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27 avril 2021

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Le camp de jour du MAJ sert de modèle

Mesures Covid et adaptation

Camp de jour

©Photo gracieuseté - Musée d'art de Joliette - L'Action

Le Musée d’art de Joliette fut l’une des rares institutions muséales à tenir un camp de jour à l’été 2020, en pleine pandémie.

Le Musée d’art de Joliette (MAJ) fut parmi les rares institutions muséales du Québec à avoir maintenu son camp de jour l’été dernier, en pleine pandémie. Fort de son expérience positive et avide de répondre aux besoins de la communauté, il se prépare à récidiver pour un nouvel été dans ce contexte particulier. Il sert même de modèle aux autres musées de la province.

« On s’est rapidement rendu compte que la communauté et les enfants en avaient besoin », confie Ariane Cardinal, conservatrice à l’éducation au Musée d’art de Joliette, en entrevue avec L’Action.

Elle souligne que les enfants avaient besoin de bouger, de s’amuser et de penser à autre chose qu’à la Covid-19.

Le camp de jour leur a d’ailleurs permis de verbaliser leurs craintes. « Au départ, il y avait des petits virus présents dans toutes les œuvres et au fil de l’été, ils sont disparus. »

Tenir un camp de jour en pleine pandémie a nécessité beaucoup d’adaptation. Les règles sanitaires en vigueur ont engendré des coûts supplémentaires d’environ 40 000 $ pour le camp de jour à l’été 2020 et sa tenue a été possible grâce au soutien de la MRC de Joliette, la Fondation J.A. DeSève, Centraide, Canadian Tire, Philanthropie Lanaudière, la Caisse Desjardins de Joliette et du Centre de Lanaudière, Les Mélèzes, le Centre culturel Desjardins, la Fondation du Musée d’art de Joliette et des donateurs privés.

Les frais excédentaires sont notamment venus des ratios animateur-campeurs qui ont été doublés et de toutes les mesures de distanciation sociale qui ont dû être mises en place. À titre d’exemple, chaque enfant devait avoir son propre matériel d’art au lieu que tout soit partagé. La collaboration avec Les Mélèzes et le Centre culturel Desjardins a permis de bénéficier de locaux supplémentaires. « On a pu tenir le camp et permettre aux enfants de créer, de s’amuser et de socialiser. Ça leur a aussi permis de s’initier aux mesures sanitaires. »

Ariane Cardinal souhaite saluer le travail de l’équipe du camp de jour qui a su très bien gérer la situation.  « Le camp de jour a été sécuritaire et dynamique. Nous n’avons eu aucun cas de Covid. Les mesures ont été bien appliquées. »

Certes, certaines activités n’ont pu être réalisées, telles que les habituels vernissages. Toutefois, ces derniers ont été transformé en événement virtuel sur le site museeenquarantaine.com. Le MAJ a également dû revoir le concept d’œuvres collectives. « On a testé beaucoup de choses », mentionne Ariane Cardinal.

Malgré la réorganisation, le camp a pu accueillir le même nombre d’enfants que d’habitude, environ 500 à raison de 60 par semaine.

Des nouveautés

Avec l’incertitude actuelle, le Musée d’art de Joliette a planifié son camp de jour 2021 avec les mêmes règles que l’année dernière, quitte à les assouplir par la suite. Seule différence versus les années précédentes, des groupes en fonction des âges ont été préétablis et cette année, grande nouveauté, le MAJ accueillera des tout-petits de quatre ans, afin d’offrir un camp de jour aux parents dont les enfants fréquentent la maternelle à cet âge. « C’est notre grosse nouveauté. Encore là, on voulait jouer notre rôle social et répondre aux besoins des parents dont les enfants de quatre ans ne vont plus en CPE. » En 2022, le Musée aimerait étendre la clientèle en ouvrant un groupe de 12 à 15 ans.

Le camp de jour permet aux enfants d’explorer le geste créateur et les différents médiums. Le but est d’apprendre à travers le jeu, la création, les exercices et les ateliers. Le camp de jour amène les enfants à réfléchir, à prendre position, à développer leurs idées et à expliquer leurs œuvres. L’équipe travaille fort afin de créer des centaines d’ateliers créatifs, qui varient de semaine en semaine.

« C’est ludique et éducatif. Les enfants n’ont pas l’impression d’apprendre, car ils le font en s’amusant. » Beaucoup d’activités extérieures ont également lieu, notamment dans les parcs de la ville. « Ça reste un camp de jour, avec des jeux de camp, mais avec des activités axées sur l’art. »

Il y règne aussi un esprit de famille incroyable. Le taux de rétention au sein des animateurs est d’ailleurs très important et l’été dernier, pour la première fois, d’anciens campeurs sont revenus au camp de jour en tant qu’animateurs.

Le camp de jour est ouvert aux enfants de Lanaudière mais aussi de l’extérieur de la région.

Servir de modèle

Ariane Cardinal souligne que la plupart des musées québécois ont annulé leur camp de jour l’été dernier. Depuis, plusieurs institutions ont contacté le MAJ afin de s’inspirer de ce qu’il avait mis en place. « On a pu servir de modèle en raison de nos mesures Covid et de notre adaptation. »

Les inscriptions au camp de jour se poursuivent sur le site Internet du Musée :  www.museejoliette.org.

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