André Lemire invite le public à découvrir son « musée des incomplets »

  • Publié le 19 mai 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Communiqué L’Action

Jusqu’au 10 juin, l’artiste André Lemire invite les Lanaudois à venir visiter son exposition « Le musée des incomplets » au Centre des arts et des loisirs Alain Larue de Notre-Dame-des-Prairies.

À quoi pourrait ressembler une attraction qui mettrait le même sentiment de merveilleux, la même fascination produite par la « magie » de la technique, au service d’une vision plus imparfaite et chaotique du monde?

C’est ce que tente d’explorer « Le musée des incomplets », qui se veut une exposition itinérante, sur le modèle des expositions de curiosités de P.T. Barnum, mettant en scène une galerie de portraits mécanisés fragiles, incomplets et partiellement dysfonctionnels, une série d’automates de papier et de carton, montés sur des meubles et des présentoirs grinçants, mais animés, activés à distance par le visiteur ou s’activant selon leur propre rythme. Il s’agit d’une réflexion sur ce que nous ne terminons pas, sur le temps qui s'arrête parfois au mauvais moment, sur la marche imparfaite de toute chose.

C’est une rencontre dysfonctionnelle entre le Musée Grévin et Thomas Edison, la fabrication avortée de Pinocchio dans l’atelier du Dr Frankenstein. Les objets semblent ici chercher à prendre vie, à respirer même parfois, sans toutefois y arriver complètement. L’imperfection du créateur s’est manifestée dans l’imperfection de la créature. Le travail n’a pas été complété. Et pourtant, un semblant de vie se manifeste…

Fermier, menuisier, technicien de cirque, estimateur en construction, André Lemire aurait également voulu être archéologue ou journaliste mais comme il fallait faire un choix, il a fait celui d'être avant tout un artiste. Il s’évertue depuis à constater que le monde est compliqué et à en faire la démonstration par une pratique monastique de la sculpture/installation, alliant le dysfonctionnel et l’ambigu, acceptant parfois le brouillon comme forme définitive, et s’articulant autour de la question : Comment faire de la recherche en sachant qu’il n’y a rien à « trouver »?

L’entrée à l’exposition est gratuite, sur contribution volontaire, et la salle d’exposition est ouverte du mercredi au samedi de 13 h à 17 h.

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