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02 juillet 2019

L’opposition au projet s’organise

Tour de télécommunication Rogers

Rivière L'Assomption

©(Photo l'Action - Christian Belhumeur-Gross) - L'Action

La future tour serait située près de la rivière L’Assomption.

ACTUALITÉ. Alors que les consultations menées par Rogers concernant l’emplacement d’une future tour de télécommunication se sont terminées le 7 juin dernier, l’opposition au projet a pris de l’ampleur et les deux municipalités concernées, Saint-Charles-Borromée et Notre-Dame-des-Prairies, ont clairement signifié à l’entreprise leur opposition au choix de l’emplacement situé à proximité de la rivière L’Assomption, près d’un secteur résidentiel. Les députés provincial et fédéral, Véronique Hivon et Gabriel Ste-Marie, ont quant à eux réitéré à l’entreprise l’importance de l’acceptabilité sociale avant d’aller de l’avant. Un compte-rendu de Christian Belhumeur-Gross.  

Annoncée discrètement au début du mois de mai, l’entreprise de télécommunication Rogers a lancé une consultation auprès de citoyens de Notre-Dame-des-Prairies et Saint-Charles-Borromée concernant l’érection d’une nouvelle tour de télécommunication. Seuls les citoyens du secteur ont été avisés de l’existence de la consultation et la Ville de Notre-Dame-des-Prairies n’a quant à elle reçu aucune invitation afin d’y participer et ne fut aucunement informée directement par Rogers de l’existence du projet. La consultation s’est échelonnée sur une durée d’à peine un mois et les citoyens et organismes concernés ont été invités à formuler leurs commentaires par écrit auprès de l’entreprise.   

Une pétition de plus de 500 noms  

L’annonce du projet a rapidement soulevé des inquiétudes auprès des citoyens des deux municipalités. Ces derniers ont manifesté des craintes liées à la pollution sonore et visuelle, aux risques pour la santé, de même qu’à la dévaluation potentielle de leur demeure. Une agente d’immeuble de la région a d’ailleurs fait parvenir une lettre à l’entreprise dans laquelle elle précise que l’implantation d’une tour a généralement un impact négatif sur la valeur des maisons situées à proximité.   

Des citoyens des deux municipalités ont également fait circuler deux pétitions demandant à Rogers d’abandonner son projet. Dans le préambule des pétitions, les instigatrices, Annie Desbiens de Notre-Dame-des-Prairies et Karine Généreux de Saint-Charles-Borromée, arguent que le projet compromettrait la tranquillité du secteur, représenterait une nuisance pour les résidents et, s’appuyant sur un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), représenterait un risque potentiel pour la santé. À ce jour, les deux pétitions auraient recueilli plus de 500 signatures et elles furent envoyées à l’entreprise Rogers.  

Jean-Pierre Girard, enseignant au Cégep à Joliette et résident du Domaine Lippé, fut l’un des instigateurs de la mobilisation citoyenne. Ce dernier juge que l’entreprise fut quelque peu maladroite dans son approche avec les citoyens, ne leur laissant qu’une courte période pour analyser le projet dans son ensemble et ses répercussions possibles dans la vie de tous les jours. Malgré tout, M. Girard se dit fier du travail accompli en peu de temps. « Le consentement citoyen n’est visiblement pas en symbiose avec ce projet et c’est notre devoir de le faire savoir à l’entreprise. Peu importe la direction que prendra Rogers, notre devoir citoyen est fait et si ça peut les faire réfléchir ou reculer, c’est tant mieux ».   

Notre-Dame-des-Prairies et Saint-Charles-Borromée s’opposent au projet   

Conscients des inquiétudes et de l’opposition de nombreux citoyens, les deux municipalités concernées ont rapidement pris position. Du côté de Saint-Charles-Borromée, la Municipalité, à titre d’autorité responsable de l’utilisation des sols dans le secteur visé, a fait parvenir à l’entreprise une lettre dans laquelle elle exprime son mécontentement face au manque d’ouverture de l’entreprise qui n’a pas directement informé la municipalité de son choix d’emplacement. La Municipalité rappelle l’opposition de nombreux Charlois et réitère l’importance de l’acceptabilité sociale pour qu’un tel projet puisse aller de l’avant. Saint-Charles-Borromée rappelle également à l’entreprise son règlement ne permettant pas l’établissement d’une telle tour à proximité d’un secteur résidentiel et lui demande de trouver un autre emplacement.  

La Ville de Notre-Dame-des-Prairies, qui ne fut préalablement pas invitée par Rogers aux consultations publiques, a quant à elle fait parvenir à l’entreprise une résolution adoptée en conseil lui demandant d’interrompre le processus et de refaire une analyse en prévoyant une tour moins haute et de transmettre des esquisses du projet à la municipalité afin d’évaluer l’impact visuel.   

Les députés appuient les citoyens et les municipalités   

Les députés Véronique Hivon et Gabriel Ste-Marie se sont également adressés à Rogers et se sont dits préoccupés par le projet et les inquiétudes qu’il provoque chez les citoyens de leur circonscription. Dans leur lettre respective, les deux députés ont déploré le peu de temps laissé à la disposition des citoyens et des municipalités pour discuter du projet et réitèrent l’importance de l’acceptabilité sociale dans le processus décisionnel.   

Les citoyens avaient jusqu’au 7 juin pour faire parvenir leurs commentaires. Rogers s’engage à leur donner une réponse dans les 60 jours. Par la suite, toujours selon l’entreprise, une fois la réponse de Rogers reçue, les citoyens auront 21 jours pour formuler des commentaires sur la réponse reçue.   

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