Marcel Bonin : mieux connaître le hockeyeur en cinq points

  • Publié le 26 mars 2025 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 3 minutes

Repéré dans les années 1950 pour son jeu intense, Marcel Bonin a marqué la Ligue nationale de hockey (LNH) par son style et sa détermination. De Détroit à Montréal, en passant par Boston, voici, en cinq points, un récapitulatif de la carrière du hockeyeur joliettain.

1.Un combat décisif

Passionné par ce sport depuis sa plus tendre enfance, il amorce sa carrière chez les pros avec les Shawinigan-Falls Cataracts en 1950 puis avec les As du Québec l’année suivante. Mais sa carrière prend un tournant décisif lors d’un match hors-concours contre les Red Wings de Détroit. Ce jour-là, il assène une mise en échec à Ted « le terrible » Lindsay, un joueur redouté.

Sans hésiter, Bonin engage un combat avec lui devant les yeux ébahis du directeur général des Red Wings. Impressionné, ce dernier n’hésite pas alors, à lui offrir une place dans l’équipe. Marcel n’a alors qu’un objectif : s’imposer dans la LNH.

2.Un rôle clé dans la conquête de Détroit

Dès son arrivée chez les Red Wings en 1952, celui qu’on appelle l’Ours de Joliette se distingue par son intensité et sa robustesse.

Sport brutal, déjà à l’époque, ce colosse n’hésite pas à jouer avec toute sa puissance, imposant un style de jeu énergique à ses adversaires. Un rêve pour Marcel Bonin qui évolue désormais aux côtés de joueurs d’exception comme Gordie Howe, Alex Delvecchio et… Ted Lindsay.

En 1955, première consécration pour l’ailier gauche qui participe activement à la conquête de la Coupe Stanley, la dernière remportée par Détroit avant une longue traversée du désert. Un moment inoubliable pour Marcel Bonin dont le succès en LNH ne fait que débuter.

3.Le triomphe à Montréal

Après un passage aux Bruins de Boston, le Club de hockey Canadien de Montréal fait son acquisition en 1957. Il rejoint alors une équipe légendaire menée par Jean Béliveau et Maurice Richard. Son arrivée coïncide d’ailleurs avec l’une des plus grandes dynasties du hockey, et il contribue à trois nouvelles conquêtes de la Coupe Stanley entre 1958 et 1960.

Jean Béliveau, ami et coéquipier, se souvenait, à l’époque où il était vice-président du club montréalais, d’un joueur sans peur, capable d’animer n’importe quel match. « Marcel n’avait froid aux yeux devant personne. Quand il décidait que ça allait brasser, il tenait parole », confiait-il dans le premier numéro de la revue Présent pour vous publié à la fin des années 1980.

Une présence sur la glace qui marquera les esprits de ses coéquipiers, mais aussi des supporters tant le style de Marcel était unique.

« Il était tellement robuste qu’il lui arrivait de récupérer la rondelle dans un coin de la patinoire, de la garder volontairement et d’y retourner, juste pour tester la résistance de ses adversaires », ajoutait encore Béliveau.

4.Une fin de carrière prématurée

Malheureusement, à seulement 30 ans, après quatre année illustres, une blessure au dos le contraint à arrêter sa carrière. Malgré cette fin abrupte, il laisse une trace indélébile dans l’histoire de la LNH. Marcel Bonin, véritable homme fort du hockey, aura marqué son époque par son courage, sa fougue et son amour du jeu.

5. La reconnaissance tardive de sa première Coupe Stanley

Bien des années plus tard, en 2009, Marcel Bonin a enfin reçu une bague de la part des Red Wings de Détroit en souvenir de la Coupe Stanley remportée avec l’équipe en 1955. À l’époque, ce cadeau offert aux joueurs n’était pas encore la tradition. Une distinction assez tardive aussi au Canadien puisque le club n’a commencé à offrir des bagues aux champions qu’en 1960. Mais comme le dit l’adage… vaux mieux tard que jamais.

En chiffres

  • 454 matchs dans la LNH
  • 97 buts et 175 passes décisives
  • 336 minutes de pénalité
  • 4 Coupes Stanley

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