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30 novembre 2022

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Patrice Bernier, un modèle qui incite les jeunes à persévérer

Conférence à Barthélemy-Joliette

Patrice Bernier

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Cette conférence de Patrice Bernier a été rendue possible grâce au programme gouvernemental Ambassadeurs de l'esprit sportif.

L’un des plus grands joueurs de soccer de l’histoire canadienne était de visite à l’école secondaire Barthélemy-Joliette le 16 novembre dernier. En effet, Patrice Bernier a rencontré près de 600 étudiants afin de partager son parcours et pour mettre de l’avant l’éthique de travail ainsi que des valeurs comme la persévérance, la détermination et le positivisme. « Je veux vraiment qu’ils retiennent qu’ils sont les maîtres de leur destin. »

Patrice Bernier a évolué 18 saisons en tant que joueur professionnel de soccer, dont 9 en Europe et 9 à Montréal. Le milieu de terrain a représenté son pays 56 fois à l’international et a récolté de nombreux titres et honneurs en plus de s’impliquer pour la communauté. C’est en octobre 2017, à l’âge de 38 ans, qu’il a pris sa retraite. Depuis, il agit comme entraîneur et fait des conférences à travers la province. En cinq ans, il est allé à la rencontre de plus de 600 000 jeunes.  

« Je veux partager mon parcours et leur montrer qu’il y aura certainement des obstacles, mais que s’ils vont au bout de leurs objectifs, qu’ils continuent d’y croire et qu’ils y mettent tous les efforts nécessaires, c’est possible d’y arriver. Il faut se concentrer sur les choses qu’on contrôle et mettre le reste de côté! Le plus touchant, c’est lorsque les jeunes me disent qu’ils s’inspirent de mon cheminement pour aller au bout du leur. »   

Lors de sa conférence, l’athlète a relaté plusieurs défis auxquels il a lui-même été confronté lors de sa carrière. Le premier étant lorsqu’il a décidé de poursuivre sa carrière en Europe, une grande décision qui a fait naître beaucoup d’incertitude et d’anxiété. «Tu es loin de ta famille et tu dois t’adapter à un nouveau pays en plus de devoir prouver à tous que tu es aussi bon que les autres! » 

Puis, en janvier 2011, alors qu’il se préparait pour sa prochaine saison, il a subi une fracture de la jambe. Après dix semaines de rétablissement, il était prêt pour entamer la saison, mais lors du second match de celle-ci, il a été victime d’une seconde fracture au même endroit. « C’était difficile, car j’étais en train de vivre mon rêve et je réalisais que c’était peut-être fini, j’étais détruit psychologiquement. » 

Il a dû rebâtir sa confiance et réapprendre à marcher correctement, à courir, à changer de direction tout en retrouvant sa force. Finalement, il a effectué son retour au jeu neuf mois plus tard et a été nommé, au terme de la saison, joueur par excellence. « J’étais tellement fier, car c’était la récompense pour avoir continué de travailler et d’appliquer mon éthique de travail. Des moments difficiles, vous en vivez et vous allez en vivre d’autres. Maintenant, reste à savoir ce que vous allez faire pour vous donner la confiance de continuer d’avancer et de franchir le prochain obstacle! » 

En 2014, il a été nommé capitaine de l’Impact, mais l’année suivante son entraîneur l’a laissé sur le banc. «Il me trouvait trop vieux à 35 ans et préférait laisser jouer les jeunes. Cette année-là a été difficile mentalement, mais j’ai continué de travailler avec intensité. Je ne voulais jamais donner l’occasion à mon coach de dire que c’était parce que je n’avais pas travaillé assez fort, alors j’ai continué de mettre des efforts et de focaliser sur ce que je contrôlais. » 

À la fin de l’année, un nouvel entraîneur est arrivé avec l’équipe et lui a finalement laissé sa chance. Comme il n’avait jamais cessé de s’entraîner et de se préparer, il a pu saisir l’opportunité et a inscrit un but déterminant.  

«Des adversités il va y en avoir, mais il faut garder l’œil sur ses objectifs. C’est un message qui est intéressant et qui peut s’appliquer dans toutes les sphères de la vie des jeunes. J’espère qu’ils vont repartir avec de meilleures valeurs et qu’ils vont les appliquer à leur domaine scolaire, mais aussi dans leurs disciplines sportives », a commenté l’enseignante et organisatrice de cette conférence, Mylène Morin.  

Patrice Bernier

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Des moments marquants 

Patrice Bernier a commencé son parcours au club de soccer de Brossard alors qu’il avait quatre ans. Plusieurs moments marquants ont ensuite contribué à nourrir sa passion et son éveil pour ce sport, comme la toute première participation du Canada à la Coupe du Monde en 1986. « J’avais six ans et j’ai su que c’était ce que je voulais faire. » 

Toutefois, si la structure pour accéder au hockey professionnel était assez précise, celle pour le soccer l’était moins. Il n’y avait pas encore de concentration soccer, de complexe sportif pour jouer l’hiver ou même d’Impact de Montréal. « J’ai compris que si je voulais réussir, je devais être l’un des meilleurs joueurs de la province pour être sélectionné au sein de l’équipe du Québec et ensuite joindre l’équipe du Canada. » 

Il a réussi à intégrer l’équipe du Québec où il a notamment eu la chance d’être entraîné par le Lanaudois Daniel Coutu. Patrice Bernier s’est ensuite fait remarquer par l’entraîneur de l’équipe nationale juvénile des moins de 17 ans. Il a réussi à intégrer la formation et cette dernière s’est qualifiée pour la Coupe du Monde 1995 des moins de 17 ans en Équateur. «C’est un autre moment qui m’a fait croire en mon rêve.» 

Il s’est ensuite inspiré d’une entrevue du jeune Zinédine Zidane pour augmenter son entraînement et revoir son éthique de travail, sa nutrition et son cycle de sommeil. Zidane mentionnait dans l’entretien qu’il arrivait aux pratiques en avance et qu’il restait après celles-ci afin de maximiser son talent, en plus d’être à l’écoute de son principal outil, son corps.  

Le jeune Bernier a commencé à appliquer ces lignes directrices. Il étudiait également le soccer en visionnant les matchs de Coupe du Monde à répétition. « Je regardais comment l’athlète qui se démarque coopère avec les autres et les stratégies. » Cette autodiscipline lui a permis non seulement de mieux comprendre son sport, mais de nourrir sa passion pour le soccer. Puis, c’est à l’âge de 20 ans qu’il est devenu joueur professionnel avec l’Impact de Montréal. 

Patrice Bernier

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

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