Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

14 Mai 2018

Christian Belhumeur-Gross - cbelhumeurgross@lexismedia.ca

Présence de tiques porteuses de la bactérie Borrélia dans la région de Joliette

Maladie de Lyme

©(Photo L'Action – archives)

SANTÉ. D'abord présente en Montérégie et dans certaines parties de l'Estrie, la tique porteuse de la bactérie Borrélia progresse au Québec, et par le fait même, le nombre de cas répertoriés de personnes atteintes de la maladie de Lyme est en constante augmentation. Lanaudière n'y échappe pas.

Geneviève Szabo, résidente de Joliette, a récemment répertorié un cas de tique infectée dans le secteur de Base-de-Roc. En visite chez ses grands-parents en avril dernier, sa jeune fille de 5 ans a été mordue par une tique. C'est le soir, au moment du bain, que Mme Szabo a remarqué la présence d'une tique sur la peau de sa fille. Possédant déjà une formation préventive sur la tique et la maladie de Lyme, elle a procédé au retrait de l'insecte avec les instruments appropriés. Après avoir contacté Info-Santé, elle s'est rendue dans une clinique vétérinaire afin de faire analyser la tique et déterminer si cette dernière était infectée.  Selon Mme Szabo, les délais en CLSC auraient été de 3 à 6 mois pour procéder à l'analyse. Selon le rapport du laboratoire, reçu trois jours plus tard, la tique était porteuse de la bactérie Borrélia, bactérie à l'origine de la maladie de Lyme.

Mme Szabo s'est donc présentée à l'hôpital avec sa fille le lendemain. Selon elle, faisant face pour la première fois à un cas possible d'infection à la maladie de Lyme sur un enfant dans la région, les pédiatres semblaient dépassés. Ne pouvant recevoir le traitement préventif vu son jeune âge et étend incapable de détecter la maladie dans le sang (elle paraît seulement de 6 à 8 semaines suivant la piqûre), les pédiatres ont demandé à Mme Szabo de surveiller l'apparition de possibles symptômes au cours des prochains mois. Si les symptômes sont présents, sa fille sera alors traitée.

Mme Szabo souhaite sensibiliser les gens à cette problématique et réitère l'importance pour tout un chacun de s'informer adéquatement sur quoi faire ou ne pas faire en cas de piqûre. «Il ne faut pas s'en remettre uniquement au gouvernement, c'est la responsabilité de tous d'agir, de s'informer et de prendre les mesures nécessaires en cas de piqûre» souligne-t-elle.

Mme Szabo souligne également avoir été bien dirigée par Info Santé, ainsi que par le CHDL.

La maladie de Lyme en progression

Selon le Portail santé du Québec, le nombre de cas de personnes atteintes de la maladie de Lyme au Québec est passé de 32 cas en 2011 à 179 en 2016. Selon Québec, cette hausse est en partie due au réchauffement climatique qui permet à la tique de survivre et de progresser vers le Nord. En 2016, les quatre  premiers cas ont été répertoriés dans Lanaudière.  En 2017, ce sont plus de 248 cas qui ont été déclarés à l'ensemble du Québec. Selon l'institut de la santé publique, les municipalités de la région de Joliette en sont au premier niveau de risque, c’est-à-dire risque possible.

Le CISSS de Lanaudière suit de près la progression de la tique

Le CISSS de Lanaudière assure suivre la progression de la tique par les biais des activités de surveillance de l'Institut Nationale de santé publique du Québec et les cas rapportés par les cliniciens. Le CISSS confirme également qu'un bulletin d'information dédié à la maladie de Lyme et destiné aux médecins et autres professionnels de la santé sera bientôt diffusé dans le réseau de la santé lanaudois afin de faciliter la prise en charge des cas et déterminer les critères nécessitant un traitement préventif.

Le déploiement de publications(diffusion de feuillets, affiches, communiqué de presse) afin de sensibiliser la population aux mesures de sécurité à prendre dans les milieux à risque et aux actions à prendre en cas de piqûres de tiques est prévu avant le début de la période estivale précise le CISSS.

Que faire si vous êtes piqué

Le Portail santé du Québec recommande, en cas de piqûre, de procéder immédiatement au retrait de la tique. Pour ce faire, il faut utiliser une pince, de type pince à sourcils, et saisir la tique le plus près possible de la peau. Il faut ensuite la tirer doucement, mais fermement et de façon continue. On rappelle également l'importance de ne pas presser l'abdomen de la tique, cela peut favoriser la transmission de la bactérie. Si la tête de la tique reste implantée, on peut ensuite la retirer avec la pince.

Vous devez ensuite placer la tique dans un contenant fermé et la mettre au réfrigérateur. Il est possible qu'il soit nécessaire de la faire analyser par la suite.  Si, dans les jours ou semaines suivant la piqûre, vous présentez les symptômes de la maladie de Lyme (fièvre, fatigue, maux de tête, raideur à la nuque ou douleurs musculaires et articulaires), vous devez contacter Info-Santé ou consulter un médecin. Les symptômes se manifestent dans les 3 à 30 jours suivants la piqûre. Il est également important de noter quand et où vous avez été piqué.

En Montérégie et en Estrie, régions considérées plus à risque, un antibiotique préventif peut être administré suivant la piqûre.

Pour plus d'information ou pour toute question, consulter le Portail Santé: http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/maladie-de-lyme/

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Réalisé par