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01 mars 2019

« Lanaudière, le pays du quad »

LETTRE OUVERTE. Le titre ne vient pas des auteurs de ces lignes, il s'agit plutôt d'une campagne de séduction massive rondement menée par les clubs de quatre roues.

On les comprend : à 200-300 $ le membre ayant le privilège de circuler sur ses sentiers (sic), les clubs de quadistes de quatre roues ont beaucoup d'intérêts sonnants en jeu.

Le problème majeur de cette source d'enrichissement non négligeable réside pourtant en un constat assez ahurissant : les clubs quadistes de quatre routes cherchent à s'enrichir sur le dos des villageois.

En effet, pour les plus attentifs d'entre vous, n'avez-vous pas remarqué la quantité de nouveaux panneaux indicateurs autorisant les quatre roues qui pullulent sur nos routes de Lanaudière nord, à partir de St-Félix  vers St-Jean-de-Matha, Ste-Émélie, St-Zénon, St-Côme, St-Michel, etc.

Les municipalités et le ministère des Transports (MTQ) s'allient avec les clubs de quadistes de quatre roues pour autoriser les membres de ces derniers à circuler côte à côte sur nos routes. Pourtant, de l'avis même du ministère des Transports, il ne devrait s'agir que de mesures « exceptionnelles », qui exigent d'ailleurs des dérogations votées par le conseil que vous avez élu...

De façon assez stupéfiante, ces conseils votent pour favoriser les clubs quadistes de quatre roues vendus à l'idée que cela aiderait à l'économie de leur village, alors même que ces mesures les appauvrissent de façon concrète, et qu'au final ce sont nous tous qui paierons de façon certaine.

Comment cela est-il possible? Eh bien, non seulement les clubs quadistes de quatre roues s'enrichissent en empruntant des routes PUBLIQUES (de plus en plus rejetés par les propriétaires terriens qui ne les veulent plus sur leur terre, on se demande bien pourquoi...ils se rabattent sur les routes publiques) entretenues par le MTQ et par les municipalités avec nos taxes et nos impôts, mais aussi en participant à une dévaluation des maisons situées le long de ces « sentiers », de l'ordre de 30 % (voir infos net RQCB). Pas besoin d'être comptable pour comprendre qu'au final ça fait beaucoup d'argent qui ne rentrera plus dans les coffres municipaux. À qui nos élus refileront-ils la facture ensuite?

Il nous est impossible de nous laisser plumer ainsi sans rien dire. C'est aussi de qualité de vie dont il est question, car à les entendre, dans leur « novlangue », les clubs quadistes de quatre roues sont nos amis, ils sont silencieux, respectueux, protecteurs de l'environnement et généreux...

Dans les faits, ce serait plutôt le contraire : les clubs quadistes de quatre roues sont harceleurs, brutaux, atrocements bruyants, irrespectueux voire saboteurs de l'environnement et des règlements qui y sont associés et...généreux? Ils emprunteront des voies publiques pour gazer et aller au MacDonald pendant que des maisons sont dévaluées et que des municipalités vivront tôt ou tard avec un manque à gagner.

Et les quadistes de quatre roues sont là à l'année, ne l'oubliez pas! Est-ce ainsi qu'on souhaite améliorer l'économie de nos régions? Déshabiller Pierre pour habiller Paul? Nuire à la qualité de vie et négliger l'économie de nos régions? La réponse est non. Téléphonez à votre municipalité et manifestez-vous!

Signé par des citoyens excédés:

Sylvie Robillard

Claude Brochu

Paul Rioux

Marc Bouvier

France Chaput

Chantale Charbonneau

Claude Sénécal

Denise Desroches

Gilles Legault

Marie Lavallée

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