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La prison et des travaux communautaires pour avoir mis le feu à sa propre maison

L'homme de Saint-Félix-de-Valois a commis l'incendie parce qu'il était furieux contre sa conjointe


Publié le 17 janvier 2018

Raymond Junior Poudrier a plaidé coupable le 9 août 2017 à diverses accusations, dont celle d'avoir mis le feu à sa propre résidence de la rue de la Sablière en décembre 2016.

©Photo L'Action - Archives

JUSTICE. Un homme de 43 ans de Saint-Félix-de-Valois a écopé d'une peine de prison et de travaux communautaires pour avoir mis le feu à sa résidence avec le bidon d'essence de la tondeuse alors qu'il était en état d'ébriété parce qu'il était furieux que sa conjointe ne réponde pas à ses textos.

Raymond Junior Poudrier devra purger 90 jours de prison de manière discontinue, ainsi qu'effectuer 240 heures de travaux communautaires après avoir plaidé coupable, en août 2017, à une accusation d'incendie criminel ayant causé des dommages matériels à la maison dont il était copropriétaire avec son père. C'est ce qu'a ordonné le juge Claude Lachapelle, le 16 janvier, à la suite d'une suggestion commune des avocats de la poursuite et de la défense.

Raymond Jr Poudrier a dû faire un don de 2 000$ à la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés et a dû rembourser 1 000$ pour des dommages causés à une maison voisine en raison de l'incendie qu'il a causé.

Il devra aussi se soumettre à une probation de trois ans au cours de laquelle il devra travailler sur sa gestion de la colère et sur sa consommation.

Sous le coup de la colère

Le soir du 1er décembre 2016, Raymond Junior Poudrier était furieux contre sa conjointe. Quelques minutes avant qu'il ne mette le feu à sa résidence de la rue de la Sablière, il lui a envoyé des textos lui mentionnant qu'il allait mettre le feu à sa maison et qu'il se jetterait dans les flammes. Il lui a notamment fait parvenir des photos du bidon d'essence et du début de l'incendie. Cette dernière ne lui a pas répondu et elle a appelé les services d'urgence peu avant 22h.

Complètement embrasée

Les pompiers sont arrivés sur les lieux quelque cinq minutes après que l'appel eut été fait au 911, mais la maison était déjà complètement embrasée.

Selon le résumé des faits signé par l'accusé, celui-ci a été vu par le chef pompier s'éloigner rapidement de la résidence. Il a cependant rapidement été arrêté par les policiers.

Lors de son interrogatoire, il a avoué qu'il a causé l'incendie sous le coup de la colère et sur un coup de tête parce qu'il était furieux de ne pas avoir reçu de réponses aux textos envoyés à sa conjointe.

Plants de cannabis trouvés

Les policiers ont aussi perquisitionné ce qui restait de la résidence de l'accusé et 16 plants de cannabis d'une hauteur de 12 pouces ainsi qu'une lampe y ont été trouvés. Lors de son interrogatoire, Raymond Junior Poudrier a expliqué que les plants étaient pour sa consommation personnelle et il a été accusé de production de cannabis.

Après avoir plaidé coupable, l'accusé a été condamné à ne pas pouvoir posséder d'armes pendant une période de 10 ans.

Dur à réveiller

En août dernier, Raymond Junior Poudrier avait également reconnu avoir eu la garde d'un véhicule alors qu'il avait un taux d'alcoolémie supérieure à la limite permise. Il ne peut plus conduire de véhicule depuis, et ce, pour une période d'un an, et il a été soumis à une amende de 1 000$.

Le 13 septembre 2014, vers 1 h 15, les policiers ont eu du mal à réveiller l'accusé qui était endormi, assis derrière le volant d'un véhicule en marche dans un stationnement. Il a été soumis à l'éthylomètre et le plus bas taux était de 143 mg par 100 ml de sang, alors que la limite autorisée et de 80 mg par 100 ml de sang.