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01 février 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

« Nous allons reconstruire le plus rapidement possible »

Michel St-Jean songe déjà à rebâtir le premier Patrick Morin de l’entreprise

Feu Patrick Morin

©(Photo L'Action - Mario Durieux)

Au lendemain du violent incendie qui a ravagé le Patrick Morin de Sainte-Marcelline-de-Kildare, le directeur général Michel St-Jean a mentionné que la succursale sera rebâtie et que les 18 employés seront relocalisés.

INCENDIE. « Dire que c’était une grande surprise lorsque nous avons été alertés de cette nouvelle est un mot doux », a lancé le directeur général de Patrick Morin, Michel St-Jean, concernant le violent incendie qui a ravagé la succursale de Sainte-Marcelline-de-Kildare, dans la soirée du mercredi 30 janvier.

Joint au téléphone par L’Action, il parle davantage d’un choc. « Tu ne songes jamais à cela, d’autant plus que nous venions de le rénover il y a cinq ans. » 

Au-delà de l’incident, c’est surtout l’aspect historique qui ajoute une couche supplémentaire de drame. Le magasin, situé aux angles de la 10e Rue et de la Principale, était le premier magasin de l’entreprise.  

« De nombreux souvenirs y étaient rattachés. La famille y a vécu beaucoup d’émotions », a-t-il fait savoir. 

Cependant, la famille Morin pouvait compter sur l’appui de la communauté non seulement marcellinoise, mais également lanaudoise. De nombreuses personnes se sont déplacées, notamment des employés, afin d’apporter un peu de réconfort par l’entremise de messages d’encouragement. 

Reconstruction et relocalisation 

Au lendemain de ce dur réveil, l’attitude était déjà à la renaissance. L’idée était claire aux yeux des propriétaires; le « bébé » des Patrick Morin renaîtra de ses cendres, et ce, dans les plus brefs délais. 

« Nous nous sommes regroupés avec la famille afin d’établir une stratégie. Elle désire reconstruire le plus rapidement possible », a laissé entendre M. St-Jean. 

Bien entendu, des contraintes de temps peuvent entrer en ligne de compte, mais à ses yeux, il sera érigé avant son 60e anniversaire de naissance en 2020. En effet, M. Morin avait ajouté, en 1960, une quincaillerie à sa « cour à bois » contenant deux moulins à scie. 

Pour le moment, les 18 employés ont été rencontrés par la direction. Ils seront relocalisés temporairement dans les succursales de Joliette, Saint-Charles-Borromée, Saint-Félix-de-Valois ainsi qu’au centre de distribution. 

Les faits 

Selon les informations de la Sûreté du Québec, l’alarme s’est déclenchée vers 19 h 15 le 30 janvier. Les pompiers du Service d’incendie de Rawdon, affilié avec la municipalité de Sainte-Marcelline, se sont rapidement affairés à la tâche.  

« C’est un pur hasard, parce que nous avions prévu une pratique en alimentation d’eau du lac. Le camion était déjà prêt et en direction de l’incendie lorsque nous avons reçu l’appel. Notre temps de réponse a été exceptionnel », a laissé entendre le chef de la division du service d’incendie de Rawdon, Christian Fortin. 

À leur arrivée, ils constatent que le bâtiment se dégrade à une vitesse fulgurante, notamment en raison des matériaux à l’intérieur du magasin. « Quand nous sommes parvenus à nous rendre sur les lieux, le feu s’était répandu sur le toit. Nous étions en mode défensive », a-t-il ajouté. 

Les pompiers de Joliette, Saint-Charles-Borromée, Saint-Alphonse-Rodriguez et même de la MRC de Montcalm sont venus épauler son équipe. L’Association des pompiers auxiliaires de Lanaudière (APAL) était également sur place. 

« Par période de grand froid, elle est présente dès le début pour hydrater et réchauffer les pompiers. Elle a d’ailleurs pris en charge la famille Morin dans un véhicule mis à sa disposition afin de dénicher des pistes qui pourraient aider les enquêteurs à trouver ce qui s’est passé », a-t-il expliqué. 

Une cinquantaine de pompiers ont pris part à l’opération, qui aura duré 8 heures. Aucune personne n’a été blessée pendant son déroulement. Un enquêteur ainsi qu’un technicien en incendie se pencheront ensuite sur le dossier, qui a été remis à la Sûreté du Québec. 

Un peu d’histoire 

Dans un publireportage datant de 1995 du Joliette Journal, il faut remonter à 1955 pour voir les balbutiements de Patrick Morin, alors propriétaire d’un moulin à scie.  

C’est cependant en 1960 qu’il greffe un petit magasin dont les seuls articles étaient des clous et des marteaux. D’ailleurs, le magasin, à l’époque, n’était pas chauffé! 

Entre 1975 et 1983, l’entreprise prend de l’expansion, si bien qu’en 1995, Patrick Morin contenait 13 succursales un peu partout dans Lanaudière ainsi qu’en Mauricie, notamment au Cap-de-la-Madeleine.  

Misant sur des valeurs telles que la famille, l’ouverture d’esprit, le travail d’équipe et le respect, Patrick Morin détient aujourd’hui 21 magasins, en plus d’avoir à sa charge 1500 employés. L’entreprise célèbrera en 2020 ses 60 ans d’existence. 

Facture Patrick Morin

©(Photo L'Action - Jean Chevrette)

Une facture du Patrick Morin datant de 1961.

Commentaires

12 fvrier 2019

Michèle Dubeau

CETTE INCENDIE ME RAPPELLE DE NOMBREUX BEAUX SOUVENIRS DE MA JEUNESSE CAR ÉTANT JEUNE NOUS, NOUS RENDIONS DANS LA GRANDE COUR À BOIS, JOUER À LA CACHETTE AVEC LES PT,TITS MORIN .CET ÉVÈNEMENT MALHEUREUX NOUS REND NOSTALGIQUE ET DE TOUT COEUR PARTAGEONS LES SOUVENIRS AVEC EUX ...

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