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29 mars 2022

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

La nouvelle génération d’employés veut être impliquée

Recrutement et rétention

Chambre de commerce Brandon

©Photo gracieuseté - L'Action

Le dernier dîner-conférence de la Chambre de commerce Brandon portait sur le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre étudiante.

« La nouvelle génération veut se sentir valorisée et impliquée dans son milieu de travail », explique Danaé Bibeau, chargée de projet Oser-Jeunes pour le Comité régional pour la valorisation de l’éducation (CREVALE), en marge d’une conférence sur la main-d’œuvre étudiante organisée par la Chambre de commerce Brandon.  

Le dîner-conférence « Main-d’œuvre étudiante : recrutement et rétention » a été présenté le 23 mars en collaboration avec le CREVALE et le Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL) dans le cadre de la Table de persévérance scolaire de Brandon.

« C’est vraiment une conférence qui était demandée par les employeurs depuis longtemps », déclare Danaé Bibeau.

Le thème abordé s’inscrit dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement. En entrevue, Danaé Bibeau souligne que la pénurie ne date pas d’hier, mais que pendant la pandémie, plusieurs jeunes ont bifurqué ou changé d’emploi, ce qui accentue la problématique dans des secteurs comme la culture ou la restauration.

« Les jeunes veulent concilier le travail, les études et la vie personnelle. Ils n’ont plus les mêmes besoins que les générations précédentes. La priorité n’est plus le salaire et les conditions de travail. Ils veulent de la flexibilité et de la liberté. Cette envie de liberté et de nouveaux défis est propre à la nouvelle génération, mais probablement aussi à celle à venir. »

Danaé Bibeau mentionne que les jeunes aiment être consultés et valorisés et que pour favoriser la rétention, il faut les impliquer dans l’entreprise.

Elle remarque également que les jeunes veulent travailler pour une entreprise qui possède les mêmes valeurs qu’eux. « Les nouvelles générations sont très impliquées et ont besoin de sentir que leur employeur l’est aussi, qu’ensemble, ils partagent les mêmes valeurs. Poser des gestes écoresponsables et soutenir différentes causes sociales devient très important. »

Selon la chargée de projet, investir dans une salle de détente ou offrir des repas peut représenter une valeur ajoutée au milieu de travail et aider à la cohésion de l’équipe, mais elle affirme que ce n’est pas ce genre d’initiatives qui seront déterminantes pour la rétention des employés. « Ce qui importe, c’est la façon de gérer et la flexibilité. Les jeunes veulent aussi qu’on prenne le temps de leur parler, ils veulent avoir une relation au-delà du travail, qu’on prenne le temps de leur demander comment ils vont. »

Le CREVALE et le CRUL misent tous deux sur la formation de la main-d’œuvre étudiante sur les bancs d’école. « Nous demandons aux employeurs de laisser les jeunes terminer leurs études. Ceux-ci sont de plus en plus conscients qu’une main-d’œuvre qualifiée, c’est important et qu’il ne faut pas se nuire mutuellement en les recrutant avant qu’ils ne terminent leurs études. »

Certains employeurs offrent même des bourses et des opportunités à leurs employés étudiants pour leur permettre de se former et d’aller chercher des outils. Des subventions existent d’ailleurs en ce sens pour les entreprises.

Au niveau du recrutement et de la rétention, Danaé Bibeau mentionne que l’embauche de stagiaires peut être un réel atout. « C’est une belle façon d’avoir une main-d’œuvre déjà formée et ça évite des démarches et des entrevues tant pour l’employé que pour l’employeur. »

Elle précise aussi que la nouvelle génération est plus anxieuse et qu’il est primordial d’accueillir et d’intégrer les nouveaux employés convenablement et de poursuivre les suivis au-delà de la première semaine pour empêcher que les employés se sentent délaissés.

Les employeurs sont-ils prêts à se mettre au goût du jour pour favoriser leur recrutement et la rétention de leur main-d’œuvre étudiante?

« Ils sont résilients, surtout avec la pandémie. Ils sont prêts à poser les gestes qu’il faut. Il y a un souci de s’adapter. »

 

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