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Une amende salée pour une entreprise de Sainte-Émélie-de-l'Énergie


Publié le 7 février 2018

L'entreprise Jobert inc. est située à Sainte-Émélie-de-l'Énergie.

©Photo - Google Street View

JUSTICE. L'entreprise Jobert Inc. de Sainte-Émélie-de-l'Énergie a été condamnée à payer plus de 23 000 $ pour avoir mal entreposé des matériaux après avoir été mise à l'amende par le ministère de l'Environnement.

Les faits reprochés à Jobert Inc., un entrepreneur général, remontent à 2012 et 2013. Des débris non triés ont alors été entreposés sous forme d'ilots et d'autres débris non récupérables ont été entreposés ailleurs que dans des contenants de récupération. Ceci, selon le ministère, contrevient à la Loi sur la qualité de l'environnement.

L'entreprise familiale a été trouvée coupable en mars 2017, à l'aube de son 50e anniversaire.

« Comme une bombe »

Sylvain Dumais, propriétaire de l'entreprise, affirme en entrevue avec L'Action qu'il a trouvé dur de se « faire mettre sur la place publique comme ça ».

« C'est comme une bombe », exprime-t-il.

Tombé entre deux chaises

Si Sylvain Dumais affirme regrette de ne pas s'être défendu dans cette affaire. Selon lui, les documents ayant été acheminés pas un huissier sont tout simplement tombés entre deux chaises. Il en prend l'entière responsabilité.

« On n'a même pas eu un rappel et on a reçu le constat d'infraction », dit-il.

Selon lui, la défense dans cette affaire était pourtant « facile à faire ».

Il explique que du bois avait été trié en ilots, mais que d'infimes résidus de plastique étaient demeurés collés sur ces morceaux de bois.

« Donc, eux, ils ont dit que ce n'était pas trié », dit-il.

Enfouissement

Il ajoute que le ministère de l'Environnement lui aurait suggéré d'enfouir ces morceaux de bois, position avec laquelle il est en total désaccord.

« Au Québec, on n'a pas les moyens d'enfouir. Que va-t-on laisser aux générations futures sinon? C'est inconcevable », avance-t-il.

Une solution écologique

Sylvain Dumais aimerait plutôt trouver une solution écologique afin de donner une deuxième vie à ce bois. Selon lui, le ministère de l'Environnement ne lui offrirait aucune aide pour ce faire, ce qu'il déplore.

« Je suis très déçu. Nous, on avait fait nos devoirs au préalable. On a engagé un agronome afin de voir si nous pouvions en faire du compost. Or, les résultats sont légèrement au-dessus du seuil », dit-il.

En processus

Il affirme que l'entreprise est maintenant en train de trouver un moyen d'enlever les résidus de plastique sur les morceaux de bois concernés et envisage actuellement plusieurs scénarios afin de les réutiliser plutôt que des les enfouir.

L'entreprise a jusqu'en septembre 2018 pour disposer du bois contaminé avec le plastique.