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01 janvier 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Mission accomplie pour les sœurs Croteau

Soeurs Croteau

©(Photo L'Action - Steven Lafortune)

Les sœurs Caroline et Josée Croteau ont vécu une année riche en émotions avec le déménagement et le rajeunissement de l’Aubainerie de Joliette.

AFFAIRES. Deux millions de dollars, 40 000 pieds carrés, 30 nouveaux employés, un grand projet… voilà à quoi se résume la dernière année des sœurs Josée et Caroline Croteau, désignées personnalités de l’année du monde des affaires par L’Action.

Vingt-neuf ans après avoir entamé ses opérations aux coins des rues Papineau et Beaudry, l’Aubainerie s’est offert un nouveau look en déménageant ses installations aux Galeries Joliette.  

À l’image de Rome, le projet ne s’est toutefois pas concrétisé en un jour. Après une année à temps plein de nombreuses réflexions et études de marché, les sœurs devaient avant tout regarder sa viabilité. « L’ancienne bâtisse nous limitait dans l’exploitation de notre concept, avec par exemple ses plafonds bas. De plus, nous voulions nous rapprocher de ce secteur et le fait d’avoir pignon sur rue était attirant », a fait savoir Josée. 

Du changement dans la continuité 

La bannière Croteau, maintenant l’Aubainerie, en a parcouru du chemin. Les petites-filles de Jean-Noël Croteau ont raconté que leur grand-père a fondé son premier magasin en 1944 à La Tuque. Il a pris le train pour Montréal avec 5 $ dans ses poches, achetant des vêtements, principalement des surplus de l'armée, qu’il étalait ensuite sur des portes de garde-robes qui faisaient office de tables dans sa propre maison.  

Les temps ont bien changé en 2018. La facture visuelle s’est épurée, le concept s’est modernisé. Cependant, ces changements ont toujours été dans la continuité du travail accompli par les générations antérieures.  

« Le défi ainsi que la mission que nous nous étions donnés étaient d’honorer notre père. Je crois que cela s’est reflété dans notre déménagement et a traduit notre intensité. Nous voulions que tout soit parfait! », a laissé savoir Josée. 

Quant à Caroline, il ne fallait surtout pas oublier l’une des pierres angulaires de leur chaîne de commerce; le client. « Nous sommes ici pour les satisfaire. Nous désirions tellement faire davantage pour ne pas les décevoir! », a-t-elle ajouté. 

La clientèle a répondu à l’appel

Ils ont d’ailleurs répondu présents lors de l’ouverture officielle du magasin, entièrement revampé au coût de 2 MS. Le 16 août dernier, des centaines de curieux et d’habitués se sont massés devant les deux entrées du magasin de 42 000 pieds carrés, dont 32 200 pieds carrés vendant, pour découvrir la métamorphose.  

« Celui-là, c’est notre bébé. Nous avons écouté notre cœur. Je suis honorée de voir qu’ils reviennent, car nous travaillons pour eux », a mentionné Josée. 

La réponse a été des plus positives. L’aînée des deux entrepreneures a indiqué que les deux premiers mois d’opérations ont été fastes. De nouveaux visages se sont mélangés aux familiers, créant ainsi un achalandage élevé.  

« Depuis l’ouverture, nous recevons de bons commentaires. Les gens apprécient l’environnement au goût du jour. Ils ont également noté la beauté, la propreté, l’ambiance et la qualité de notre service à la clientèle » a renchéri la cadette.  

Ce dernier point vient du fait qu’à part quelques employés ayant déjà annoncé leur départ pour la retraite, tous les employés ont transféré dans les nouveaux locaux. En plus de la trentaine d’emplois créés, ils sont maintenant 80 à y travailler. 

Aucun autre projet à l’horizon

Outre le déménagement et l’ouverture de l’Aubainerie aux Galeries Joliette, les sœurs Croteau ont procédé à la réfection de certains magasins de leur chaîne, qui en compte 58 sous trois bannières. D’ailleurs, l’une d’entre elles, Aub44, a permis au printemps 2018 à Josée et Caroline de percer le marché ontarien. La dernière, Aubainerie-Entrepôt, se veut des magasins de liquidation. 

Toutefois, elles entrevoient l’année 2019 sous le signe de la stabilité. « Nous n’avons pas de projets à court ou moyen terme. Nous avons un petit bébé de huit mois et qui demande beaucoup. C’est déjà assez ainsi! », s’est exclamée Caroline, en faisant allusion à la succursale de Joliette. 

La microbrasserie Trécarré 

La microbrasserie Trécarré, située à Saint-Côme, s’est grandement démarquée au cours de l’année 2018 et elle obtient une mention spéciale de L’Action pour ce projet entrepreneuriale ambitieux. Trécarré s’est d’ailleurs distingué au niveau régional en étant lauréat dans la catégorie Bioalimentaire lors du Défi OSEntreprendre. L’entreprise avait d’abord remporté la palme locale, dans la MRC de Matawinie, en création d’entreprises. Leur contribution au développement économique du territoire est importante. Au cœur de la microbrasserie Trécarré, Pierre-Hugues Marsolais, Jean-Philippe Kiernan, Pascal Fiset et Marc Cloutier créent et produisent des bières artisanales d’avant-garde de qualité supérieure. Ils offrent également une cuisine de type bistro à base de produits du terroir raffinés et de produits saisonniers.

Microbrasserie Trécarré

©(Photo gracieuseté)

Une nouvelle microbrasserie s'est installée à Saint-Côme

A.Vincent 

Le 29 mars, une page d’histoire lanaudoise s’est tournée. Après 92 ans d’opérations à la même adresse de la rue Lajoie Sud, l’entreprise A. Vincent ferme ses portes. C’est le cœur en montagnes russes que Caroline Éthier a discuté avec L’Action de sa décision de mettre la clé dans la porte du commerce de son arrière-grand-père, Angelbert Vincent. La forte compétition, l’achat en ligne, la profonde transformation du commerce de détail, ainsi que du changement du mode d'achat des consommateurs ont été les raisons évoquées par la propriétaire pour expliquer son choix déchirant. Fondé en 1926, M. Vincent avait lancé son commerce avec six vélos. Son arrière-petite-fille a pris la relève en 2008 en compagnie de son conjoint, Simon Lavoie. 

©Photo L'Action - Geneviève Geoffroy

Caroline Éthier s'est battu pour la pérennité du magasin de son grand-père, Angelbert Vincent.

Éric Desaulniers  

Éric Desaulniers et son entreprise Nouveau Monde Graphite souhaitent mettre en place à Saint-Michel-des-Saints la première mine 100% électrique et entièrement carboneutre au Québec. Ce fut une année fort chargée pour M. Desaulniers. Après avoir produit une première étude de préfaisabilité, Nouveau Monde Graphite a lancé en avril dernier une étude de faisabilité afin de présenter un projet de mine de graphite à ciel ouvert 100% électrique. L’objectif de M. Desaulniers est d’extraire de façon durable et écoresponsable du graphite destiné à la fabrication de batteries Ion pour voiture électrique. En décembre dernier, le projet a franchi une nouvelle étape avec l’ouverture de l’usine de démonstration à Saint-Michel-des-Saints. Si le projet suit son cours comme prévu, les travaux de construction de la mine et de l’usine devraient débuter au printemps 2020. 

Desaulniers

©(Photo gracieuseté)

Éric Desaulniers et son entreprise Nouveau Monde Graphite souhaitent mettre en place à Saint-Michel-des-Saints la première mine 100% électrique et entièrement carboneutre au Québec.

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