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05 avril 2019

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Lisbonne sous la plume de Louise Warren

Louise Warren

©Photo gracieuseté – Richard Gravel - L'Action

Louise Warren.

LITTÉRATURE. La poète et essayiste lanaudoise Louise Warren est de retour avec un nouvel ouvrage, Le livre caché de Lisbonne, issu d’une résidence d’écriture en 2015.

:« La façon d’entrer dans le livre, à pas de loup, en apprivoisant les lieux comme on le ferait naturellement, en prenant le temps, en s’acclimatant, est très intime », affirme l’auteure en entrevue avec L’Action.

La poète souligne qu’habituellement, les livres sur les villes sont plutôt tournés vers l’extérieur alors que Le livre caché de Lisbonne est plus organique.

Le défi, lors de sa résidence, était d’équilibrer le temps passer dans la ville et l’écriture.

L’oeuvre propose 17 promenades dans une ville vécue comme un vaste atelier d’écriture, ponctuées par des citations d’écrivains, dont plusieurs Portugais. Un regard très personnel se porte sur les azulejos, sur l’architecture, sur le Tage, sur les ruines, entre autres.

Pour une première fois, Louise Warren agrémente aussi son œuvre de 18 photographies de voyage.

Si, au départ, sa résidence avait pour objectif la rédaction d’un chapitre sur la thématique de la fenêtre, le projet a pris une ampleur toute autre et s’est transformé en œuvre complète.

Elle déclare qu’aller dans une ville étrangère permet de se pencher sur de nouveaux lieux, de renouveler les objets de ses réflexions et d’en approfondir d’autres.

« J’ai eu le temps de mûrir chaque promenade. Par la suite, je suis aussi retournée deux autres fois à Lisbonne afin de compléter les informations et de bien sentir les choses, d’assurer une justesse dans les sensations. C’est rare de pouvoir le faire à l’étranger. »

La poète mentionne que Lisbonne est une ville où les choses bougent très vite au niveau du tourisme. « La ville n’était pas préparée à ça. Les Portugais sont en train de devenir esclaves du tourisme. J’ai pu sentir le changement dans la ville en quatre ans et je suis contente d’avoir pu assister à ça. »

Louise Warren n’écrit pas dans un but sociologique, mais dans une approche poétique. Toutefois, ces bouleversements ont tout de même teinté certains fragments.

« Le livre de Lisbonne marque un temps. Pour moi, il y a un avant et un après Lisbonne. Également, je ne m’étais jamais autant impliquée dans la composition intérieure d’un de mes livres, au niveau graphique notamment. Je n’en ferai pas beaucoup des livres comme ça. »

Louise Warren sera à la Maison des arts de Saint-Alphonse-Rodriguez le 27 avril, à 14 h, pour une rencontre conviviale avec les lecteurs.

 

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