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08 Août 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

La prison pour avoir menacé de mort la mère de ses enfants

©Photo L'Action - Archves

JUSTICE. Un homme de 33 ans, qui possède des antécédents en matière de violence, a récemment écopé d’une peine de six mois de prison pour avoir menacé de mort la mère de ses deux enfants dans le bureau de son agente de probation, à Joliette.

L’homme de Terrebonne, dont nous préférons ne pas dévoiler l’identité afin de protéger celle de ses enfants, se trouvait, le 19 juin dernier, à sa première rencontre avec son agente de probation, Chantal Côté.

Lorsque celle-ci a voulu aborder l’aspect de l’agressivité dans le cadre de son suivi probatoire, le père a rétorqué : « Un jour je vais tuer quelqu’un », selon le témoignage qu’elle a livré au procès de celui-ci, tenu le 11 juillet dernier, au palais de justice de Joliette.

« J’ai demandé qui et il a répondu : « la mère de mes deux enfants » », a-t-elle dit.

Propos « préoccupants »

L’homme a quitté le bureau de l’agente de probation et, après la rencontre, celle-ci a alerté les policiers jugeant les propos de son client « préoccupants ». Il a été arrêté le jour même. Deux jours plus tard, il a été accusé d’avoir proféré des menaces de mort.

Selon Chantal Côté, l’accusé avait une attitude fermée et faisait preuve d’« un peu de provocation » et d’une attitude « un peu intimidante » lors de la rencontre.

« Quand il a mentionné qu’il voulait tuer quelqu’un, il avait un petit sourire narquois, en coin, de détachement et d’arrogance… peut-être pour me déstabiliser », a-t-elle indiqué au juge.

La mère des enfants et ex-conjointe de l’accusé a appris de la bouche des policiers les menaces proférées par ce dernier envers elle. Il venait de ravoir des droits de visite pour voir ses enfants.

« Sur le coup j’ai eu peur », a-t-elle témoigné devant le tribunal.

« Une métaphore »

L’accusé, détenu depuis son arrestation, a livré un témoignage surprenant, mentionnant que les propos qui lui sont reprochés étaient une « métaphore mal interprétée ».

« On m’a arrêté pour de quoi que je ne comprends pas. Il n’y avait aucune menace envers personne. Je n’avais pas l’intention de tuer personne. C’était une métaphore placée à la mauvaise place », a-t-il ajouté.

Or, le juge ne l’a pas cru.

« Il savait très bien la portée de ses propos », a souligné le magistrat en le déclarant coupable.

L’accusé devra purger 146 jours des 180 jours de prison lui ayant été imposés compte tenu du temps passé sous garde depuis son arrestation.

L’avocat de la poursuite avait plaidé pour qu’il écope d’une « peine conséquente afin qu’il comprenne la portée de son geste », alors que l’avocat de la défense avait soulevé qu’une peine d’un maximum de deux mois était suffisante.

En février dernier, il avait été condamné à quatre mois de prison pour voie de fait armé.

 

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