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14 mai 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Action collective contre les Clercs St-Viateur

Agressions sexuelles

Clercs St-Viateur

©(Photo L'Action - Archives)

AGRESSIONS SEXUELLES. Une action collective déposée en octobre 2017 a été autorisée par la Cour supérieure le 25 avril 2019 contre les Clercs St-Viateur en matière d’agressions sexuelles. Elle vise les victimes de 1950 à aujourd’hui et plus d’une vingtaine d’établissements dans les régions de Québec, Montréal et Lanaudière. 

À Joliette, l’Orphelinat St-George et l’école St-Pierre sont ciblés. L’école St-François d’Assise (Berthierville) ainsi que le Collège Champagneur (Rawdon) font également partie de la liste.  

C’est le cabinet d’avocats Arsenault, Dufresne et Wee qui représente les victimes devant le tribunal. Quant à M. Brian Ford, un policier de 49 ans, il sera la voix des personnes ayant porté plainte contre les Clercs St-Viateur dans l’action collective. 

« Toutes les agressions sexuelles par les Clercs St-Viateur sont incluses dans le recours. Cela comprend aussi les agressions sexuelles commises par des laïcs, mais celles-ci doivent être dans le cadre d’un établissement contrôlé par les Clercs », mentionne Me Virginie Dufresne-Lemire. 

Au moment d’écrire ces lignes, 185 présumées victimes ont contacté le cabinet d’avocats montréalais. La plupart proviennent du Collège Bourget à Rigaud ainsi que de l’Institut des Sourds de Charlesbourg. 

« On ne s’attendait pas à en avoir autant rapidement. Chaque fois que nous publions un avis, nous recevons de nouveaux appels. Toutefois, il y a d’autres établissements que nous n’avons pu inclure dans l’avis. La liste est exhaustive », lance l’avocate. 

Des histoires d’horreur 

« Nous avons vu des histoires d’horreur. Nous réalisons que des prêtres, des frères ou des pères ont changé d’établissement et ont fait des victimes partout où ils sont passés », confie-t-elle. 

Elle ajoute que les personnes n’ayant pas subi ce genre d’acte dans leur jeunesse ont de la misère à comprendre pourquoi les victimes n’en ont pas discuté auparavant. « Il faut se souvenir que les religieux avaient un rôle de roi. Certaines ont dénoncé la situation à leurs parents, mais recevaient une claque en se faisant dire de ne pas parler ainsi des prêtres. Il existait une sorte d’opacité », explique-t-elle.  

D’ailleurs, des études démontrent qu’en moyenne, un homme prend 43 ans avant de dénoncer une agression sexuelle. « Encore aujourd’hui, c’est excessivement difficile pour les victimes de parler. Elles ont énormément de culpabilité et de honte. Notre objectif avec ce recours est d’essayer de donner la chance de reprendre le pouvoir sur eux-mêmes. C’est lourd de conséquences ce type d’agression dans l’enfance », renchérit-elle. 

Les victimes qui désirent se joindre à l’action collective contre les Clercs St-Viateur peuvent entrer en contact avec le cabinet d’avocats par téléphone au 514 527-8903 ou par courriel à actioncsv@adwavocats.com.  

« Toute dénonciation est confidentielle et les victimes peuvent le faire de manière anonyme. Il s’agit d’un des bons côtés de l’action collective; les personnes n’ont pas à sortir de l’ombre. Tout le monde est inclus pendant les procédures et cela ne coûte rien », confie-t-elle. 

Les personnes désirant entreprendre un recours individuel contre l’institution religieuse ont jusqu’au 3 juillet pour communiquer avec la greffe de la cour supérieure du Palais de justice de Montréal. 

Parents-Unis en aide aux victimes 

Par ailleurs, Me Dufresne-Lemire a souligné que Parents-Unis, établi à Joliette et Repentigny, offre gratuitement un suivi de 20 séances aux victimes. « Beaucoup de gens nous appellent en détresse et nous dévoilent ces agressions pour la première fois. Ce sont des personnes parfois âgées de 75 ans. Nous tentons de mettre des ressources à leur disposition. » 

C’est la directrice générale de l’organisme, Catherine Pelletier, qui a pris cette initiative. « Plusieurs hommes s’ouvrent pour la première fois. Pour eux, il est ardu de s’exprimer et de savoir où aller pour en parler », a-t-elle laissé entendre. 

Les victimes sont accompagnées d’un sexologue ainsi que d’un psychothérapeute. Toutes les rencontres se font de façon individuellement avec les spécialistes. Advenant le cas d’une forte demande, elle assure qu’elle s’ajustera avec son équipe. 

Commentaires

29 mai 2019

lavoiepierre

je voudrais savoir si la ville de sorel est conserné

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