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14 août 2019

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Le paradis australien de Marie-Claude Asselin

De l’acupuncture et des chameaux

©(Photo gracieuseté)

AUSTRALIE. Chamelière et acupunctrice en Australie, la native de Notre-Dame-de-Lourdes Marie-Claude Asselin n’a pas un parcours conventionnel. En 2010, alors qu’elle était entre deux sessions de ses études d’acupuncture, un voyage de deux mois en Espagne a changé sa vie. Elle y a rencontré Kamahl Druesne, originaire de la côte est australienne, et cela a marqué le début d’une belle histoire d’amour.

Marie-Claude est revenue au Québec et six mois plus tard, elle et Kamahl se sont rejoints en Inde pour un voyage d’un mois au cours duquel ils ont fait un safari à dos de chameau dans le désert du Thar. « J’ai adoré, et cela a vraiment consolidé notre relation», se souvient la Lanaudoise de 33 ans.   

Il restait un an à ses études, mais elle a plutôt décidé de prendre une année sabbatique pour découvrir l’Australie avec Kamahl. « Nous avons acheté un van et nous avons beaucoup voyagé. Cette fois, c’est avec le pays que je suis tombée en amour.»  

Elle est revenue au Québec pour terminer ses études et a ensuite entamé les démarches pour obtenir sa résidence permanente en Australie. Elle s’y est établie en juillet 2013. « Ça fait bizarre de partir avec un billet d’aller sans savoir quand sera le retour!» 

Elle et Kamahl ont vécu dans quatre états australiens et ont effectué une randonnée de 1200 km avec leurs dromadaires, pour la plupart sauvages, qu’ils venaient juste d’adopter. Le trek a commencé à Alice Springs dans le Northern Territory et s’est terminé à Beltana dans l'état du South Australia. Ce périple a duré quatre mois et ils ont réussi à amasser près de 15 000$ pour un organisme qui vient en aide aux sans-abris lors de celui-ci.  

Une famille hors norme 

Au moment du trek, ils avaient adopté deux mamans dromadaires, Maleka et Gypsy, qui ont fait tout le parcours avec eux et deux mâles, Benny et Zoul, pour traîner le chariot. « Ils étaient domestiqués, mais avaient eu des expériences plus ou moins belles avec les humains, donc c’était encore plus difficile d’avoir leur confiance.»   

Créer ce lien a été ardu, mais au fil du temps, ils sont devenus comme une famille. Ce qui rend les chameaux encore plus attachants, c’est que chacun d’entre eux a sa propre personnalité et son histoire personnelle. Comme Benny, qui était un orphelin et qui entrait dans un bar où les gens lui donnaient de la bière.  

« Il est devenu immense et comme il voulait sa bière et qu’il était déterminé, il devenait dangereux! Ils ont dû le sortir du village. Dans sa tête, il est moitié homme, moitié chameau. » Quant à Zoul, c’est le patron. Il s’occupe que l’ordre règne dans le troupeau.  

Puis, pendant le trek, quatre chameaux sont nés et sont venus s’ajouter au groupe. « C’était notre première génération de chameaux domestiques.» Le premier, Ragnar, aimait beaucoup les humains et venait près du feu de camp alors qu’il savait à peine marcher. Le deuxième et le quatrième étaient plus sauvages, mais le troisième très amical, « il perdait toujours sa mère, alors il venait nous voir», s’est souvenue l’éleveuse avec tendresse.  

Acupuncture  

L’an dernier, Marie-Claude et Kamahl se sont acheté une maison et une terre à 2h30 au nord de Melbourne. L’acupunctrice a réussi à avoir son cours reconnu et a établi sa clinique dans la ville la plus proche, Stawell.  

Elle fait également des traitements sur ses chameaux. Sur Zoul, pour ses problèmes musculaires à l’épaule et sur Gypsy qui a des problèmes hormonaux. « Elle est irritable et n’est pas très stable émotionnellement par période.» Les deux adorent les traitements. « Ils changent tout de suite et deviennent vraiment réceptifs. » 

Ce sont ses principaux patients, mais elle en fait aussi sur Benny qui fait de l’arthrite et sur Maleka qui avait une cicatrice sur son dos. Bien sûr, il faut une grande confiance de la part des bêtes et celle-ci a été longue à acquérir. « Ça évolue toujours et c’est ça qui est beau, on dirait que ce ne sont pas les mêmes animaux qu’au début.» 

Marie-Claude raconte qu’elle devait faire une chirurgie sur l’un d’entre eux et qu’il l’a laissé faire, même si cela a duré 30 minutes, qu’elle était en dessous de lui et qu’elle avait un scalpel. « Il n’a pas bougé d’un poil, il savait ce que je faisais et il comprenait que je le faisais pour son bien, c’est un niveau de confiance encore plus approfondi.»     

C’est d’ailleurs ce qu’elle préfère de cet animal, le fait qu’il soit capable de faire confiance, qu’il soit résilient, adaptatif et qu’il lui laisse une chance. « Il faut les respecter et être constants dans nos réactions, sinon ça crée de l’anxiété. C’est un grand travail de communication et ça nous fait prendre conscience de nos propres comportements.» 

Ils ont maintenant dix chameaux (Benny, Zoul, Maleka, Gypsy, Mouse, Ragnar, Tidji, Odin, Blossom, Mathilda) et aimeraient organiser des tours touristiques.  

©(Photo gracieuseté)

©(Photo gracieuseté)

« Je m’ennuie de patiner sur la rivière » 

Marie-Claude Asselin explique que ses parents l’ont beaucoup supportée dans ce départ, même si cela signifiait que leur fille allait rester à l’autre bout du monde. « Ils l’ont bien pris, ils savent que mon conjoint et moi on s’occupe bien l’un de l’autre. C’est sûr qu’on s’ennuie, mais on se parle souvent au téléphone ou par Skype.» Avec un décalage horaire de 14 h, elle ajoute qu’en bas de trois semaines c’est très difficile de faire le voyage, mais elle essaie de venir pour Noël. « Le Québec va toujours faire partie de moi, je m’ennuie de l’hiver et de patiner sur la rivière.»   

©(Photo gracieuseté)

Émission Expat 

Marie-Claude Asselin a participé à l’émission Expat diffusée sur les ondes de Casa et animée par Jean-Michel Péloquin. « Il s’est passé tellement de choses durant les dernières années que de faire le point sur tout ça a été un bon processus d’introspection! C’était vraiment une belle équipe de tournage et on a eu beaucoup de plaisir. Un des gars venait d’ailleurs de Lanaudière et je me sentais comme avec des bons amis du Québec! » 

©(Photo gracieuseté)

Chameaux ou dromadaires ? 

Les deux termes sont bons dans ce cas-ci, puisque ceux vivant en Australie sont tous des chameaux dromadaires, avec une bosse, en opposition aux chameaux à deux bosses qui sont des chameaux bactriens. 

Commentaires

15 août 2019

dorys dufresne

c'est magnifique ton récit et de tres belles photos de ta famille dromadaires tu es la copie conforme a ta maman que je connais bien bonne chance dans tes nouvelles démarches et beaucoup de bonheur xx

18 août 2019

Mariette Allard-Lachapelle

Allô Marie-Claude Te souviens-tu M-C , lorsque je te demandais si tu me donnais ton chien? Tu avais 7 ans j’étais ton prof de 2è années à N-D de Lourdes. Je suis très fière du chemin que tu as parcouru! Sois heureuse Meilleurs souvenirs.

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