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09 Janvier 2018

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Il n'est pas encore possible de patiner sur la rivière L'Assomption

©Photo L'Action - Archives

MÉTÉO. Alors que des froids sibériens se sont dernièrement attardés sur la province, plusieurs se demandent pourquoi il n'est pas encore possible de patiner sur la rivière L'Assomption, à Joliette, alors qu'il est possible de profiter des plans d'eau ailleurs.

Pour répondre à cette question, le Journal L'Action s'est entretenu avec Pierre Corbin, président et directeur des opérations d'Hydro-Météo, une firme de surveillance des cours d'eau et acteur de premier plan dans la gestion des risques liés aux inondations et aux problématiques de glace.

Pas le seul facteur

Selon le président, le froid n'est pas le seul facteur à considérer quand il est question de façonner une patinoire sur un cours d'eau comme la rivière L'Assomption. L'accumulation de neige est aussi un facteur déterminant puisque celle-ci peut, en quantité suffisante, agir tel un isolant empêchant ou ralentissant le processus de formation du couvert de glace.

C'est ce qui est arrivé cette saison-ci.

« La quantité de neige reçue pendant le froid a empêché l'épaississement du couvert de glace », indique Pierre Corbin.

Le couvert de glace, s'il est alourdi par le poids de la neige, peut aussi être érodé par l'eau circulant en dessous.

Seulement en décembre et au début du mois de janvier, Joliette a reçu environ 60 centimètres de neige, selon des données relevées à des stations d'Hydro-Météo.

Près des valeurs sécuritaires

Pour l'instant, indique Pierre Corbin, il n'est pas possible d'envoyer la grosse machinerie sur la rivière pour enlever la neige s'y étant accumulée puisque la glace n'est pas encore suffisamment épaisse pour porter le poids de cet équipement.

Seule la petite machinerie a pu s'y rendre jusqu'à maintenant. Ainsi, selon Pierre Corbin, environ 40 % de la surface servant de patinoire a été déneigée à ce jour. Or, pour le reste, il faudra attendre que le couvert de glace puisse accueillir l'équipement nécessaire, ce qui pourrait ne pas tarder.

« Nous commençons à approcher des valeurs [sécuritaires] », affirme Pierre Corbin, ajoutant que l'épaisseur de la glace est en évolution constante sur une rivière.

Des tests doivent d'ailleurs être effectués dans les prochains jours afin de savoir si l'équipement nécessaire à l'enlèvement de la neige restante peut s'y aventurer en toute sécurité. Après l'enlèvement de la neige, des experts pourraient, si nécessaire, procéder à l'épaississement du couvert de glace.

L'an dernier, la patinoire avait ouvert au début du mois de février, ajoute le président d'Hydro-Météo.

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