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08 septembre 2023

Jason Joly - jjoly@medialo.ca

Virage numérique, un avantage pour certains mais un problème pour d’autres

Journée internationale de l’alphabétisation

Journée alphabétisation

©Photo gracieuseté - L'Action

Plusieurs personnes analphabètes n’ont pas accès à Internet et peinent donc à suivre le virage numérique.

Alors que le 8 septembre prochain sera célébrée la Journée internationale de l’alphabétisation, l’organisme Action DIGNITÉ Lanaudière souhaite sensibiliser la population à un outil qui a prouvé son utilité, mais qui, pour plusieurs, apporte son lot de défis, soit le virage numérique.

Depuis près de 50 ans, Action Dignité Lanaudière, soutient de nombreuses personnes en les accompagnant dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul ou même, plus récemment, dans l’utilisation d’Internet. Ce dernier est toutefois vu par plusieurs utilisateurs comme une difficulté supplémentaire.

L’organisme communautaire rappelle que l’utilisation d’Internet « est un luxe que peu de personnes analphabètes peuvent se permettre ». Les coûts reliés aux forfaits, aux appareils eux-mêmes et les difficultés des personnes à comprendre tout support écrit nuisent à l’accessibilité des utilisateurs au numérique. Action Dignité Lanaudière remarque d’ailleurs que de « ne pas embarquer dans le virage numérique n’est pas une option socialement valorisée, ce qui ajoute un sentiment d’exclusion ». Si certaines personnes peu alphabétisées ont accès à Internet et se débrouillent, elles ont quand même certaines craintes, comme les risques de fraudes ou d’erreurs de frappes.

« C’est mon entourage, mes enfants et mes petits-enfants qui m’ont montré à utiliser Internet. Je suis capable de remplir seule certains documents, de payer des factures et aussi de jouer à des jeux, mais j’aimerais en apprendre plus. J’ai peur de me faire arnaquer et j’ai peur aussi de me tromper de chiffre lorsque je paie mes factures en ligne », raconte une personne qui fréquente les ateliers d’alphabétisation de l’organisme.

D’autres se disent plus réfractaires et avouent ressentir de l’insécurité face au numérique. « Je n’ai pas Internet à la maison, je trouve ça très dispendieux. J’ai de la difficulté avec la compréhension. Je trouve que ça va trop vite. Je ne vois pas beaucoup d’avantages au virage numérique, j’ai peur d’Internet. Je trouve qu’il y a beaucoup de gens malveillants et méchants. Je me renseigne lorsque je viens à mes ateliers d’alphabétisation, si j'ai besoin de quelque chose », confie un second bénéficiaire.

Action Dignité Lanaudière réitère l’importance de parler d’analphabétisme et rappelle que l’organisme apporte du soutien à toute personne analphabète ou peu alphabétisée de la MRC de Joliette.

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Commentaires

8 septembre 2023

Robert Morin

La résistance à ce monde du «tout au numérique» peut aussi être un choix réfléchi. En effet, l'envahissement par les réseaux sociaux dans la vie des gens est quelque chose de très toxique. Et regardons aussi les impacts négatifs notamment d'Uber, qui a détruit l'industrie du taxi (et la possibilité de faire vivre sa famille en faisant du taxi), qui a coûté très cher aux contribuables (rachat des permis), ou encore les plateformes de location comme Airbnb, qui détruisent la vie de quartier, sont un facteur important de l'actuelle crise du logement (disparition de 20,000 logements locatifs détournés vers ces plateformes dans la seule ville de Toronto... combien à Montréal, à Québec?), font une concurrence déloyale aux commerces d'hébergement qui emploient du personnel et payent leurs taxes, etc. et tout l'argent de ces propriétaires nouveaux «entrepreneurs» qui louent sur ces plateformes généralement «en-dessous de la table», donc sans verser les impôts sur leurs profits, etc. Et que dire des GAFAM comme Meta (Facebook) qui minent les fondements de notre démocratie en menaçant de fermer nos médias et qui se placent au-dessus des lois et refusent de payer leur juste part aux sociétés qu'ils exploitent. Bref, il est inconcevable qu'à cette époque où l'on se prétend «ouverts et inclusifs» que l'on puisse ainsi exclure tant de personnes qui refusent de passer au «tout au numérique». Bravo dignité Lanaudière, votre travail pour faire respecter la résistance au Big Data est fort louable.

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