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30 octobre 2017

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Un dépanneur de Joliette proposera la cigarette sans fumée iQOS

Les avantages du controversé produit ne sont pas encore démontrés

©(Photo TC Media - Élise Brouillette)

AFFAIRES. La nouvelle cigarette sans fumée iQOS (I quit ordinary smoking) de la compagnie Philip Morris, un produit qui a fait l'objet de peu d'études indépendantes, fait son apparition dans Lanaudière. 

En effet, le Dépanneur Michel Karam, situé à Joliette, a été sélectionné pour faire partie des quelques détaillants qui détiendront le produit dans la province.

Si la nouvelle cigarette est déjà disponible en Asie et en Europe, son arrivée en terre canadienne et au Québec est très récente.

En entrevue avec l'Action, Steve Karam souligne que le dépanneur sera le seul détaillant de la cigarette iQOS entre Repentigny et Québec.

La cigarette iQOS consiste en un dispositif électronique dans lequel on insère des bâtonnets de tabac qui sont chauffés générant ainsi une vapeur qui contient de la nicotine et qui peut être inhalée.

Selon la compagnie Philip Morris, ce qui est innovateur, c'est que le tabac est chauffé à 350 degrés Celsius plutôt que brûlé à 800 degrés comme dans une cigarette traditionnelle. L’entreprise affirme que le procédé réduit la formation de produits toxiques et permet d'offrir « une cigarette moins nocive pour les fumeurs ».

Annie Montreuil, conseillère scientifique à l'Institut national de santé publique du Québec, souligne que la cigarette iQOS, qui contient du tabac, se situe en quelque sorte entre la cigarette conventionnelle et la cigarette électronique, dont le liquide peut contenir de la nicotine, mais pas de tabac.

Elle remarque que cela fait des décennies que les compagnies de tabac tentent de proposer des produits supposément à faible risque et qu'iQOS fait partie d'une nouvelle génération. « D'autres compagnies de tabac ont aussi lancé leur propre marque. » Toutefois, les autres produits ne seraient pas encore disponibles en sol québécois.

Annie Montreuil mentionne que pour un fumeur, l'intérêt de la cigarette iQOS est que la nicotine serait administrée plus rapidement qu'avec la cigarette électronique. « L'avantage pour le fumeur est qu'il y a de plus grandes similarités avec la cigarette conventionnelle, notamment le goût. »

Mme Montreuil insiste sur le fait que même si en principe ce serait moins nocif, la cigarette iQOS n'est pas sans risque. Elle ajoute qu'il y a peu d'études indépendantes sur ces produits et que l'information disponible provient uniquement des compagnies elles-mêmes. « On ne sait pas grand-chose, mais en théorie ce serait une alternative préférable à la cigarette conventionnelle. Dans le passé, toutefois, les études indépendantes n'ont jamais réussi à confirmer les prétentions des compagnies de tabac. »

Elle affirme aussi que le message doit être qu'une personne qui n'est pas dépendante à la nicotine ne devrait pas commencer à utiliser ce produit.

Finalement, Annie Montreuil rappelle que la loi sur le tabac, au Québec, s'applique aussi aux produits tels que iQOS.

De son côté, Steve Karam explique que le dépanneur ne peut proposer de lui-même le produit, mais qu'il est offert à tous ceux qui en font la demande.

Le Dépanneur Michel Karam détient la cigarette iQOS en commerce depuis environ un mois et il générerait une certaine curiosité. 

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