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27 août 2021

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Véronique Hivon souhaite un déploiement à la grandeur du Québec

Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale

Véronique Hivon

©Photo gracieuseté - L'Action

La députée de Joliette, Véronique Hivon.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, se réjouit de l’annonce de Québec d’aller de l’avant avec un tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale. Elle aimerait toutefois que ce dernier soit implanté à la grandeur de la province, et ce, dans les plus brefs délais.

« Je me réjouis que tous les efforts investis depuis trois ans et demi portent fruit et je me réjouis au nom des survivantes et des victimes. »

Mme Hivon se dit heureuse de voir que même lorsqu’on est dans l’opposition, lorsqu’on travaille fort, on peut amener de nouvelles manières de faire.

Rappelons qu’un comité transpartisan sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale a vu le jour de même qu’un comité d’experts, ce qui a mené au dépôt du rapport Rebâtir la confiance.

« Ce tribunal spécialisé peut faire une différence concrète dans la manière dont les victimes seront reçues et considérées. C’est le système qui va venir s’adapter à leur réalité et non l’inverse. » 

Mme Hivon mentionne que tout le monde est conscient de la pente à remonter afin de rebâtir la confiance des victimes de violence sexuelle et conjugale envers le système de justice.

« Enfin les résultats sont là, mais je vais rester vigilante. Le ministre a annoncé un projet de loi pour cet automne et le diable est souvent dans les détails. La philosophie du rapport doit être mise de l’avant dans ce projet de loi. »

La députée de Joliette explique que les victimes doivent être accompagnées avant même de porter plainte et jusqu’au bout du processus. Elle ajoute qu’on sous-estime souvent l’effort, le travail et le courage que ça prend pour les victimes de dénoncer leurs agresseurs et de s’embarquer dans le processus judiciaire.

« L’accompagnement ne doit pas juste se faire au niveau du droit. L’impact des traumatismes sur le comportement ou la mémoire doivent aussi être pris en compte. »

Pour Véronique Hivon, il s’agit d’un devoir de l’État d’accompagner les victimes le mieux possible puisque lorsqu’elles vont de l’avant et qu’elles portent plainte, elles rendent service à l’ensemble de la collectivité.

Seul bémol pour Mme Hivon: le fait que dans un premier temps, Québec compte déployer le tribunal spécialisé par le biais de projets pilotes et dans certaines villes seulement.

« On devrait être rendu à le mettre en place dans l’ensemble du Québec. Pourquoi venir créer deux catégories de victimes. »

En entrevue avec L’Action, Véronique Hivon mentionne que la confiance des victimes est tellement effritée que le gouvernement a peu de marge de manœuvre pour poser un geste fort. « J’espère que le gouvernement est vraiment sérieux, car tant moi que les victimes ne tolérerons pas de report ou de faux espoirs. On a trop attendu cette mini révolution. »

Mme Hivon souhaite aussi que, avec le projet de loi qui doit venir cet automne, les acteurs du système judiciaire se mettent en mode proactivité et prennent les devants pour que tout cet accompagnement puisse se mettre en place le plus rapidement possible.

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