Un budget de 30 M$ pour garantir l’accès à des services en croissance

La Ville de Saint-Charles-Borromée a adopté son budget 2026 et son PTI 2026-2028 lors de la séance du 18 décembre 2025.(Photo gracieuseté)
La Ville de Saint-Charles-Borromée a adopté son budget 2026 et son PTI 2026-2028 lors de la séance du 18 décembre 2025.(Photo gracieuseté)

Saint-Charles-Borromée présente son budget 2026, qui s’inscrit dans une dynamique de transition et de modernisation. Avec un fonctionnement de 30 M$, le nouveau conseil s’engage pour la sécurité, la qualité des services offerts à la population et l’évolution de l’appareil municipal. Malgré un contexte financier exigeant, la Ville a fait le choix d’investir pour maintenir un cadre de vie attractif, durable et cohérent avec la croissance du territoire.

Ce budget a été adopté dans un contexte de dépôt de rôle d’évaluation, un exercice qui entraîne des variations importantes entre les différents types de propriétés. De plus, la Ville doit absorber une hausse des quotes-parts versées à ses partenaires paramunicipaux (Sûreté du Québec, Bibliothèque intermunicipale, Régie d’assainissement des eaux du Grand Joliette, MRC de Joliette). Pour 2026, cette hausse atteint 356 000 $.

Concernant les dépenses de fonctionnement, 4 151 200 $ seront alloués à l’administration générale; 7 376 100 $ à la sécurité publique; 4 260 500 $ au transport; 3 288 000 $ à l’hygiène du milieu; 17 000 $ à la santé et bien-être; 948 200 $ à l’aménagement, urbanisme et développement; 6 815 100 $ aux loisirs et culture ainsi que 1 391 200 $ aux frais de financement.

Des hausses modérées

Malgré tout, la progression de la plupart des comptes de taxes demeure modérée. Pour la majorité des résidents charlois, l’augmentation se situe autour de 150 $ et reste inférieure à 5,7 %. Le maire de la ville, Alexis Nantel, rapporte qu’une bonne partie de cette hausse (3,3 %) est liée à la réorganisation du Service de sécurité incendie et civile afin qu’il s’arrime aux nouvelles orientations ministérielles. Celles-ci imposent une couverture et une présence de pompiers à temps plein, avec une équipe de garde externe en soutien. « Puisque nous avons besoin de ce service 24/7, des ajustements doivent être faits de façon temporaire pour le mois de juin 2026 », indique M. Nantel, en ajoutant que la planification d’une nouvelle caserne est à considérer.

Pour ce qui est des tarifs municipaux, ils connaissent des ajustements limités. Ainsi, les coûts pour l’aqueduc et les égouts présentent des hausses respectives de 4 $ et de 3 $. Pour ce qui est des matières résiduelles, le tarif est maintenu à 148 $.

De plus, Saint-Charles-Borromée se réjouit de maintenir l’un des taux d’imposition les plus faibles au Québec, passant de 0,513 $ à 0,391$ du 100 $ d’évaluation pour le secteur résidentiel. « Dès l’élection, nous avons analysé les projections budgétaires de l’administration et pris des décisions réfléchies, parfois difficiles, mais nécessaires pour répondre aux besoins actuels tout en planifiant l’avenir de manière responsable. Les ajustements de cette année reflètent ces choix », estime Alexis Nantel.

PTI 2026–2028 : un investissement soutenu

Le Programme triennal d’immobilisations (PTI) a aussi été déposé et prévoit 50,8 M$ d’investissements sur trois ans, dont la moitié provient de subventions. Parmi les projets d’investissement majeurs pour l’année 2026 figurent notamment le poste de surpression pour la centrale d’eau potable au nord de Visitation, l’agrandissement de la caserne, la modernisation de la flotte de véhicules et des réaménagements dans des parcs, comme le terrain de baseball et la plage à Maria-Goretti.

Le maire de Saint-Charles-Borromée souligne que le centre aquatique fera aussi partie de cette liste. Puisque l’établissement est désormais une institution municipale, des normes additionnelles doivent être appliquées, notamment concernant la ventilation, nécessitant des travaux dans cet ordre.

La réfection de rues diverses est également prévue au programme, mais le directeur général de la ville, Claude Crépeau, reconnait qu’il est encore trop tôt pour préciser les noms des artères qui subiront des réparations. Il confirme néanmoins qu’un Plan d’intervention des infrastructures a été élaboré : « Les travaux ne sont pas faits de façon aléatoire. Toutes les rues ont été auscultées, non seulement en surface, mais aussi au niveau souterrain. » M. Crépeau mentionne que plusieurs projets sont tributaires d’aides gouvernementales et qu’actuellement, « les coffres sont à sec ». Ainsi, certains travaux sont sur la glace ou au ralenti, incluant les phases 2 et 3 de la rue Visitation.

Le budget 2026 et le Programme triennal d’immobilisations sont disponibles sur le site Internet municipal au vivrescb.com/finances/budget-municipal.

Des choix climatiques

La Ville de Saint-Charles-Borromée souligne que le budget et les investissements ont été étudiés sous l’angle de leur contribution à la réduction de l’empreinte carbone, à l’accélération de la transition numérique municipale, à la mise en valeur du sport en plein air et de la nature en ville ainsi qu’à la promotion de l’investissement durable. Pour Alexis Nantel et son équipe, inclure ou considérer l’environnement au sein des décisions municipales faisait partie de leurs engagements. Le conseil regarde d’ailleurs la possibilité de prendre des mesures en écofiscalité.

Le directeur général, Claude Crépeau, rappelle que la Ville a été dans les premières à prendre des mesures pour réduire son impact écologique, en implantant, par exemple, des noues végétalisées sur son territoire ou en changeant son parc de véhicules. Elle souhaite toutefois continuer ses efforts et pousser encore plus loin ses pratiques.

Afin d’éclairer tous ces choix budgétaires, une démarche d’information continue sur le coût réel des services municipaux sera lancée dès janvier afin de favoriser une compréhension partagée et de dissiper les idées reçues.

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