Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Affaires

Retour

01 mars 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

L’usine de granules se remet en marche

Biomasse du Lac Taureau

Biomasse Lac Taureau

©Photo gracieuseté - L'Action

Malgré une fermeture de plusieurs mois, l’usine de granules située à Saint-Michel-des-Saints recommencera sa production qui devrait atteindre les 200 000 tonnes de granules annuellement.

Achetée en décembre dernier par l’entreprise française Albioma, Biomasse du Lac Taureau, anciennement La Granaudière, redémarrera graduellement sa production dès le mois de mars. Même si la majorité des activités se dérouleront à l’extérieur du Québec, le directeur général, Yves Crits, assure que la province sera le « nouveau terrain de jeu » de la compagnie mère.

Malgré des subventions gouvernementales de plusieurs millions de dollars, La Granaudière, une compagnie située à Saint-Michel-des-Saints qui est spécialisée dans la production de granules de bois, a dû fermer ses portes en août 2021. La raison principale a été la chute drastique du prix de la granule.

Puis, en date du 24 décembre, la compagnie Albioma a offert un cadeau à Yves Crits en achetant son usine. En effet, le marché de la granule connaissant un essor important, les conditions étaient parfaites pour cette transaction. « Malheureusement, nous avons connu cette fermeture parce que le marché s’était effondré. Mais en six mois, il s’est complètement retourné. Le prix de la granule n’a jamais été aussi haut », indique le directeur général. Il souligne que ce prix était de 130$ de la tonne au mois de mai 2021. Présentement, il estime qu’il est 50 % plus élevé.

La vente a pu être faite grâce à l’implication de la firme Raymond Chabot Grant Thornton. Cette dernière n’a pu préciser le coût de la transaction puisqu’une ordonnance de la cour empêche la diffusion de cette information. Yves Crits avoue ne pas savoir non plus le coût exact de la vente, mais, selon sa compréhension, la firme serait parvenue à récupérer un montant plus important que prévu: « Elle n’a jamais fait une vente aussi vite! »

Albioma n’était toutefois pas la seule à priser La Granaudière. Un processus d’appel d’offres a été organisé et 11 compagnies de diverses régions ont témoigné leur intérêt pour l’achat de l’usine. Quelques-unes d’entre elles étaient Québécoises, mais, puisque leurs offres n’étaient pas assez élevées, leurs noms n’ont pas été retenus en cours de route.

Remplacer le charbon

Une fois entre les mains d’Albioma, La Granaudière est réapparue sous le nouveau nom de Biomasse du Lac Taureau. La compagnie française a particulièrement été intéressée par l’usine de granules de Saint-Michel-des-Saints puisqu’elle lui permettra de diversifier ses approvisionnements dans une province recouverte de forêts gérées de manière durable.

Albioma prévoit utiliser la production de granules de bois dans le but d’alimenter ses centrales électriques situées en Guadeloupe et en Martinique. Celles-ci n’étant alimentées qu’au charbon, l’entreprise espère ainsi entamer une transition énergétique. « Il y a une obligation de convertir tout ce qui est consommation d’énergie fossile en énergie renouvelable. Les granules de bois vont substituer au charbon », explique Yves Crits. Avec sa production de 200 000 tonnes de granules annuelle, Biomasse du Lac Taureau se concentrera donc à fournir exclusivement le secteur industriel.

Pour surveiller davantage son impact environnemental, Biomasse du Lac Taureau s’assure de comptabiliser la quantité de CO2 qu’elle produit au cours des différentes étapes de production, soit du traitement à l’usine jusqu’au bruleur situé à destination. « Nous devons démontrer quelle est notre empreinte CO2 de manière à ce que l’utilisateur final, qu’il soit en France, en Grande-Bretagne ou dans les Antilles, voie qu’il y a un gain en utilisant nos granules », précise M. Crits.

Pour l’instant, les activités de l’usine seront principalement destinées aux territoires d’Albioma, soit à l’extérieur du Québec. Cependant, le président-directeur général, Frédéric Moyne, a déclaré avoir l’intention, dans un futur certain, « de continuer ses activités au Québec en tant que producteur d’électricité renouvelable ».

Reprise des activités en mars

La compagnie est présentement à la recherche d’employés. Au moment d’écrire ces lignes, 26 travailleurs ont déjà été embauchés et l’entreprise compte en engager une autre vingtaine dans le but de combler tous ses quarts de travail. Biomasse du Lac Taureau a cependant pris le temps de recontacter d’anciens employés et plusieurs ont répondu à l’appel dans le but de reprendre leur poste. Ainsi, la production de granules recommencera de façon progressive vers le mois de mars.

Pour attirer d’autres travailleurs et pour satisfaire ceux qui sont déjà sur place, l’entreprise prévoit garder les mêmes horaires qu’elle offrait avant la fermeture. Ainsi, les employés travailleront plusieurs jours successifs, soit quatre ou cinq jours, mais auront par la suite un même nombre de congés. « C’est un horaire très apprécié, surtout pour des employés qui vivent dans un environnement comme Saint-Michel-des-Saints. Pour les personnes qui aiment les activités extérieures, ça laisse beaucoup de temps pour aller chasser, pêcher ou faire du camping », mentionne Yves Crits.

Le directeur remarque qu’à l’instar des employés, les habitants de Saint-Michel-des-Saints sont également très fiers de revoir l’usine en marche. Certains attendent avec impatience de revoir le filet de vapeur qui s’échappe du bâtiment, signe de la reprise de ses activités.

Toutes les personnes intéressées à travailler à l’usine de Biomasse du Lac Taureau sont invitées à envoyer leur demande à l'adresse courriel emploi@bdlt.ca.

Où passerez-vous vos vacances?

Proposer votre sondage Voir les résultats

Propulsé par votre hebdomadaire local

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web Joliette - Caméléon Média