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04 mai 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Des entreprises lanaudoises s’adaptent pour rester compétitives

Pénurie de main-d’œuvre

comptable, homme d'affaires, poignée de mains

©archives - L'Action

Pour attirer des candidats, EBI et Premier Tech font preuve de flexibilité en ce qui a trait aux conditions de travail, mais sans pour autant aller dans le favoritisme.

Alors que la pénurie de main-d’œuvre sévit et touche la majorité des domaines professionnels, les entreprises lanaudoises doivent mettre en place des initiatives pour continuer de fonctionner. Deux d’entre elles ont accepté de s’entretenir avec notre journaliste pour parler des nouvelles réalités auxquelles elles doivent faire face dans ce marché de l’emploi grandement compétitif.

Pour les compagnies Premier Tech de Joliette et EBI de Berthierville, le constat est le même : divers postes doivent être pourvus. La première, qui œuvre dans plusieurs domaines allant de l’horticulture à l’informatique en passant par l’automatisation de machines d’ensachage ainsi que de l’eau et environnement, est à la recherche d’employés en production et en ingénierie. Cependant, selon Stéphane Lamarre, directeur principal des opérations chez Premier Tech - Eau et Environnement, ce genre de travail est moins attrayant pour les jeunes. « Les postes plus manuels, qui demandent à faire du travail d’usine, sont moins valorisés par les jeunes contrairement aux générations précédentes », observe-t-il, en ajoutant que cette tendance était déjà visible avant la pandémie.

EBI recherche, quant à elle, principalement des chauffeurs et des opérateurs pour la gestion des déchets. « Nos besoins sont équivalents à une PME chaque année en termes de main-d’œuvre », précise Nicolas Perrino, le directeur des affaires publiques pour l’entreprise. Cela s’explique par le fait qu’EBI est une compagnie qui intègre plusieurs activités, soit la collecte de déchets ou encore la production de compost et de gaz naturel renouvelable. « Mais c’est dans les domaines de transport, d’excavation et de tri que les besoins sont véritablement présents », indique-t-il.

Stéphane Lamarre

©Photo gracieuseté - L'Action

Stéphane Lamarre, directeur principal des opérations chez Premier Tech - Eau et Environnement.

Adaptations

La pandémie n’a en rien freiné les activités des deux entreprises qui étaient considérées comme essentielles. Ainsi, elles ont adapté leurs approches pour attirer plus d’employés. Pour ce faire, Premier Tech utilise tous les outils possibles. Elle affiche ses offres d’emploi sur son site web, fait des annonces sur ses réseaux sociaux et peut également demander l’aide de firmes de recrutement si nécessaire. « Nous sommes sur tous les canaux de communication pour être certains de toucher à toutes les générations », explique Stéphane Lamarre.

EBI mise plutôt sur l’expertise de son équipe de ressources humaines à l’interne pour le recrutement. La pénurie a toutefois un peu changé l’approche de l’employeur envers les candidats. Alors qu’auparavant la compagnie présentait ses besoins aux candidats, Nicolas Perrino explique que les recruteurs doivent maintenant adopter un style « vendeur » : « Il faut faire l’inverse. Il faut présenter ce qu’on offre et expliquer pourquoi ils devraient appliquer chez nous ».

La tâche de recrutement reste ardue puisqu’il y a une forte concurrence sur le marché de l’emploi. « Tout le monde compétitionne pour avoir les meilleurs employés et, pour ça, il faut avoir les meilleures conditions de travail », souligne M. Perrino. Ainsi, EBI a modifié ses conditions de rémunération d’emploi en augmentant la contribution au REER par l’employeur. Premier Tech met également beaucoup d’efforts pour attirer et pour préserver son personnel, ce qui porte fruit. « Notre main-d’œuvre est très stable. Lorsque nous intégrons quelqu’un dans l’équipe, nous voulons toujours le garder », mentionne Stéphane Lamarre.

Les compagnies se disent aussi flexibles aux demandes des candidats. Toutefois, malgré la compétition présente sur le marché, elles n’acceptent aucune condition qui pourrait nuire à l’équité entre les nouveaux employés et ceux déjà présents. Par contre, M. Lamarre reconnait que Premier Tech a dû s’adapter pour augmenter le temps d’intégration et de formation de certains employés qui n’avaient pas encore toutes les aptitudes pour le travail. « Cela a ralenti un peu la croissance de la compagnie, mais la situation était tout de même maitrisée et les clients n’ont connu aucun problème », termine le directeur des opérations.

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