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05 novembre 2019

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Un chemin privé en piteux état à Saint-Paul

Des résidents découragés

Avenue des Sables

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Nicole et Réjean Gingras tentent désespérément de faire bouger les choses.

Des citoyens de Saint-Paul sont exaspérés du piètre état de l’avenue des Sables. Comme il s’agit d’un chemin privé, hors des compétences municipales, et que d’autres résidents du quartier ne paient pas pour son entretien, ils se retrouvent dans une situation où rien ne bouge.  

«Avant nous avions un comité et une charte pour le déneigement, mais ce n’est plus le cas et il n’y a plus personne qui paie. Si le déneigeur vient cette année, qui va payer? Je n’ai pas l’intention d’assumer ça tout seul et je ne veux pas demander de l’argent à tous sans arrêt, je ne suis pas comme ça», a expliqué Réjean Gingras. Il a ajouté qu’il est impossible d’amener les résidents qui ne paient pas en cour, comme il n’y a pas de charte. 

Le domaine compte environ une vingtaine de propriétés. La conjointe de M. Gingras, Nicole Thibault, possède des documents qui laissent croire que certains citoyens n’ont pas payé pour l’entretien de la rue depuis plus de quatre ans. «La moitié paie seulement quand ça leur tente. Nous voulons que chacun paie le même montant et que ce soit clair et net pour tous.» 

Cette dernière a vu dans une autre ville que le déneigement d’un chemin privé est assumé par la municipalité et que les frais sont chargés sur le compte de taxes des résidents. Le directeur général de Saint-Paul, Richard. B Morasse, a expliqué que c’est une possibilité, mais qu’une requête des citoyens du secteur est nécessaire et que la majorité des propriétaires doivent y consentir. À ce moment, la demande pourrait être analysée.  

Mme Thibault aimerait que cette option soit envisagée ou que la municipalité fournisse des voyages de pierre de temps en temps pour améliorer la qualité du chemin. «Nous faisons venir des voyages de pierre minimum tous les deux ans, mais nous sommes presque les seuls à le faire. Sur tous mes documents notariés, c’est écrit que c’est en commun que nous devons faire la réparation et l’entretien des chemins.» 

Malgré leur âge vieillissant et leur santé fragile, les deux résidents tentent désespérément de faire bouger les choses. Mme Thibault a demandé une évaluation afin de savoir combien il en coûterait à chacun pour la réalisation de fossés, puisque l’eau s’accumule, et pour ajouter de la pierre aux chemins.   

«J’ai essayé avec des documents et une pétition, mais rien ne change, ils ne veulent pas collaborer. Je me suis même déjà fait dire: tant mieux si quelqu’un a payé le déneigement seul, nous n’aurons rien à payer!»  

M. Gingras a ajouté que des réparations sur leurs véhicules sont constamment nécessaires. «Ce n’est plus vivable, je suis rendu vieux et je commence à être tanné!» Les résidents racontent d’ailleurs qu’un camion d’ordures ménagères s’est enlisé jusqu’à l’essieu dans une période de dégel.  

«Nous n’avons pas des chemins pour accueillir ce genre de camions et ils aggravent la situation lorsqu’ils viennent. Si les choses ne s’arrangent pas, nous allons devoir leur enlever le droit de passage, mais aucun des résidents ne veut de conteneur sur son terrain, alors qu’allons-nous faire avec nos déchets?» 

La municipalité évoque, de son côté, qu’elle a très peu entendu parler des travaux d’entretien de ce secteur et qu’elle n’avait pas l’impression qu’il y avait une problématique à cet endroit. Elle a ajouté que cela pouvait parfois partir d’un conflit entre voisins, ce qui est hors de son ressort.  

Les résidents ont quant eux le sentiment de ne pas avoir été écoutés par la municipalité. Ils reprochent également à celle-ci de détenir un terrain dans le domaine. «Il faudrait qu’ils donnent l’exemple et qu’ils paient un montant pour l’entretien du chemin comme tous les autres. Ça fait 30 ans et ils n’ont jamais rien donné.»  

M. Morasse a confirmé que Saint-Paul détient bel et bien un petit terrain boisé, mais comme il n’est pas bâtissable et que la municipalité ne tire aucun bénéfice à s’y rendre régulièrement, il ne croit pas que la ville soit dans le tort.   

Municipaliser un chemin privé 

Pour être municipalisée, la route devrait respecter plusieurs normes comme la largeur et cela empièterait sur les terrains et les installations de plusieurs résidents en plus d’être très couteux puisque les fondations devraient être refaites. Les résidents, tout comme la municipalité, ne favorisent donc pas cette solution.  

Avenue des Sables

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

Avenue des Sables

©(Photo L'Action- Mélissa Blouin)

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