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12 Septembre 2018

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Que feriez-vous pour améliorer l’accès à un médecin de famille dans la région?

Comté de Joliette

Que feriez-vous pour améliorer l’accès à un médecin de famille dans la région?

©gracieuseté

ÉLECTIONS. À l’occasion des élections, l’équipe de L’Action  interpellera chaque semaine les candidats des différents partis sur un enjeu qui touche la région. Cette semaine, les candidats de Joliette ont répondu spontanément à une question touchant l’accès à un médecin de famille.

Véronique Hivon, Parti québécois

« Pour faciliter l’accès aux soins de santé et à un médecin de famille, nous voulons que tous les professionnels de la santé aient plus d’autonomie et de responsabilités. Ceci permettrait de dégager les médecins de cas mineurs qui pourraient très bien relever des infirmières, des pharmaciens, etc. Dans cette optique, le CLSC de Joliette serait ouvert tous les soirs et les fins de semaine, en plus d’avoir une clinique d’infirmières praticiennes (super infirmières). Un autre élément consiste à permettre plus de soutien à domicile destiné aux aînés et aux personnes handicapées. Pour ce faire, nous voulons réinvestir 500 M$. Plutôt que de se retrouver dans les urgences, les services seront amenés vers eux. Permettre aux aînés de demeurer chez eux le plus longtemps possible est un gage de meilleure santé et de meilleur bien-être pour eux. Nous voulons également augmenter le répit pour les proches aidants. Nous misons sur ces solutions non hospitalocentristes afin de permettre aux médecins d’agir selon ce qui relève directement d’eux et de faire en sorte que la personne soit au centre de tout. C’est autant de moyens d’être centré sur la personne et, lorsqu’il y a un problème, d’offrir diverses solutions et, même, de prévenir en amont. » (GG)

Veronique Hivon

©Photo gracieuseté

Véronique Hivon.

Judith Sicard, Québec solidaire

« Nous, chez Québec solidaire, on veut que les CLSC soient ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le gouvernement libéral a encouragé les groupes de médecine familiale qui sont la propriété des médecins. On veut que les médecins de famille, qui ont fait un transfert vers les groupes de médecine familiale, reviennent dans les CLSC. Utiliser les CLSC à leur pleine capacité permettrait à la population d’avoir rapidement accès à un médecin de famille. C’est notre mesure à court terme. Dans les CLSC, on retrouverait aussi des ergothérapeutes, des travailleurs sociaux, des professionnels qui pourraient accompagner les malades de tous les genres. Nous voulons aussi beaucoup investir en prévention et dans les services sociaux, encourager la mobilité, aider à ce que les gens soient en santé. Les facteurs sociaux et l’environnement influencent les maladies à 50 %. On veut agir globalement et à long terme pour la santé. Nous voulons aussi réduire la rémunération des médecins et retourner cet argent dans le réseau public de la santé. Avec Pharma-Québec, nous voulons finalement créer un pôle de recherche, de production et d’achat de médicaments ce qui permettra de réduire globalement les coûts. » (EB)

Judith Sicars

©Photo gracieuseté - L'Action

Judith Sicard.

François St-Louis, Coalition avenir Québec

« Je pense que la CAQ est assez claire à ce sujet. C’est intolérable et inacceptable de penser que ce ne sont pas tous les Québécois qui ont accès à un médecin de famille. Statistiquement parlant, c’est plus de 59% des gens qui n’arrivent pas à voir leur médecin lorsqu’ils en ont besoin. Moi le premier, je n’ai pas de médecin de famille, alors je comprends pleinement la réalité que vivent beaucoup de Québécois concernant cet enjeu. Avoir un médecin qui nous est attitré c’est une chose, mais si on n’est pas capable de le voir, ça ne nous donne pas grand-chose. On envisage une révision de la rémunération à l’acte, qui serait modifiée, et on obligerait les médecins à voir plus de gens qu’ils n’en voient actuellement. Si on compare avec nos voisins ontariens, près de 95% des gens ont accès à un médecin alors qu’ils ont 10 médecins pour 1 000 personnes. Au Québec, nous avons 12 médecins pour 1 000 personnes. En permettant également à nos infirmières de réaliser certains actes médicaux, tout comme à nos pharmaciens pour des cas mineurs, on permettrait de désengorger le flux de patients vers les médecins et ça aiderait énormément. » (CBG)

Francois St-Louis

©Photo gracieuseté - L'Action

François St-Louis.

La candidate libérale dans Joliette, Émilie Imbeault, a refusé de se prêter à l’exercice.

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