La faillite fait souvent peur, car elle est perçue comme un échec financier définitif. Pourtant, elle est une solution légale qui peut offrir une seconde chance à ceux qui sont submergés par leurs dettes.
Face à des cartes de crédit maxées, des marges de crédit débordantes ou des prêts difficiles à maintenir, il existe des solutions, et la faillite n’est pas toujours la première option.
Le surendettement signifie ne plus pouvoir respecter ses obligations financières à leur échéance, ce qui entraîne souvent un stress important et des difficultés à gérer son budget quotidien.
Vous devenez insolvable lorsque vous ne pouvez pas payer vos dettes à temps ou que vos dettes dépassent la valeur de vos biens réalisables, ce qui vous place dans une situation où vos créanciers peuvent entamer des procédures pour récupérer les sommes dues.
Cette situation peut rapidement devenir difficile à gérer sans aide professionnelle, d’où l’importance de bien comprendre ces notions avant de prendre une décision.
Avant de déclarer faillite, plusieurs options peuvent être envisagées :
Ces solutions visent à réduire vos paiements mensuels, diminuer les intérêts ou réduire le montant global des dettes, tout en évitant les conséquences d’une faillite.
Déclarer faillite est souvent la solution lorsque :
La faillite offre une protection juridique immédiate contre les créanciers, suspend les saisies et les appels de recouvrement, et transfère la gestion des dettes à un syndic autorisé en insolvabilité.
Une première faillite peut durer environ 9 mois sans revenu excédentaire, ou jusqu’à 21 mois avec revenu excédentaire.
La faillite libère la majorité des dettes non garanties, comme les soldes de cartes de crédit, marges de crédit, prêts personnels, factures impayées et certaines dettes fiscales. Les dettes non libérables incluent les pensions alimentaires, amendes, dettes frauduleuses, et prêts étudiants si la faillite survient moins de 7 ans après la fin des études.
Vous ne perdez pas tous vos biens : meubles essentiels, vêtements, outils de travail et certaines portions de revenus sont insaisissables. Si vous souhaitez conserver une maison ou une voiture, vous devez continuer à payer ces biens.
La faillite affecte votre cote de crédit, qui sera classée R-9 pendant 6 à 7 ans après la libération. Toutefois, elle permet de repartir sur de bonnes bases financières.
Déclarer faillite au Québec est un droit légal qui offre une seconde chance, mais ce n’est pas la seule option. Il est essentiel d’évaluer votre situation avec un professionnel, comme un syndic autorisé en insolvabilité, pour choisir la meilleure stratégie entre consolidation, proposition de consommateur ou faillite.
Le plus important est d’agir rapidement, de comprendre vos obligations, et de mettre en place un plan réaliste pour retrouver la stabilité financière et la paix d’esprit.