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23 mai 2019

Donald Brouillette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Des racines à Saint-Ambroise pour Michel Bordeleau

Michel Bordeleau

©Photo archives - L'Action

MUSIQUE. Membre de plusieurs groupes emblématiques de musique traditionnelle au Québec depuis plus de trente ans, le lanaudois Michel Bordeleau a de profondes racines familiales à Saint-Ambroise, même s’il n’y est pas né.

:« Des deux bords de ma famille, côtés paternel et maternel on est de Saint-Ambroise. J’y ai passé beaucoup de temps pendant mon enfance. Du  côté de ma mère, les Laporte, ils avaient le magasin général, c’était un point de ralliement », nous dit-il.

Il se souvient d’un certain M. Beauséjour qui jouait du violon dans les fêtes, « le joueur de violon de la place, l’homme au violon bleu ».

« Dans la famille de ma mère ça aimait chanter, même s’il n’y avait pas de musicien », ajoute Michel Bordeleau, y trouvant là peut-être l’explication de son goût pour la chanson et la musique traditionnelle.

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Dès l’âge de 17-18 ans, Michel Bordeleau fonde le groupe Manigance avec Paul Marchand. « J’ai quitté Manigance juste avant qu’ils fassent un album ». Il joint en 1985 « Les Nouvelles Sonorités Joliettaines », groupe qui lui permettait de jouer tous les styles de musique; Michel Bordeleau y connaît Yves Lambert et d’autres musiciens qui deviendront membres avec lui de La Bottine souriante.

En 1987, il est donc de l’aventure de La Bottine et y restera quinze ans, ce qui ne l’empêche pas de participer en 1992 à la création du groupe de chant trad a cappella « Les Charbonniers de l’enfer ». Les Charbonniers produisent quelques disques mais donnent peu de spectacles, parce que leurs membres sont tous pris dans d’autres groupes. Quand Michel Bordeleau quitte La Bottine souriante en 2003, il relance les Charbonniers sur la route… Il commence en même temps à jouer avec « Hommage aux aînés », groupe lanaudois à vocation plus régionale.

Hyperactif, Michel Bordeleau? « Maintenant je te dirais que c’est plus courant, mais j’ai été de cette première vague à me promener d’un groupe à l’autre. Quand on veut vivre de la musique, c’est pas nécessairement facile juste avec un seul groupe », explique-t-il.

La podorythmie comme instrument de musique!

Même s’il l’avoue du bout des lèvres, Michel Bordeleau est devenu au fil du temps une référence en podorythmie au Québec. « Avec mon passé de drummer j’en ai fait un instrument de musique en soi. Je faisais avec mes pieds ce qu’on faisait avec le drum à l’époque. Je me rappelle lors de spectacles avec La Bottine, des solos de huit minutes sur scène, ça m’a identifié très fort à la podorythmie! Ce que j’ai installé, ça été repris par l’ensemble des groupes trad par la suite », observe-t-il.

Cours et ateliers de podorythmie, conférences sur la musique traditionnelle, spectacle de contes avec Bryan Perro depuis cinq ans, reprise des activités avec Hommage aux aînés, ne comptez pas sur Michel Bordeleau pour se reposer sur ses lauriers.

À titre d’exemple, il se produit depuis peu avec un nouveau groupe, « Discord », un quatuor de violon. « Je suis toujours à la recherche de projets! », reconnaît-il.

 

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