Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

08 avril 2019

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Fin précoce du projet pilote concernant les VTT

Sentier VTT

©Photo L'Action - Élise Brouillette - L'Action

Le projet pilote autorisait la circulation des VTT sur des chemins publics dans le noyau villageois de Chertsey.

CHERTSEY. Le projet pilote de la Municipalité de Chertsey autorisant la circulation des VTT sur 14 kilomètres de chemins publics, dont les rues Principale, de l’Église, Rochon et le chemin Grande-Vallée, a pris fin de façon prématurée en raison de la pression citoyenne. C’est en effet ce qu’a expliqué le maire, François Quenneville, en entrevue avec L’Action.

Le maire a mentionné que l’objectif du projet pilote était d’être capable d’avoir des données afin de mesurer la pertinence de le maintenir ou de l’abolir. Une consultation publique était prévue pour le mois d’août.

Rappelons que le projet pilote autorisant la circulation des VTT visait à ouvrir l’accès au secteur Grande-Vallée.

« Un regroupement de citoyens a fait des représentations auprès des conseillers des districts concernés, mais aussi d’autres districts », a déclaré le maire.

Il a poursuivi que les conseillers ont finalement majoritairement abrogé le règlement (4 contre 2) permettant la circulation des VTT, plaidant que la qualité de vie des citoyens était affectée de manière trop importante et que les retombées économiques ne seraient pas assez significatives.

« Je suis déçu, j’aurais aimé que le projet pilote se rende au mois d’août pour pouvoir mesurer les impacts et voir les alternatives possibles. »

Le maire a enchaîné que les commerçants lui ont signifié leur déception, puisque l’achalandage dans les commerces avait, selon lui, augmenté.

François Quenneville a expliqué avoir reçu deux pétitions, une de près de 200 noms s’opposant au projet et une de 500 noms demandant le maintien du projet. « Par contre, je ne considère pas les pétitions sur internet. »

Le maire a insisté sur l’importance que les quadistes n’aient pas l’impression qu’ils ne sont pas les bienvenus à Chertsey. « Ils le seront toujours », a-t-il assuré.

Il a ajouté que d’autres circuits pourraient être possibles afin d’ouvrir l’accès à Grande-Vallée et faire en sorte que Chertsey devienne la porte d’entrée du quad dans Lanaudière.

Toutefois, advenant d’autres propositions de la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ), il confirme qu’une consultation publique aura lieu en amont. « On va être à l’écoute de la Fédération, mais là, on va laisser la poussière retomber. »

Déception des pro-quad

De leur côté, les intervenants pro-quad (FQCQ, Club Paradis du Quad Ouareau et Club Quad Motoman, commerçants) se sont vivement opposés au retrait du projet pilote. Un rassemblement en ce sens a même eu lieu à la mi-mars.

« La ville de Chertsey est une plaque tournante du quad dans le secteur de Lanaudière depuis nombre d’années. La relation entre les clubs quad et la municipalité semblait exemplaire avec la venue d’un projet pilote permettant la circulation des quads et côte à côte sur une partie du réseau routier de la ville afin de permettre à plus de quadistes d’accéder aux commerces, le débarcadère, la station d’essence et les restaurants avoisinants les sentiers », peut-on lire dans un communiqué.

Sur sa page Facebook, La Zone Quad dénonce que les élus de Chertsey n’aient pas tenu compte des pétitions et du nombre de signatures recueilli. On s’inquiète de la démocratie et du déclin de la municipalité.

Du côté du Club Paradis du Quad Ouareau, on déplore la décision et la pression indue qui aurait été mise sur les conseillers. On assure aussi qu’on ne laissera pas tomber, que les commerçants sont solidaires du projet, et que de nouvelles propositions seront effectuées.

Peu de bénéfices économiques

Du côté de la Coalitionvtt de Chertsey, qui était contre le projet pilote, on rappelle que les VTT auraient circulé devant pas moins de 130 résidences, dont plusieurs à 15 mètres et moins du sentier projeté.

La Coalitionvtt explique que si les amateurs de quad « ont taxé » les opposants d’anti-vtt, l’opposition n’avait pas pour objectif d’empêcher les quadistes de pratiquer leur activité. Les citoyens voulaient faire respecter leur droit à la jouissance paisible de leurs biens.

La Coalitionvtt affirme avoir tendu la main au maire, aux élus en faveur du projet et à la Fédération dans le but d’une recherche conjointe d’alternatives.

« Ils ont ignoré cette offre et ont voulu nous faire porter l'odieux d'un déclin économique probable à cause de notre manque d'ouverture », peut-on lire dans un communiqué.

Selon la Coalitionvtt, à Chertsey, les activités économiques se font quasiment uniquement le long de la 125 là où passe déjà un sentier de VTT permanent.

Pour ces citoyens, Chertsey ne retirerait que peu de bénéfices économiques alors qu’à l’inverse, les propriétés riveraines d’un sentier de VTT subiraient une dévaluation certaine. Les opposants croient aussi que le VTT ne permettrait pas à Chertsey de redorer son image et d’attirer des résidents et des investisseurs potentiels.

Commentaires

9 avril 2019

stephane grenier

chertsey es deja une ville pas trop riche les comerces von crever de faim pas fort comme idée

9 avril 2019

Diane Cossette

BRAVO aux 4 éluEs qui ont pris cette décision éclairée! Les consultations publiques doivent se tenir avant l'adoption de tels projets (en amont). Pour le loisir des uns et l'enrichissement personnel de quelques commerçants, ce projet pourrissait la qualité de vie et/ou les investissements immobiliers de plus de 130 ChertsoisES. De plus, cela détruit aussi prématurément nos routes. Économiquement parlant, nous payons très cher collectivement pour les faire réparer... Pour finir, la Loi provinciale exige que les sentiers des véhicules hors routes passent à au moins à 100 mètres des habitations depuis 2011; ce n'est pas un hasard...

9 avril 2019

M-A Quessy

Bien dommage que cela ai fini par un tel cirque pro ou contre et des enjeux politiques. D’un coté dire qu’un propriété sera dévaluée par le passage de quelques centaines de quads par semaine en saison forte est complètement loufoque et de dire de l’autre coté que la ville perdra d’énormes sommes de revenus uniquement grace aux quadistes. Tout le monde est perdant dans ce dossier des deux cotés ou même des élus se sont permis de virulents propos sur Facebook. La bassesse humaine à son meilleur pour quelques VTT comme si c’était un enjeu national.

9 avril 2019

Sylvain MAlo

Quelle bande d'arquaïques, c'est pas fort les élus de chertsey!!!!!!!

12 avril 2019

D. Cossette

@M-A Quessy La dévaluation des propriétés riveraines à de nouveaux sentiers VTT est bien réelle. Cette dévaluation oscille entre 10% et 30% selon les cas. La jurisprudence est abondante à ce sujet. Exemple : http://t.soquij.ca/k4JKx Dans ce cas précis, c'est 10% de dévaluation. Si certains élus avaient été un peu plus à l'écoute des citoyenNEs qui avaient demandé un moratoire en septembre 2018 (soit avant de placer la signalisation dans les rues), il n'y aurait effectivement pas eu tout ce cirque...

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web Joliette - Caméléon Média