La défense du Crique-à-David passe au niveau supérieur

Le territoire du Crique-à-David s’étend sur 2 700 hectares. (Photo gracieuseté)
Le territoire du Crique-à-David s’étend sur 2 700 hectares. (Photo gracieuseté)

L’organisme à but non lucratif (OBNL) Les Ami.e.s de la Biodiversité du Crique-à-David a officialisé sa création dans le but de poursuivre ses efforts dans la protection de ce territoire naturel. Dans cette même optique, le regroupement a mis en ligne une campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche, sollicitant la générosité des Lanaudois pour atteindre son objectif de 10 500 $.

« Nous avons atteint une étape supérieure », mentionne Thibaut Quinchon, l’un des membres fondateurs de l’OBNL. « C’est excitant et ça donne une impression de cohésion entre des gens qui sont soucieux de protéger ce territoire. Ça nous apporte un sentiment d’unité! »

L’intérêt pour le site, de la part des Damiennois et des Émélinois qui composent ce regroupement, a débuté en 2022. Ils s’inquiétaient déjà des impacts de coupes forestières annoncées dans le secteur. C’est donc en 2024, avec l’appel à projets du gouvernement du Québec visant à protéger 30 % de son territoire en aires protégées, que la création d’un OBNL a pris forme. « Ça s’est fait naturellement puisqu’il y avait un dépôt et des aides financières que nous voulions demander. Pour y avoir accès, nous avions besoin d’une structure », précise M. Quinchon.

En plus de pouvoir bénéficier de subventions, ce dernier évoque que cette désignation apporte « une reconnaissance du monde public, notamment de la part de municipalités ou d’organismes gouvernementaux ».

Rebecca Pétrin, Isabelle St-Germain, Jonathan Bordeleau, Antoine Fiset-Ricci et Thibaut Quinchon font partie des membres qui ont porté le projet d’OBNL. (Photo gracieuseté – Thibaut Quinchon)

Sociofinancement

Pour l’encourager dans ses actions, l’organisme invite les citoyens à le soutenir financièrement au sein de la campagne Parc naturel du Crique-à-David, accessible sur la plateforme La Ruche. Grâce à la participation du Fonds Empreinte positive, du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, chaque dollar offert est doublé. L’objectif de la campagne est d’amasser 10 500 $ d’ici le 1er mai 2026.

Cette initiative vise à financer l’embauche d’une ressource humaine afin de développer un modèle d’affaires pérenne pour l’organisme, de planifier des activités d’éducation à l’environnement et de mobiliser les citoyens autour de la protection du territoire.

Le financement servira également à mettre en place une structure semi-permanente d’accueil pour les visiteurs lors des activités, à réaliser un dépliant promotionnel mettant en lumière la biodiversité du secteur ainsi qu’à financer une partie des ateliers proposés.

L’organisme est déjà en discussion avec plusieurs acteurs de la région afin de créer diverses activités de sensibilisation. Thibaut Quinchon relate que plusieurs ateliers éducatifs sont prévus, dont sur les forestibles, l’herboristerie ou encore l’écologie forestière. « Le but est de rallier des acteurs qui désirent mettre en valeur la biodiversité et la nature autour du crique. Que ça devienne un lieu où des activités se passent », ajoute-t-il. Les Lanaudois peuvent donc s’inscrire à ces conférences par la campagne de sociofinancement, contribuant financièrement à la cause de l’organisme.

Pour participer : https://laruchequebec.com/protectionducrique.

Un territoire naturel riche

La zone défendue par l’OBNL couvre 2 700 hectares, composés à plus de 60 % de forêts centenaires sans historique d’interventions forestières. Le Crique-à-David, cours d’eau s’étendant sur 14 kilomètres entre le lac à la Pluie et la rivière Noire, constitue un habitat idéal pour l’omble de fontaine. Les nombreux lacs et milieux humides du territoire servent de refuge pour les oiseaux migrateurs et les espèces aquatiques locales. Le site abrite plusieurs espèces menacées, dont le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin. Un spécimen remarquable de pin blanc, avec un diamètre de 136 cm, y vit et pourrait être l’un des plus vieux arbres de la province.

Les membres du regroupement rappellent que la conservation des milieux naturels et du couvert forestier dans les pentes fortes de la vallée contribue à réduire les risques d’inondation et de crues soudaines dans le secteur des méandres de la rivière Noire.

« La vallée du Crique-à-David occupe une position stratégique exceptionnelle. Elle trouve sa place au sein d’un corridor naturel crucial reliant le parc national de la Mauricie et le parc du Mont-Tremblant, essentiel pour la circulation de la faune », souligne Rebecca Pétrin, biologiste et directrice de l’organisme Eau Secours.

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