Les intervenants des centres jeunesse lancent un cri du cœur

  • Publié le 12 déc. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Les travailleurs qui œuvrent à la protection de la jeunesse sont allés à la rencontre de la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière le 8 décembre 2022. Accompagnés des responsables de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), ils ont décrié l’importante charge de travail de leurs membres œuvrant dans le secteur de la DPJ et des centres jeunesse.

« Un an et demi après le dépôt du rapport de la Commission Laurent, l’amélioration des conditions d’exercice dans les centres jeunesse se fait toujours attendre. Les listes d’attente s’allongent, les délais sont interminables et les conditions sont excessivement difficiles. Cette charge de travail démesurée mine leur capacité à offrir des services essentiels. Des standards de pratique qui apporteront de véritables améliorations sur le terrain doivent être établis rapidement », a lancé Kevin Newbury, président de l’exécutif local de l’APTS du CISSS de Lanaudière.

Depuis le dépôt du rapport, l’APTS a talonné le gouvernement pour que les recommandations formulées par les commissaires soient concrétisées. L’organisation syndicale dresse aujourd’hui un constat bien peu reluisant de la situation, et ce, partout au Québec.

« Nos intervenants sont épuisés et vivent avec la crainte d’échapper un dossier ou de manquer de temps pour faire les suivis nécessaires, ce qui aurait des répercussions graves sur la vie d’un enfant. Les intervenants veulent le meilleur pour les jeunes et pouvoir les servir de leur mieux, tout en ayant une charge de travail dont les objectifs sont atteignables en 35 heures », a poursuivi M. Newbury.

Pour l’APTS, au-delà d’établir certains critères spécifiques pour alléger la charge de travail de ses membres, il faut immédiatement s’attaquer à la pénurie de personnel.

« Peu importe les standards de pratique qui seront établis, si des gestes concrets ne sont pas bientôt posés en ce qui a trait à la rétention et à l’attraction de la main-d’œuvre en jeunesse, le problème va s’aggraver avec le temps. Au-delà de la volonté gouvernementale annoncée, il faut que des mesures applicables soient rapidement déployées sur le terrain », a conclu le président de l’exécutif local.

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