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18 Juin 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Jacques Taillefer devrait connaître son sort en août

©Photo L'Action - Geneviève Geoffroy - L'Action

Jacques Taillefer.

JUSTICE. L'ancien professeur de musique de Lanaudière, Jacques Taillefer, qui a subi un procès de 12 jours en mars 2017 parce qu'il est accusé d'avoir commis de multiples crimes sexuels à l'encontre de dix victimes alléguées, devrait savoir en août  prochain s'il est reconnu coupable ou non des accusations pesant contre lui.

Plusieurs décennies

Lors du procès, neuf des dix victimes alléguées de Jacques Taillefer ont témoigné, tour à tour, comment il aurait abusé d'elles. L'accusé aurait commis ses crimes sur une période de 40 ans, entre 1974 et 2014.

Jacques Taillefer a été en contact avec des mineurs, que ce soit des amis de ses quatre enfants, ou parce qu'il était professeur de musique dans une école primaire de Charlemagne. Il a aussi offert des cours privés de piano privés à sa résidence de Charlemagne.

Dans les années 1980, selon son ex-femme, il a aussi offert des camps musicaux à sa résidence secondaire de Saint-Jean-de-Matha. Selon plusieurs témoignages, la résidence de Saint-Jean-de-Matha était un lieu de rassemblement pour plusieurs proches de la famille de Jacques Taillefer. Que ce soit à sa résidence secondaire ou principale, Jacques Taillefer en aurait profité pour abuser sexuellement de ses victimes alléguées.

Première victime alléguée

Jacques Taillefer aurait commencé sa série de crimes sexuels en 1974 avec Johanne* alors qu'elle était âgée de près de 10 ans.

Johanne se serait retrouvée chez l'accusé, à Charlemagne, lors d'une fête.

Il aurait par la suite fait huit autres victimes, surtout pendant les années 1980. Ils les connaissaient toutes, selon leurs témoignages respectifs.

Il aurait notamment entretenu une relation amoureuse avec l'une d'elles, au milieu des années 1980. Celle-ci aurait mis un terme à la relation alléguée parce qu'elle se serait sentie comme un « objet sexuel ».

À l'écurie

Jacques Taillefer avait été arrêté le 10 juillet 2014 par la police de L'Assomption. Il aurait alors fait sa dixième victime depuis 1974, Évangéline*.

Il avait été arrêté pour des actes qui se seraient produits au début de l'été 2014 alors qu'il travaillait dans une écurie à L'Assomption. Il aurait profité de l'occasion pour toucher les parties génitales d'une jeune fille d'âge scolaire, geste pour lequel il a été accusé de contact sexuel.

Avis médiatique

Après son arrestation, un avis avait été publié dans les médias puisque la police était à la recherche d'autres victimes potentielles.

C'est d'ailleurs à la suite de la parution de cet avis que les autres victimes alléguées venues témoigner au procès de Jacques Taillefer ont décidé de porter plainte.

*Il s'agit de noms fictifs afin de protéger l'identité réelle des victimes alléguées de Jacques Taillefer.

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