Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Culture

Retour

28 juin 2022

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

« La musique classique ne s’adresse pas à une élite, mais aux émotions »

Rencontre avec le nouveau porte-parole du Festival de Lanaudière

Benoît Brière

©Photo Élise Brouillette - L'Action

Benoît Brière visitera l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay à de nombreuses reprises cet été.

Benoît Brière est le nouveau porte-parole du Festival de Lanaudière. Rencontré à l’approche du début de l’événement au cœur de l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay, le comédien a confié qu’il est l’exemple parfait que la musique classique ne s’adresse pas qu’à une élite.

En entrevue avec L’Action, Benoît Brière a déclaré qu’il baigne, avec bonheur, dans l’univers de la musique classique depuis longtemps.

« Je suis avec ma conjointe depuis 33 ans qui est une violoncelliste et native de Joliette. Elle a réalisé tout le parcours d’un musicien de Joliette allant de campeuse au camp musical à monitrice et enseignante. Ses deux sœurs sont musiciennes et mon beau-père a fondé l’Orchestre des jeunes de Joliette. Mes beaux-parents ont été des bénévoles au Festival jusqu’à tout récemment. La musique classique, je mouille dedans depuis le départ. »

Benoît Brière raconte avoir fait des rencontres et développé des liens amicaux au-delà de la musique. Au fil des années, il a été amené à participer à des concerts avec différents orchestres, à offrir des classes de maître pour les étudiants en chant classique et à réaliser la mise en scène de quatre opéras. « Je baigne dans le milieu, alors le Festival n’a pas eu à me tordre un bras pour que je devienne porte-parole. »

En fait, ce rôle lui avait été confié avant l’arrivée de la pandémie, mais cette dernière a eu des impacts sur les deux dernières éditions de l’événement. C’est donc la première fois qu’il agira enfin comme porte-parole.

Avec la reprise des activités culturelles, Benoît Brière reprend la route avec la pièce de théâtre Broue et a reçu des propositions pour des projets à la télévision et au cinéma. Heureux hasard de la vie, aucun de ces engagements ne vient faire ombrage aux dates du Festival.

« J’aurais refusé d’être porte-parole si je n’avais pas pu être présent. Je vais passer du temps à Joliette cet été! J’étais dû pour être à Lanaudière! »

Sa conjointe se produira d’ailleurs sur la scène du Festival en compagnie de l’Orchestre Métropolitain et possiblement lors de l’événement entourant les 50 ans de l’OSJJ.

Le cadre parfait

Le porte-parole souligne que la musique classique s’adresse aux émotions et en ce sens, à tout le monde. Quand il était jeune, c’est d’abord par la musique cinématographique qu’il a été initié au classique. « Je suis un cinéphile et au cinéma, la musique vient compléter et même corriger les scènes. Ce fut le début de quelque chose. »

Benoît Brière poursuit qu’à l’adolescence, la musique classique continue de résonner en lui. « L’énergie déployée dans la musique rock, je la retrouve aussi dans la musique classique. Il y a quelque chose qui se passe au niveau émotif quand tu te retrouves assis devant un orchestre de 70 musiciens et plus. Ça prend un seul concert pour séduire quelqu’un. »

Le porte-parole insiste sur le fait que la belle musique ne s’adresse aucunement à une élite, mais à l’émotion. « Ça s’adresse à tout le monde et encore plus à ceux qui viennent découvrir cet art pour la première fois. Je suis l’exemple parfait que ça se peut que ce soit n’importe qui qui débarque et prenne plaisir à l’aventure. »

Pour Benoît Brière, la musique classique se démarque par le fait qu’il est impossible de tricher. « Dans le milieu des comédiens, tu n’as qu’à passer à Occupation Double et ça se peut qu’on te propose un premier rôle, le talent est devenu relatif. En musique, tu ne peux pas improviser. Ce que tu entends quand tu assistes à ces concerts, c’est tout le travail acharné et les heures de répétition des musiciens. »

En terminant, Benoît Brière souligne que le cadre de l’Amphithéâtre demeure unique et enchanteur. « On fait partie des rares sur la planète qui peuvent assister à ça. Même les musiciens arrivent avec une sorte de détente, car ils savent que la magie va opérer. Le contexte est parfait. Les dernières années nous ont fait prendre conscience qu’on a besoin de telles rencontres. Quand ça se remplit et que les gens sont au rendez-vous, ça contribue à la magie de la soirée. »

Début du Festival de Lanaudière

Au cours des prochaines semaines, ce sont près de 900 musiciens qui prendront part à la 45e édition du Festival de Lanaudière, dont Charles-Richard Hamelin, Marc-André Hamelin, l’orchestre allemand Akamus, le pianiste Pierre-Laurent Aimard, l’Orchestre Métropolitain sous la direction de Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre des jeunes de Joliette. En ouverture d’événement, les 30 juin et 1er juillet, le public retrouvera l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Rafael Payare. Aux grands concerts à l’Amphithéâtre s’ajoutent les récitals dans les églises, la série Hors les murs et le cinéma musical en plein air. Informations : lanaudiere.org.

 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web Joliette - Caméléon Média