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07 février 2017

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

La reprise collective, une option à considérer

©(Photo TC Media - Élise Brouillette)

AFFAIRES. Le Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) était de passage au Château Joliette, le 7 février, afin de faire la promotion du Programme de soutien à la reprise collective. « C'est une option [la coopérative] qu'on oublie, mais c'est une belle solution », a déclaré le président et directeur général du CTEQ, Vincent Lecorne, en entrevue avec l'Action.

La tournée de promotion a débuté il y a deux semaines et se poursuivra jusqu'au mois d'avril.

Son objectif est d'informer les intervenants clés du milieu au sujet des possibilités de la reprise partielle ou complète d'une entreprise par les travailleurs et du programme de soutien pour lequel un soutien financier d'un million de dollars sur quatre ans a été accordé.

Ainsi outillés, les différents partenaires pourront relayer l'information aux entreprises.

« Il y a un énorme fossé à combler », rappelle Vincent Lecorne au sujet de la relève dans un contexte de vieillissement des entrepreneurs et d'une pénurie de repreneurs. « La coopérative peut être une solution de plus pour lutter contre la perte d'entreprises. »

M. Lecorne regrette que certaines entreprises soient obligées de fermer parce qu'elles adressent des demandes d'aide trop tard.

« La reprise collective, c'est méconnu, mais c'est faisable, c'est une démarche humaine et ça permet de garder des emplois. »

Élargir ses horizons

« Il y a autant de cas de transfert qu'il y a d'entreprises », a affirmé Vincent Lecorne aux partenaires présents. Il a insisté sur le fait que tout le monde doit être gagnant.

« Lorsqu'on ne trouve pas dans la région, il faut savoir élargir ses horizons pour trouver un repreneur potentiel. »

Le Programme de soutien à la reprise collective vise à encourager une nouvelle vague de coopératives. Il permet d'aider les propriétaires à passer à l'action par le biais d'une étude de faisabilité et d'un soutien à l'implantation de la coopérative (est-ce que les travailleurs ont la capacité financière de reprendre l'entreprise, quelle est la valeur de l'entreprise, quels sont les leaders au sein de celle-ci, etc.).

Avec ce programme, un projet de coopérative pourra se voir accorder une subvention allant jusqu’à 15 500 $ pour l’embauche de professionnels.

©(Photo TC Media - Élise Brouillette)

Charles-Antoine Gauvreau et Jean-François Bourdon de Vanico-Maronyx.

L'exemple de Vanico-Maronyx

Les employés de Vanico-Maronyx, de Terrebonne, ont formé une coopérative de travailleurs actionnaire (CTA) en 2005. Si, au départ, 57 % des employés ont adhéré à la CTA, aujourd'hui, l'adhésion est automatique.

Charles-Antoine Gauvreau, propriétaire et directeur général, a témoigné que l'entreprise qui œuvre dans le domaine des salles de bain a toujours eu une approche transparente avec ses employés.

C'est à la suite d'une demande de syndicalisation qui a achoppé que l'organisation a décidé que le moment était venu de créer une CTA en 2005.

Au départ, Vanico-Maronyx a émis des actions pour 15 % des parts de l'entreprise. Ce qui lui a d'ailleurs permis de procéder à l'acquisition d'équipements dont elle avait besoin. L'entreprise a également mis en place un incitatif financier pour les travailleurs (1% de l'argent qu'ils mettaient).

Ensuite, en 2010, lors de la préretraite du propriétaire, Robert Gauvreau, les parts de la coopérative sont passées à 20 %.

Jean-François Bourdon, président de la CTA, a souligné que la coopérative engendre un grand sentiment d'appartenance des employés et une diminution du taux de roulement : « Si la compagnie va mal, la coop va mal. »

Il a avoué qu'au départ, certains travailleurs avaient peur, mais que ces craintes se sont dissipées au fil des années.

Aujourd'hui, via la CTA, les employés sont impliqués dans les décisions de l'entreprise et au fait des investissements et de la planification stratégique.

La tournée se fait en collaboration avec le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) et la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ).

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