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10 Septembre 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Ni hausse ni baisse d’impôts : Lisée veut « garder chaque dollar » pour investir en santé et en éducation

Ni hausse ni baisse d’impôts : Lisée veut « garder chaque dollar » pour investir en santé et en éducation

©Photo - gracieuseté Guillaume Morin

Jean-François Lisée, le 26 août 2018, à Joliette, lors de l’investiture de Véronique Hivon.

JOLIETTE. Il n’y aurait ni hausse, ni baisse d’impôts si un gouvernement du Parti québécois (PQ) était élu au pouvoir lors du scrutin provincial d’octobre. Le chef de la formation politique, Jean-François Lisée, assure qu’il veut « garder chaque dollar qui est confié » à l’État pour investir en santé et en éducation.

« Nous voulons être plus efficaces. Notre priorité, c’est de maintenir et d’améliorer les services aux citoyens », a-t-il dit lors d’un entretien avec les médias, lors de son passage à Joliette, le 26 août dernier.

Jean François Lisée s’était déplacé dans la région pour assister et prendre la parole lors de l’investiture de sa vice-cheffe et députée sortante de Joliette, Véronique Hivon.

En phase avec la population ?

Selon lui, la proposition de son parti de maintenir les impôts au seuil actuel est en phase avec ce que la majorité de la population voudrait.

Il avance que des sondages menés auprès de Québécois qu’il dit avoir consultés concluraient que deux citoyens sur trois préféreraient des investissements en santé et en éducation plutôt que des baisses d’impôts.

« Ça tombe bien puisque c’est exactement notre proposition. Évidemment, on aimerait ça les abolir les taxes et les impôts, mais ça sert à quelque chose et il n’y a pas moins d’enfants en difficultés, il n’y a pas moins d’aînés qui ont besoin de soins, il n’y a pas moins d’inondations, etc. », a-t-il étayé.

Avec cette promesse, le Parti québécois veut aussi éviter aux citoyens de devoir payer pour se tourner vers le privé.

Climatiser les CHSLD

Jean-François Lisée a notamment affirmé qu’il voulait augmenter de 500 M$ par année le financement des soins à domicile. Selon lui, cela permettrait aux aînés de « vieillir dans la dignité » chez eux.

« Il faut aussi climatiser dans la mesure du possible les CHSLD avant la canicule de l’été prochain. Et, évidemment, les rénover. Ça prend aussi plus de préposés bénéficiaires et d’infirmières dans les CHSLD pour s’occuper de notre monde », a-t-il dit.

Heures étendues dans les  CLSC

Le Parti québécois veut également étendre les heures de service des CLSC les soirs et les fins de semaine afin de permettre aux citoyens d’avoir une alternative concrète aux urgences débordantes des hôpitaux.  Le CLSC de Joliette fait partie du nombre.

Le parti veut aussi intégrer des super infirmières à ces centres locaux de première ligne. Selon lui, donner plus des responsabilités aux infirmières praticiennes, et à d’autres professionnels de la santé, permettra de dégager les médecins et leur permettre de consacrer plus de temps aux patients.

« Il va y avoir un rythme d’implantation […] compte tenu de la situation de Joliette, ce serait un endroit où on agirait rapidement », a affirmé Véronique Hivon, aux côtés de son chef.

Dans un premier mandat

Précédemment, lors de son discours, Véronique Hivon a pris cet engagement concernant le CLSC de Joliette. Elle s’est aussi engagée, pour la circonscription de Joliette, à ajouter des classes aux écoles primaires de Sainte-Mélanie et de Notre-Dame-de-Lourdes, à développer le train de l’Est jusqu’à Joliette, à accorder un soutien financier gouvernemental pour la rénovation du Centre culturel de Joliette et à mettre en place des mesures pour rendre la route 158 plus sécuritaire.

Une desserte universitaire flexible verrait aussi le jour dans la région de Lanaudière sous un gouvernement péquiste.

Questionné sur ces engagements de sa vice-cheffe, Jean-François Lisée a affirmé qu’ils seraient tous réalisés par son parti dans le cadre d’un premier mandat.

« On ne prend aucun engagement dans aucune circonscription sans d’abord avoir fait la vérification avec le cadre financier que nous avons prévu, a-t-il dit. Nous allons les intégrer sur le plan quinquennal d’investissements (PQI). »

Il a ajouté que « rien » n’était annoncé pour un deuxième mandat, « sauf l’indépendance ».

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