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07 Février 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Le Centre-Refuge-Nymous demande votre aide

Les propriétaires du centre pour animaux sauvages ont lancé une campagne GoFundMe

©Photo L'Action - Geneviève Geoffroy

SAINTE-BÉATRIX. Le couple propriétaire du Centre-Refuge-Nymous de Sainte-Béatrix peine de plus en plus à joindre les deux bouts pour subvenir aux besoins croissants de ses pensionnaires de la faune. Il vient d'ailleurs de lancer une campagne virtuelle de sociofinanement pour continuer sa mission et il espère que la population réponde à l'appel.

« Pour nous, c'est un ferme engagement, voire une mission de vie que nous assumons avec fierté, mais sans aide financière, il nous est impossible d'assumer cette responsabilité », résume le couple formé de Jacques Lessard et de Rachel Garenne, cofondateurs et copropriétaires du Centre-Refuge-Nymous, un organisme à but non lucratif.

L'endroit est un centre d'observation et de réhabilitation pour les animaux sauvages. Il sert aussi de sanctuaire pour ceux ne pouvant retourner à la nature et il a également pour mission de faire de l'éducation populaire sur les animaux de la faune.

©Photo - Centre-Refuge-Nymous

Le Centre-Refuge-Nymous accueille plusieurs animaux issus d'espèces différentes.

©Photo - Centre-Refuge-Nymous

Le Centre-Refuge-Nymous accueille plusieurs animaux issus d'espèces différentes.

Selon Jacques Lessard et Rachel Garenne, leur organisme ne bénéficie d'aucune subvention.

Renflouer les coffres

« Il faut renflouer les coffres du centre pour tout ce qui s'en vient, c'est aussi simple que ça », indique Rachel Garenne.

Le 18 janvier dernier, elle et son mari ont lancé une campagne de sociofinanement de 15 000 $ sur Internet via le site Gofundme, une campagne qu'ils qualifient de « vitale ». En deux semaines, 1 430 $ avaient été recueillis.

Avec l'argent amassé, les fondateurs du centre comptent payer les dispendieux frais vétérinaires de ses pensionnaires et de la nourriture. Ils veulent aussi construire une pouponnière ainsi qu'un enclos à cervidés dont les coûts sont très élevés.

« Pour les frais vétérinaires, nous avons 30 % de réduction, mais nous devons avoir le montant », donne pour exemple Jacques Lessard.

Pensionnaires en croissance

Il y a deux ans, le Centre-Refuge-Nymous, devenu populaire grâce au célèbre raton éponyme, s'est installé dans le nord de Lanaudière après avoir été ouvert au public pendant une année à Saint-Sylvestre, en Chaudière-Appalaches.

Lors du déménagement, les pensionnaires du centre se résumaient à six doyens ratons-laveurs ainsi que deux autres handicapés. Il s'agissait alors des premiers animaux rescapés par le couple à la suite de Nymous, le premier bébé raton-laveur qu'il a sauvé en 2013, mais qui est malheureusement décédé deux ans plus tard.  

©Photo - Centre-Refuge-Nymous

Le Centre-Refuge-Nymous accueille plusieurs animaux issus d'espèces différentes.

Puis, le centre a gagné en notoriété dans la province et des centaines d'animaux y ont été recueillis, hébergés et soignés.

« Nous avons beaucoup de visibilité et nous nous impliquons beaucoup pour la faune ce qui fait qu'on est devenu une référence. Les vétérinaires, les sociétés de protection des animaux (SPA), les refuges et les policiers nous réfèrent », indique Jacques Lessard.

D'un enclos, Jacques Lessard et Rachel Garenne, avec des bénévoles, ont dû en construire 12 autres, ce qui implique inévitablement des dépenses.

©Photo - Centre-Refuge-Nymous

Le Centre-Refuge-Nymous accueille plusieurs animaux issus d'espèces différentes.

Plusieurs des animaux ont été remis en liberté après avoir reçu les soins nécessaires, d'autres, trop hypothéqués ou trop imprégnés de l'humain, demeurent au sanctuaire en permanence.

Le centre accueille aujourd'hui, à temps plein, 15 ratons-laveurs, quatre renards argentés, un coyote, une mouffette, une marmotte et un opossum.

©Photo - Centre-Refuge-Nymous

Le Centre-Refuge-Nymous accueille plusieurs animaux issus d'espèces différentes.

L'affaire de tous

Dévoués à leur mission, Jacques Lessard et Rachelle Garenne aimeraient que la population s'implique davantage et se sente interpellée dans la sauvegarde des animaux de la faune.

« C'est l'affaire de tous. On doit tous faire une différence », disent-ils.

Pour eux, l'aide financière qu'ils demandent à la population est un « juste retour des choses ». Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si leur campagne de sociofiancement a été intitulée « Sauvez avec nous ».

« Ils viennent nous voir et nous demandent d'aider des animaux de la faune qui ne nous appartiennent pas plus à nous qu'à eux, affirme Jacques Lessard. On y met tout notre cœur. En retour, on demande qu'ils participent de façon monétaire. Souvent, les gens ne se rendent pas compte qu'ils nous apportent une facture en nous emmenant un animal. Certains font un don, mais ils sont peu nombreux. »

« Maintenant, on n'a plus le choix de demander », ajoute Rachel Garenne.

Payer avec des « j'aime »

« Ça prend du soutien, poursuit Jacques Lessard. Par exemple, nous avons près de 20 000 “j'aime” sur notre page Facebook. C'est agréable que les gens nous suivent virtuellement. Or, si chacun d'eux donnait seulement 1 $, on serait capable de faire un maudit bon bout. Là, on a des “j'aime”, des “partages”, mais ce n'est pas avec ça qu'on paie le vétérinaire, la construction d'enclos, l'essence pour aller chercher des animaux ou bien la nourriture. »

Ce dernier estime aussi que le gouvernement devrait s'impliquer davantage. Il croit également qu'il devrait y avoir plus de refuges et de centres venant en aide aux animaux de la faune.

« Mais les gens savent ce qui leur pend au bout du nez, dit-il. S'ils n'ont pas de moyens financiers, il va falloir qu'ils deviennent des spécialistes mendiants et ça, c'est inacceptable d'être pogné pour mendier. »

Information sur la campagne GoFundMe « Sauvez avec nous/ Save with us » au www.gofundme.com

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