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11 Avril 2018

Mélissa Blouin - mblouin@lexismedia.ca

Un projet personnel hors du commun pour deux élèves du CEB

Surf Rescue

©(Photos gracieuseté- Surf Rescue)

AVENTURE. Deux élèves du Collège Esther-Blondin n'ont pas eu peur de mettre les bouchées doubles et de relever un grand défi dans le cadre de leur projet personnel de cinquième secondaire. Elles ont choisi de se dépasser physiquement et mentalement et de s'envoler pour le Costa Rica afin d'obtenir leur certification de sauveteur national océanique.

Une cinquantaine de jeunes, provenant de partout au Québec, ont pris part à cette formation. « Ça m'a permis d'approfondir mes connaissances, mais aussi de me surpasser. Là-bas, j'ai noué des liens avec des candidats et des moniteurs que je considère aujourd'hui comme des membres de ma famille », a commenté Célya Subranni de Joliette.

Elle et Coralie Venne sont sorties grandies de cette expérience unique qui leur a notamment demandé un grand contrôle de leur stress. « Tu ne peux pas céder sous la pression et tu dois rester concentrée, car tu es là pour sauver des vies. Nous nous sommes fait pousser à des limites que nous ne connaissions même pas et nous avons dû gérer nos émotions», a commenté Coralie qui réside pour sa part à Saint-Ambroise.

La formation consistait en six jours intensifs d'apprentissage des techniques de sauvetage et des comportements à adopter en milieu océanique. Dès 7 h, les participants devaient être sur la plage, prêts pour l'entraînement. Puis, ils faisaient du sauvetage jusqu'en soirée.

« Nous étions toujours dans l'eau et les transitions se faisaient à la course. Nous ne marchions jamais et n'étions jamais assis. Même quand nous étions en pause, nous ne devions pas lâcher l'océan des yeux. » Coralie explique que les grosses vagues rendaient les choses encore plus complexes tout comme la plage rocailleuse. « Courir dans des roches en soutenant une victime, ça fait mal, mais on continue et on endure.»  

La formation comprenait aussi deux tests physiques nécessaires à l'obtention de la certification. Le premier consistait en une course de 100 m et 200 m de natation pour aller chercher une victime et la ramener et le deuxième était une course de 400 m entrecoupée de 200 m de nage. Les deux devaient être réalisés en moins de huit minutes.

Les participants étaient aussi évalués sur des critères comme l’analyse de la plage, l’entrée à l’eau, la plongée en apnée, la recherche, les sauvetages, la condition physique et les premiers soins. « Au début, j'ai trouvé ça très difficile et demandant, mais plus ça allait et plus je prenais le beat. La dernière journée je ne voulais plus partir. »

Coralie se souvient tout particulièrement du jour de l'an, passé avec tous ses nouveaux amis, qui a été mémorable. Cette expérience lui a aussi offert plusieurs possibilités d'emplois. Elle a d'ailleurs été engagée à la plage de Rawdon et pourrait aller travailler aux États-Unis.  « C'est un de mes plus gros accomplissements et ça me motive encore plus à relever une tonne d'autres défis», a ajouté la jeune femme de 17 ans. 

La passion change tout

Cela faisait plus d'un an que Coralie savait qu'elle voulait s'envoler pour le Costa Rica pour son projet de finissante. Celui-ci se fait dans le cadre du programme d'éducation internationale et représente une grosse charge de travail avec un rapport écrit de plusieurs pages. « On m'avait souvent dit que c'était très difficile et long à réaliser, alors je voulais travailler sur un projet qui me passionnerait vraiment. »

Comme elle fait de la natation depuis son plus jeune âge et qu'elle adore tout autant le sauvetage que les voyages, le choix lui a semblé évident. Elle a acheté ses billets en début d'année et s'est mise en forme en préparation de cette grande aventure. Elle sait maintenant qu'elle a pris une bonne décision quand elle voit ses camarades qui trouvent pénible de terminer leur projet.

« J'avais toujours hâte de travailler sur mon rapport et de faire des recherches sur l'alimentation et le sport. Aujourd'hui, mon projet est finalisé et je trippe encore autant à donner des conférences dans les autres classes. » Par ces conférences, elle veut démontrer l’importance d’une bonne forme physique et mentale pour un sauveteur et faire connaître la formation Surf Rescue.

« J'ai mis beaucoup d'argent dans mon voyage et j'ai dû sacrifier bien des choses, comme une auto, mais ç'a été une des plus belles expériences de ma vie. Oui ça peut être difficile, mais j'ai connu des nouveaux amis, j'ai acquis plein de connaissances et j'ai visité un des plus beaux pays. En plus, c'est bon pour la confiance et l'estime. » 

©(Photos gracieuseté- Surf Rescue)

©(Photos gracieuseté- Surf Rescue)

©(Photos gracieuseté- Surf Rescue)

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