci, ils sont accompagnés par une équipe de bénévoles, une infirmière auxiliaire et une préposée, «c’est presque du un pour un». Ils sont récemment allés au restaurant, au musée Louis-Cyr et au Centre d'art Diane-Dufresne. Robert Hénault a aussi mentionné que le personnel était excellent dans les services qu’ils donnent et Mme Bacon a approuvé en mentionnant que cela faisait du bien de partager ces belles choses positives!  

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Commentaires

27 novembre 2019

Lucille Bienvenue

C’est un article super intéressant. Je demeure à St-Charles-Borromée depuis 1965 , à cette époque, avec 6 enfants, je cousais, je tricotais, je faisais du petit point et j’ai profité très très souvent des conseils des Demoiselles Bourgeois. Elles étaient charmantes, disponibles, elles avaient beaucoup de goût. Leur nièce aussi. Merci. Merci à elles pour m’avoir souvent inspirée.

28 novembre 2019

Sylvie Lapointe

Une belle histoire merci 103 ans wow

28 novembre 2019

Monic Trudel

Très dernièrement, nous nous demandions justement si les dames Bourgeoys pouvaient être encore vivantes. Je me rappelle aussi de madame Annette Bacon du Service Social, je vous souhaite encore de belles joies mesdames,

29 novembre 2019

Julie Lagacé

Je travaille dans un CHSlD depuis 23 ans et je n'ai jamais rien vu de tel. La vie peut nous réserver de belles surprises et l'histoire de ces trois amies en est définitivement une!

3 décembre 2019

Claude Manseau

J'ai dû relire 4-5 fois l'article, et je me demande encore si c'est vrai! Une nouvelle qui pourrait faire le tour du monde, si vous le voulez!

4 décembre 2019

Ghislaine Bourque

Quel heureux hasard! Une histoire unique, à mettre dans les archives! Déjà, de se rendre à 100 ans, c'est un exploit en soi, et de se retrouver à la même résidence toutes les trois, 91 ans plus tard, c'est le gros lot! J'aime aussi lire que ces dames se sentent bien dans ce CHSLD. Nous avons besoin de ces bonnes nouvelles!

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