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28 janvier 2019

Steven Lafortune - slafortune@lexismedia.ca

Joliette se dote d’une zone pour la production et transformation de cannabis

En plus de l’ouverture de la succursale de la SQDC à la fin de l’été

©(Photo L'Action - Steven Lafortune)

La Ville de Joliette se dote d’une zone pour la production et/ou la transformation de cannabis en amendant un règlement lors de sa séance du 21 janvier.

CANNABIS. La Ville de Joliette, lors de sa séance du lundi 21 janvier, a adopté le premier projet du règlement 50-2003-9, amendant le Règlement sur les usages conditionnels 50-2003. Cela permettait d’ajouter les articles 4.9, 4.9.1 et 4.9.2 en ce qui a trait aux entreprises de production et/ou de transformation de cannabis.

La Ville a ciblé la zone I02-060 qui se retrouve dans son parc industriel. Elle se situe à l’intersection du boulevard de l’Industrie et de la rue Almira-S. Choinière.  

Jointe par L’Action, la directrice des communications de la Ville de Joliette, Sonia Hénault, a souligné que ce règlement a été adopté dans un objectif d’encadrement de son usage, puisque rien n’était établi depuis la légalisation du cannabis en octobre dernier. 

L’idée est venue de l’interne par Sylvain Gagnon, directeur du service de l’Aménagement du territoire de la Ville. « Des gens ont approché la Ville à ce sujet, car la Société québécoise du cannabis (SQDC) a un problème de fournisseur. On a ainsi débuté avec un projet-pilote, mais nous en sommes encore qu’aux balbutiements », a-t-il laissé entendre. 

En effet, le projet est loin d’être approuvé. Après l’adoption de l’avis de motion, un avis public doit être publié, conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.  

Ensuite, une consultation publique aura lieu afin que les citoyens et propriétaires d’entreprise puissent faire valoir leur point de vue. Le conseil a par la suite le droit de renoncer au projet ou d’aller en référendum advenant le cas de discordance avec la population si elle désire poursuivre.

Une opportunité de développement économique 

Commissaire en implantation à la Corporation de développement économique de Joliette, Gilles-Mathieu Vincent corrobore les propos de M. Gagnon, précisant qu’il aurait reçu quelques coups de fil d’entrepreneurs ayant l’idée de s’installer sur le territoire. Il assure toutefois que les projets étaient peu avancés et que pour obtenir une licence fédérale de production et/ou de transformation de cannabis, il faut être solide financièrement, ajoutant que le processus est « long et coûteux ». 

Néanmoins, le choix d’ajouter un tel règlement est, selon lui, une opportunité de développement économique importante. « En termes de salaires pour les employés, il y a une valeur ajoutée parce qu’il n’est pas au minimum, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le revenu économique de la Ville », a-t-il soulevé. 

D’ailleurs, il estime que Joliette est une destination alléchante compte tenu des avantages qu’apporte la MRC. « Une usine de cannabis demande beaucoup en électricité et en eau. Avec Hydro-Joliette et la qualité de notre service d’égouts, en plus des grandes superficies qu’offre le parc industriel, il y a de nombreux points positifs. »

La succursale de la SQDC ouverte cet été? 

Dans un même ordre d’idées, lors de l’annonce de ses trois premiers mois d’activités, la Société québécoise du cannabis a révélé que d’ici l’été, trois succursales allaient ouvrir leurs portes. Joliette, de même que Brossard et Gatineau, seront les prochaines sur la liste. 

Le responsable des relations de presse à la Société des alcools du Québec, Mathieu Gaudreault, a confirmé cette annonce, mais ne pouvait divulguer une date précise pour son ouverture officielle. 

« On s’attend à ce que ce soit à la fin du printemps ou au début de l’été. Cependant, on se laisse de la marge de manœuvre », a-t-il laissé entendre, ajoutant que les travaux devraient débuter prochainement. 

Joliette figurait parmi les premières succursales à être en vigueur dans la province, mais l’arrivée du gouvernement caquiste a freiné les ardeurs de la SQDC, la principale raison étant que les cégeps et universités sont dorénavant considérés dans les établissements scolaires, au même titre que les écoles primaires et secondaires.  

La distance entre les deux institutions était également à risque, mais M. Gaudreault a confirmé que la succursale accueillera ses clients à son endroit d’origine, soit dans le centre-ville, à la Place Bourget. 

Commentaires

28 janvier 2019

Lincoln Richard

Cela va aider à payer les 3 fosses sceptiques ( ce que le monde dit) à l'entrée de la ville au coût de $100,000. je crois?

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