Sections

« À l’amour comme à la guerre »

Festival de Lanaudière 2018 


Publié le 14 mai 2018

Gregory Charles présente avec passion et humour la programmation de la 41e édition du Festival.

©(Photo L'Action - Jean Chevrette)

CULTURE. L’amour et la guerre, ces deux muses opposées et pourtant tissées d’une même passion, rythmeront la programmation de la 41e édition du Festival de Lanaudière qui se tiendra du 5 juillet au 5 août. 

Gregory Charles, directeur artistique du festival,  a procédé au lancement officiel le 12 mai dernier aux Galeries Joliette, devant une foule conquise par sa présentation tant ludique que fervente, ponctuée de quelques prestations musicales donnant le ton à la prochaine édition estivale, ainsi qu’en soulignant, pour l’occasion, la fête des Mères.

« Ça va mal dans le monde, mais dans ce désordre mondial, c’est possible de vivre des moments de beauté dans Lanaudière, et lorsque l’occasion se présente, on se doit d’attraper ces moments de bonheur », a déclaré M. Charles, faisant référence à la programmation éclectique ayant pour fil deux états d’âme ardents, souffles constants d’inspiration musicale, qui invitent d’emblée mélomanes aguerris comme néophytes avides.

Gregory Charles a concocté cette « programmation super large », souhaitant, à l’instar du fondateur du festival Fernand Lindsay,  rendre la musique universelle et accessible à tous : «J’espère faire naître le désir en vous de venir une fois, même plusieurs fois, dans ce cadre magnifique, pour cet événement d’envergure qui est ici, pas en Autriche, pas à New York ni à Vancouver, mais ici, dans Lanaudière!»

D’ailleurs, la définition de la musique classique se veut ample pour ce pédagogue loquace qui fait référence, entre autres, à Bach, Beethoven, Wagner, Mozart, qui ont tous représenté leur époque par de « grands moments » musicaux. Idem pour le 20e siècle allant du cake walk au jazz, ou encore à la musique sacrée grégorienne jusqu’à l’intérêt des grands compositeurs qui en ont assuré le prolongement : «On dit ce qu’on a fait pour la musique, et la volonté de représenter les pas donnés dans les derniers siècles.»  De plus, M. Charles tient à offrir des moments uniques, entre autres, avec Stéphane Tétreault à la tête de onze violoncellistes pour Dode Cello, et les tableaux musicaux de Leonard Bernstein sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, sans compter l’un des points culminants, soit La Passion selon saint Luc, dirigée par Kent Nagano. De même, cette optique « large » place sous les feux de la rampe les femmes, les minorités visibles, de jeunes promesses comme des maestros, dans un ensemble instrumental éclectique, alliant gospel, cuivres, chœur a cappella, guitares, orchestres symphoniques, et musique contemporaine.

Une programmation « enivrante et déchirante » à l’Amphithéâtre

L’honneur d’offrir le premier concert le 7 juillet à l’Amphithéâtre Fernand-Lyndsay reviendra à Susanna Mälkki qui dirigera l’OSM dans la thématique romantique de Berlioz. Le 8 juillet, Alain Trudel et l’Orchestre symphonique de Laval présenteront un répertoire dynamique avec des pièces de Daugherty, Gershwin et Adams. Le 13 juillet, Roderick Cox, un des chefs afro-américains les plus en vue, ainsi que le pianiste Stewart Goodyear, présenteront des œuvres d’amour spirituel, temporel et charnel de Goodyear, Barber, Gershwin et Rachmaninov. En grande première au Canada, La Passion selon saint Luc de Penderecki, interprétée par l’OSM le 14 juillet constituera une occasion unique d’entendre cette œuvre puissante. Le 15 juillet, place à l’énergie contagieuse du Jireh Gospel Choir et de la soliste Kim Richardson, partageant leur amour de cette musique spirituelle bigarrée.

Hommage à Céline Dion le 21 juillet, soirée lors de laquelle l’on revisitera le répertoire de notre diva lanaudoise avec un air de symphonie, interprété par l’Orchestre du Festival International de Lanaudière, accompagné par des artistes de renom comme Marc Hervieux, Marie-Ève Janvier, Johanne Blouin, Alexandre Da Costa et Kim Richardson. Le 22 juillet, place au jazz en exploration de l’époque de la Seconde Guerre mondiale, cette période sombre qui a servi de trame sonore pour l’amour et la guerre, de We’ll Meet Again à Run Rabbit Run en passant par Lili Marlène.

Le groupe Canadian National Brass Project, réunissant les meilleurs musiciens de cuivres du continent, offrira, le 27 juillet, un concert vibrant dans lequel se côtoieront, entre autres, Tchaïkovski,  Wagner, Gabrieli et Bernstein. Le 28 juillet, le Festival accueillera Stephen Layton, chef britannique réputé dans le monde de la musique chorale, pour interpréter la musique de Karl Jenkins. Bach, Vivaldi, Debussy, notamment, seront au programme des douze violoncellistes qui prendront d’assaut la scène le 29 juillet. Enfin, le week-end de clôture se fera sous l’égide de Yannick Nézet-Séguin et l’orchestre Métropolitain, explorant les thèmes de la guerre, de la résistance et l’opposition au nazisme, messages de paix et d’espoir, par le biais d’œuvres de Bernstein et Chostakovitch.

Pour de plus amples informations sur la programmation et les concerts en église : www.lanaudiere.org.

M. Charles échange chaleureusement avant le lancement officiel.

©(Photo L'Action - Jean Chevrette)

Séance d’échanges et de signatures d’autographes.

©(Photo L'Action - Jean Chevrette)