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12 Septembre 2018

Anne-Marie Duquette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Journée Portes ouvertes de l’UPA ou l’exquise diversité de Lanaudière

©Photo Anne-Marie Duquette - L'Action

Plus de 1000 personnes étaient au rendez-vous à La Courgerie et ses jardiniers gourmands.

AGRICULTURE. «Lanaudière se positionne comme leader en agrotourisme et en expertise bioalimentaire, tant par la force de nos producteurs en émergence que par l’innovation constante de ceux déjà établis», selon Pascale Coutu, agricultrice et présidente du Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière (CDBL). C’est, en effet, ce qu’ont pu découvrir des milliers de curieux épicuriens lors de l’édition 2018 de l’événement Portes ouvertes sur les fermes du Québec en ce radieux 9 septembre dernier.

Portes ouvertes UPA

©Photo Anne-Marie Duquette - L'Action

La «bergère» Lynn Levasseur partageant son expertise sur l’élevage de brebis à la Fermette Vallée St-Guillaume.

Fermette Vallée St-Guillaume

«Ça va très bien! Il est 13h et on estime l’achalandage à 700 personnes», a déclaré, visiblement satisfait, Gérard Gagnon, copropriétaire de la bergerie située à Saint-Jean-de-Matha, cheptel d’une soixantaine de brebis et de trois béliers. D’ailleurs, les visiteurs bombardaient de questions Lynn Levasseur, surnommée affectueusement la «bergère» par M. Gagnon, lors de la visite de la bergerie également pouponnière, questions pertinentes portant sur le chauffage géothermique, le type précis d’alimentation, les races sélectionnées, la qualité du lainage, mais surtout sur la viande puisque que la fermette se spécialise, outre le poulet de grain et le lapin à chair, dans la vente de  viande d’agneau. Si les adultes s’intéressaient de près à ces aspects, les nombreux enfants, pour leur part, ne demandaient qu’à câliner les brebis.

La Fermette Vallée St-Guillaume, qui en était à sa 3e participation pour l’événement annuel de l’UPA, est désormais à vendre en raison de la santé fragile de M. Gagnon qui souhaite prendre une retraite sereine, sans pour autant se départir de sa passion. «Nous avons déjà une autre maison tout près et j’aimerais beaucoup faire du mentorat gratuitement auprès de la relève qui va acquérir cette ferme», a-t-il souligné.

Érablière à Marjo

Propriétaires de cette érablière de Saint-Jean-de-Matha depuis quatre ans, Martin Provost et Johanne Rondeau s’initiaient cette année à la Journée Portes ouvertes, minutieusement préparés, mais sans attente particulière, selon Mme Rondeau : «On attend de 400 à 500 personnes. Jusqu’ici, les gens sont contents, nous avons d’excellents commentaires sur l’accueil, le service du personnel, les dégustations, les activités. Ils nous disent qu’ils se sentent comme chez-eux, en bref, comme ils nous disent dans le temps des sucres!»

Visant a priori la promotion des produits de l’érablière par la dégustation des délices de beurre, tire, sirop, queues de castor et même barbe à papa, les visiteurs avaient droit également à une visite de l’évaporateur, d’où fusaient de nombreuses questions sur la transformation de la matière première, ainsi qu’une randonnée guidée dans l’érablière. Outre sa fonction initiale, soit celle de nous «sucrer le bec» dès février, l’érablière offre aussi un service de traiteur à l’année et est ouverte sur réservation pour des groupes voulant célébrer.

La Courgerie et ses jardiniers gourmands

Plus de 1000 personnes ont pris d’assaut La Courgerie de Sainte-Élisabeth, tant pour profiter des nombreuses activités que pour se gorger d’informations divulguées avec expertise et touches d’humour par Pascale Coutu sur les courges et cucurbitacées. Trucs et astuces pour les «bichonner» avant de les apprêter ont visiblement captivé la foule. En ce qui a trait à cet événement, Mme Coutu spécifie que «8 personnes sur 10 sont de nouveaux visiteurs d’année en année, et ceux de l’année précédente reviennent plus tard pour participer à nos autres activités. Nous avons de bons commentaires. Les gens apprécient la rencontre et posent des questions sur la vie à la ferme, demandent des conseils sur le démarrage en agriculture, mais pointent plus sur le côté humain, personnel.»

Dynamique, la copropriétaire sait créer des partenariats régionaux complémentaires pour la création de livres, entre autres, avec Qui sème récolte! pour le Meilleur des pommes, ainsi que le Meilleur du champignon avec l’Abbaye Val Notre-Dame, et le Meilleur des petits fruits, avec la Ferme Guy Rivest. «C’est toujours le même concept, soit des recettes simples et des matières de base du terroir faciles à trouver», commente Pascale Coutu.

En plus de l’auto-cueillette, les dégustations et l’approche pédagogique ludique de cette journée, les activités offertes ont connu un franc succès. L’une d’entre elles toutefois se démarquait, animée par des intervenants du CPS de Lanaudière, pour souligner en ce 9 septembre la Journée mondiale de la prévention du suicide, problématique touchant de près le milieu agricole, en fonction du dur labeur. Fusionnant les deux thématiques du jour, on offrait aux enfants de planter une graine de haricot dans un petit pot –semer la vie- en terminant le tout par de joyeux selfies.

©Photo Anne-Marie Duquette - L'Action

Explications sur la transformation de la sève d’érable à l’Érablière à Marjo.

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