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02 décembre 2020

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Un poste laissé vacant pénalise de jeunes sportifs

École secondaire Barthélemy-Joliette

Basketball

©(Photo Depositphotos)

Environ 18 mois après le départ du responsable du programme parascolaire de basketball masculin de l’école secondaire Barthélemy-Joliette, des élèves, des parents et des entraîneurs dénoncent le fait que celui-ci n’ait toujours pas été remplacé. Ils ajoutent que l’absence d’une personne à ce poste amène plusieurs injustices et que les joueurs en sont pénalisés.

« Les garçons ne peuvent pas pratiquer, alors que les filles oui et l’an dernier, certains n’ont même pas eu leur chandail de pratique, puisque personne n’était en charge de s’en occuper. J’ai pris l’initiative d’aller faire les chandails moi-même, mais la direction m’a mentionné que je n’avais pas l’autorisation», a raconté la mère d’un des joueurs, Martine Béliveau.   

Celle-ci a accepté de parler au Journal L’Action, car elle veut que les choses bougent. «Je fais ça pour nos enfants, je trouve ça inadmissible. Les garçons sont mis de côté parce que personne ne s’occupe d’eux! J’ai rarement vu ça un programme parascolaire chapeauté par deux personnes différentes pour le masculin et le féminin. » 

C’est lors du printemps 2019 que le responsable du parascolaire masculin a annoncé qu’il ne reviendrait pas pour la prochaine année scolaire. Un entraîneur bénévole externe et une enseignante de l’école se sont donc proposés pour effectuer les différentes tâches et pour assurer une transition, puisqu’ils étaient inquiets pour l’avenir du programme.  

Toutefois, comme les deux gèrent une entreprise en dehors de l’école, ils ont mentionné que ce n’était qu’une solution temporaire, car ils n’avaient pas le temps nécessaire pour tout planifier et gérer. «C’est grâce à eux que nous avons eu une saison et quelques parties à l’automne 2019», a confirmé Mme Béliveau.  

L’entraîneur bénévole a mis plusieurs heures de travail par semaine pour remplir les tâches de responsable de programme. Puis, en décembre, deux membres du personnel de l’école ont pris le relais pour l’organisation des activités du parascolaire masculin.  

Lors du congé des Fêtes, les entraîneurs du côté masculin auraient été avisés qu’aucune pratique ne serait autorisée durant cette période. Toutefois, ils ont ensuite appris que le parascolaire féminin avait eu au moins une pratique et le même scénario se serait reproduit durant la semaine de relâche.  

«Selon la direction, l’accès inégal aux gymnases se justifie parce que le responsable du parascolaire féminin est venu, en tant que membre du personnel, superviser les entraînements et que pour le parascolaire masculin, il n'y avait personne de disponible à l’interne», a expliqué un entraîneur qui a préféré garder l’anonymat.  

Il a ajouté que les entraîneurs bénévoles étaient disponibles, mais que la direction ne voulait plus leur confier les clés puisqu’ils ne sont pas des employés de l’école. Il comprend totalement que l’école contrôle les accès par soucis de sécurité, mais il souhaite que la direction lui garantisse des accès égaux aux gymnases.  

«Ce ne sont pas aux jeunes ou aux parents d’être pénalisés en raison d’un manque de personnel ou d’une mauvaise gestion. Nous sommes dans une institution publique et les parents paient exactement le même montant du côté masculin que féminin, il est normal qu’ils obtiennent des services égaux.» 

L’entraîneur a continué en mentionnant que le sport parascolaire est souvent un facteur déterminant dans la réussite scolaire des élèves, spécialement dans un milieu qui peut être plus défavorisé, et que certains entraîneurs bénévoles se donnent corps et âme pour les jeunes depuis plus de dix ans. «Or, je peux vous dire que le fait d’être traités de cette façon ne donne pas le goût à plusieurs d’entre nous de continuer à nous impliquer. » 

Ce dernier avait aussi questionné la direction, lors de cette même période, et on lui aurait répondu que le sport parascolaire est considéré comme très important et qu’une personne qui pourrait succéder à l’ancien responsable était activement recherchée. La direction aurait également inclus la possibilité d’une embauche à l’externe en août 2020 si personne n’était disponible à l’interne. 

Le poste n’est toujours pas comblé et Mme Béliveau affirme qu’il est évident qu’aucun professeur à l’interne ne va vouloir s’ajouter une telle tâche. «Je suis consciente que nous sommes en période de pandémie et que les entraînements sont mis sur la glace, mais est-ce qu’on pourrait quand même mettre quelque chose en place pour ne pas être pris au dépourvu quand cela va recommencer ? Il y a plein de gens à l’externe qui seraient prêts à être engagés pour ce poste.» 

Elle a terminé en mentionnant qu’elle a accepté que son nom soit divulgué, car elle et son fils sont prêts à assumer d’éventuelles répercussions si cela peut contribuer à faire évoluer les choses plus rapidement, «pour qu'un garçon de 13 ans pense de cette façon, c'est qu'il y a un réel problème».  

La réponse du CSSS 

Le Centre de services scolaire des Samares (CSSS) a confirmé à L’Action que le responsable avait bien quitté à l’été 2019. « Depuis, il y a également le facteur pandémique qui a fait en sorte que pour les écoles en zone rouge, ce sont toutes les activités parascolaires qui ont été suspendues. Néanmoins, nous avons confiance que lorsqu’il y aura un allègement des mesures sanitaires, les activités parascolaires, dont le basketball, pourront être redéployées. Pour l’instant, nous concentrons nos efforts directement en lien avec notre mission: la réussite de nos élèves avec les contraintes actuelles et les obligations de santé et sécurité liées aux mesures sanitaires pour nos élèves ainsi que notre personnel», a expliqué le Centre de services par courriel.  

Basketball

©(Photo Depositphotos)

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