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13 février 2020

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

« Le gouvernement se croit roi et maître », estime Véronique Hivon

Projet de loi 40

Véronique Hivon

©(Photo archives)

Véronique Hivon.

Véronique Hivon en avait long à dire en ce qui a trait au projet de loi 40, qui fait les manchettes depuis les derniers jours. Porte-parole en matière d’éducation pour le troisième groupe d’opposition, la députée de Joliette n’y est pas allée par quatre chemins pour exprimer son mécontentement, notamment en ce qui concerne la manière dont le gouvernement a procédé dans ce dossier. 

« Je trouve cela hallucinant. Le gouvernement se croit roi et maître. Il voit l’Assemblée nationale comme une simple extension du gouvernement, comme si c’était son jouet. Les oppositions, ce n’est pas important, au même niveau que les élus municipaux. On bâillonne, on court-circuite, on sait ce qui est bon et on n’a pas besoin de discuter avec personne, de considérer les autres paliers d’élus, y compris nos propres collègues de l’opposition », déplore-t-elle. 

Cette attitude du gouvernement est à ses yeux grave et préoccupante. « Oui, le gouvernement est majoritaire, mais il ne peut pas outrepasser son pouvoir jusqu’à amener des amendements en catimini dans une nuit de bâillon. Il a voulu aller très rapidement, sans jamais expliquer publiquement l’ampleur de ce projet. Il y a un manque de transparence et les gens réalisent tout ce qu’il y a dans ce projet, mais le gouvernement, le ministre et le premier ministre ne parlaient que de l’abolition des élections scolaires, alors qu’il touche plusieurs sujets différents. » 

En effet, avec ces 300 articles et 160 amendements, le projet de loi 40 ne se concentre pas qu’à l’abolition des élections scolaires, mais également à la révision des notes ainsi que le choix de l’école. D’ailleurs, de nombreux enseignants aux quatre coins de la province dénoncent cette loi, menaçant même de quitter leur poste en bloc en guise de protestation. 

À savoir si le gouvernement manque de vision ou n’est pas collé à la réalité du personnel enseignant, Mme Hivon a répondu qu’une fois de plus, il se croit roi et maître. « Le ministre Roberge en est la parfaite illustration. Il a décidé de mettre de côté tous les représentants élus des enseignants du Québec en les qualifiant de lobby. C’est d’ailleurs le nouveau terme du gouvernement. Un moment donné, il faut entendre la population et les enseignants font partie de la population. Ils sont aux premières loges de tous les défis qu’on vit dans le réseau scolaire », a-t-elle souligné. 

La formation des enseignants a été un point soulevé par la députée de Joliette. Elle a mentionné qu’au départ, tous les paliers étaient en accord et que la formation passait par la négociation de la convention collective. Toutefois, le personnel enseignant avait son mot sur la façon dont il désirait se mettre à jour dans sa pratique, ce qui ne sera plus le cas. En effet, le ministre pourra dicter la marche à suivre, remettant en cause le principe leur principe d’autonomie professionnelle et leur expertise. 

« Un moment donné, les enseignants devraient être les partenaires du ministre. Ils sont les premiers responsables de la réussite éducative des jeunes à l’école dans le réseau scolaire avec les parents. On a décidé, en parlant publiquement et simplement d’abolir les élections scolaires, de venir changer ses principes de base de négociation collective entre le gouvernement et les enseignants. C’est au cœur de leur condition de travail. » 

Elle renchérit en indiquant qu’au même moment, le gouvernement a déposé il y a quelques semaines ses offres pour la base de la négociation d’une nouvelle convention collective et qu’à l’intérieur, des éléments sur la formation et le perfectionnement s’y retrouvaient, se contredisant.  

« Inexplicable » 

De plus, le ministre Jean-François Roberge a refusé d’intégrer sur le conseil d’administration un parent issu du comité consultatif des services aux élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage de la Fédération des comités de parents, ce que Véronique Hivon trouve « inexplicable », allant même jusqu’à dire que le gouvernement « manque de sensibilité pour des enjeux humains ». 

« Les oppositions étaient unanimes sur l’importance d’une représentation des parents d’élèves vivant avec un handicap ou des difficultés importantes. Mais le ministre a fait complètement la sourde oreille à nos demandes. » 

Elle s’explique mal la fermeture du gouvernement pour des besoins aussi réels. « On sait à quel point c’est un défi dans le réseau scolaire. Comment le ministre, qui dit vouloir la réussite des enfants, de soutenir ceux en difficulté, peut justifier un tel refus répété malgré nos demandes insistantes d’inclure une telle représentation. Beaucoup de parents se rendent compte qu’on est passé à côté d’une manière de réformer pour le mieux un système où on aurait pu donner une voix à des gens qui n’en ont pas », soutient-elle. 

« Du jamais vu en 10 ans de carrière » 

Enfin, le gouvernement a déposé à la dernière minute un amendement de sept pages qui pourrait forcer les villes et municipalités à céder des immeubles ou des terrains aux centres de services scolaires dans l’optique d’y ériger des écoles.  

Pour Véronique Hivon, celui-ci n’a aucun sens sur la forme. Elle insiste sur le fait que les élus municipaux doivent être considérés comme de véritables partenaires. Bien qu’il s’agisse d’un enjeu réel en raison d’un manque d’espace dans les grandes agglomérations, des ententes ont été entérinées et elle réitère le fait de poursuivre dans cette lignée.  

« De toute évidence, le gouvernement a voulu baisser la taxe scolaire et faire bonne presse avec cela, mais maintenant, cela ne lui dérange pas de refiler des factures aux municipalités qui risquent de faire en sorte qu’elles vont augmenter leurs taxes parce qu’elles vont être privées de revenus. C’est préoccupant qu’un ministre fasse cela en catimini, sans même avoir le courage de déposer son amendement pour que les oppositions puissent en prendre connaissance. C’est du jamais vu pour moi en 10 ans de carrière », conclut-elle. 

La Ville de Joliette a joint sa voix à celle de la députée en se rangeant derrière l’Union des municipalités du Québec, qui dénonce l’amendement présenté in extremis tout en impactant directement la fiscalité municipale. Pour elles, des discussions s’imposent afin de revoir les dispositions de cette loi, en termes de balises et de compensations notamment. 

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Commentaires

17 février 2020

Emmanuelle J. Aubin

Véronique Hivon, elle accuse la CAQ, mais elle était pire lors de son règne PQ dans Lanaudière n'agissant toujours que pour son Gouvernement d'un souverain ; son époque et ce gouvernement PQ est encore en contrôle partout dans les conseils d'administration d'OSBL leurs arrogancent dépasse l'entendement. Leurs domination jointent a leurs groupe jouissant d'un pouvoir absolu dans tous les domaines SANTÉ incluant les mauvais soins à domicile supervisés par des conseils d'administrations Péquistes de leurs contrôlent absolus, l'ALIMENTATION, l'ÉDUCATION, et le DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE donné : Le règne de Madame Hivon (Madame de Pompadour a). Influence considérable exercée par une idée, un principe, sur la manière de penser d'une époque : Le règne de l'argent sans respect et sans équités pour les régions avec petite agglomération. Très vaste subdivision du monde vivant, comprenant toutes les espèces ayant un mode général d'alimentation relativement voisin et l'organisation adéquate.

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