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Jardin : les bons gestes pour bien démarrer la saison

Photo Unsplash
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Avec l’arrivée du printemps, vient la fonte de la neige et la fin des sols gelés. Mais quand débute la belle saison, l’envie de retourner au jardin se fait vite sentir. Alors pour vous aider à préparer votre extérieur avec soin, entre nettoyage, taille, entretien du sol et plantation, nous sommes allés à la rencontre de deux experts : Yves Charest, de Paysagiste Andryves, et de Myriam Lamy, horticultrice à la Pépinière Villeneuve de Repentigny. 

Même si l’envie de reprendre son râteau et de remettre les mains dans la terre est très forte, la première chose à faire est de prendre son temps. Tout venant à point à qui sait attendre, le jardinage est un art qui nécessite quand même une certaine patience (et des compétences). Alors, inutile de vous précipiter, car un sol encore gelé ou trop gorgé d’eau risque d’être abîmé.  

1. Ne rien faire avant la fin du gel 

« Avant toute chose, il faut être sûr qu’il n’y aura plus de gel, car ce dernier est l’ennemi du jardinage », explique Yves Charest. Une fois assuré que les températures ne descendront plus sous les 0 degrés Celsius, il est enfin possible de retirer les protections hivernales installées sur certains arbustes ou conifères.  

Et malgré des températures plus clémentes, le sol peut demeurer gelé. Une vérification s’impose donc aussi de ce côté-là. Dans les plates-bandes, il suffit de remuer légèrement la terre pour voir si elle est prête. Une fois cette étape franchie, le nettoyage peut commencer. 

2. Nettoyer avant tout 

Maintenant que tout est prêt et que le sol peut enfin être travaillé, la première étape réelle est de retirer ce que l’hiver a laissé derrière lui. Feuilles mortes, débris végétaux et restes de végétation doivent être enlevés pour laisser respirer les plantes et le gazon. « Prenez vos outils et nettoyez les plates-bandes et le gazon », continue Yves Charest. Le meilleur moyen de commencer la saison sur des bases saines et propres.  

La fin du gel est aussi le moment de tailler les vivaces. « Si ça n’a pas été fait à l’automne, il faut le faire au printemps. L’un dans l’autre, cela doit être fait à ce moment-là de l’année », précise quant à elle Myriam Lamy.  

3. Ne pas travailler un sol trop humide 

Bien entendu, la fonte de la neige et de la glace provoquera une accumulation d’eau dans le sol. C’est pourquoi, l’une des erreurs les plus fréquentes consiste à intervenir trop tôt. Yves Charest met en garde contre un sol encore imbibé d’eau. « Pour travailler la terre et le gazon, il faut au moins qu’il y ait un moment de sec parce que, s’il y a trop d’eau, vous allez massacrer les plates-bandes et le gazon. » 

Quand le terrain est suffisamment sec, il est possible d’aérer le sol, souvent compacté après l’hiver et le poids de la neige. Une fois aéré grâce à des outils souvent en location dans les centres de jardinage, le gazon peut être débarrassé de la couche de brins morts accumulés à la surface.  

4. Tailler au bon moment 

Au printemps, certaines tailles doivent attendre que les plantes recommencent à pousser. « Moi, je laisse mes arbustes débourrer (quand les bourgeons d’un arbre ou d’une plante gonflent, éclatent et laissent apparaître les jeunes feuilles ou fleurs) avant de faire de la taille. Je le fais par exemple avec mes rosiers », explique encore Myriam Lamy. 

Une attente salutaire puisqu’elle permet de voir ce qui a survécu à l’hiver. « Je laisse mon rosier commencer à pousser pour voir ce qui est vivant, ce qui est mort. Quand c’est clair, je retire ce qui est mort en taillant. »  

5. Planter sans se précipiter 

Du côté des plantations, certaines peuvent être faites assez tôt dans la saison. « Pour les arbustes qui ont passé l’hiver à l’extérieur, on peut les planter dès que le sol est dégelé », indique Myriam Lamy. 

Par contre, pour les fleurs annuelles et les légumes, il vaut mieux patienter. « On recommande, pour la plantation des potagers et des fleurs annuelles, d’attendre la Journée nationale des Patriotes à la mi-mai », précise-t-elle. Les gels tardifs peuvent surprendre et endommager les plants les plus fragiles. « Si vous plantez des concombres puis qu’il y a un gel, ils meurent. Il faut alors tout recommencer et cela a un coût. »