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Après 40 ans, Techno Diesel veut agrandir son « terrain de jeu »


Publié le 2 janvier 2018

Andrée-Anne, Marilène, Caroline et Marjorie Thuot.

©Photo L'Action - Guillaume Morin

PERSONNALITÉ AFFAIRES DE L'ANNÉE. À l'automne 2017, Techno Diesel, une entreprise familiale basée à Joliette et spécialisée dans la réparation et l'entretien de camions lourds, ne célébrait pas que son quarantième anniversaire. L'entreprise amorçait alors aussi une phase d'exploration en vue d'agrandir davantage « son terrain de jeu ».

« Les propriétaires de véhicules lourds sont prêts à parcourir une certaine distance pour des réparations. Donc Lanaudière a été principalement le terrain de jeu de nos affaires depuis 40 ans », explique Caroline Thuot, présidente-directrice générale de Techno Diesel.

Différentes avenues

Au cours des dernières années, l'entreprise fondée à Joliette en 1977 par son père, Marcel Thuot, et sa mère, Jacinte Mailhot, a acquis des clients à l'extérieur de la région lanaudoise, mais l'entreprise voit encore plus grand.

« On travaille de plus en plus avec de grandes flottes situées à plusieurs endroits au Québec qui sont prêtes à déplacer leurs unités dans notre garage pour certains travaux. Cela dit, nous souhaitons poursuivre l'expansion et aller vers d'autres régions du Québec. Nous sommes en train d'explorer les différentes avenues », poursuit la présidente-directrice générale.

Pour Marilène Thuot, sœur de Caroline Thuot et directrice des projets stratégiques de l'entreprise familiale, cette période d'exploration est extrêmement importante.

« C'est hyper stimulant, intéressant et ça permet de voir les opportunités, indique-t-elle. C'est une période qui fourmille d'information. »

Ce nouveau chapitre pour l'entreprise s'est amorcé alors qu'elle terminait, en décembre 2016, son 14e agrandissement.

En 40 ans, l'entreprise, située depuis sa création sur le chemin des Prairies, est passée de deux à 23 baies de travail. Aujourd'hui, Techno Diesel dessert plus de 2 000 clients dans son garage de Joliette et plusieurs possibilités s'offrent à elle pour le futur.

« Est-ce que ce sera un deuxième garage qui offrira la même chose ou un service différent, mais complémentaire? questionne Caroline Thuot. Ce qu'on sait, c'est que nous sommes dans le domaine du véhicule lourd pour notre vie. »

Mises à contribution jeunes

Un peu comme une cinquième sœur, l'entreprise fait  partie de la vie de Caroline Thuot, 39 ans, et de ses trois sœurs cadettes, Marilène, 37 ans, Andrée-Anne, 35 ans, et Marjorie, 31 ans depuis plusieurs années déjà.

Dès leur jeunesse, elles ont été mises à contribution.

« On avait des tâches la fin de semaine. On appelait ça le "mailing". Il fallait mettre des promotions dans une enveloppe et les étiquettes. Les étiquettes, c'était une job de famille », se souvient Caroline Thuot.

Arrivée chacune leur tour

Caroline Thuot.
Photo L'Action - Guillaume Morin

Dès l'âge de 12 ans, elle avait déjà envie de faire partie de l'entreprise fondée par ses parents. Puis, à l'aube de sa vingtaine et des années 2000, elle a commencé à y travailler.

Marilène Thuot.
Photo L'Action - Guillaume Morin

De son côté, Marilène Thuot ne se voyait pas dans les traces de ses parents et elle a plutôt entrepris, au cégep, des études dans le domaine de la mode. Elle a finalement rejoint les rangs de l'entreprise familiale en 2002.

« Je ne faisais pas un chemin pour prendre un poste dans l'entreprise, raconte-t-elle. Après mon année de travail, après le cégep, j'ai fait un voyage et [mon avenir professionnel] était plus clair. J'avais le souhait de rester à Joliette et de travailler dans l'entreprise. »

Andrée-Anne Thuot.
Photo L'Action - Guillaume Morin

Andrée-Anne Thuot a commencé à travailler pour Techno Diesel en 2005. Elle est aujourd'hui directrice administrative et finances. Puis, en 2012, Marjorie  Thuot les a rejointes après avoir notamment étudié aux États-Unis. Elle occupe actuellement le poste de responsable des réclamations.

Marjorie Thuot.
Photo L'Action - Guillaume Morin

Les quatre sœurs travaillent ensemble au quotidien depuis cinq ans.

« On ne s'est jamais marché sur les pieds, nous sommes complémentaires », souligne Marilène Thuot.

Leurs parents sont aujourd'hui à la retraite, mais sont, comme elles et un septième membre non issu de la cellule familiale, actionnaires de l'entreprise.

Une petite famille au sein d'une grande

Bien que la famille soit au cœur de Techno Diesel depuis les quatre dernières décennies, Caroline et Marilène Thuot estiment que ce n'est pas que celle-ci qui forme son organe vital. Pour elles, Techno Diesel, c'est surtout une petite famille au sein d'une grande famille.

« Quarante ans d'histoire, c'est 40 ans de "collaborateurs", affirme Caroline Thuot. Nous, notre histoire fait partie de l'histoire de l'entreprise, mais notre apport n'est pas plus grand que chacune des personnes ayant traversé la vie de l'entreprise. »

Aujourd'hui, Techno Diesel emploie 105 « collaborateurs ». Ce terme est utilisé dans l'entreprise pour désigner ceux qui y œuvrent.

« C'est en équipe qu'on arrive à un résultat et ça prend de la collaboration pour y arriver », explique Marilène Thuot au sujet du choix de cette appellation.

C'est aussi en équipe que les deux sœurs veulent que l'entreprise entame son nouveau chapitre vers l'expansion.

« Ce qui est vraiment important pour moi, c'est que l'équipe entière soit interpellée, affirme Caroline Thuot. J'ai envie que ce soit une réussite d'entreprise, plutôt qu'une réussite de famille. L'entreprise, si elle est ce qu'elle est aujourd'hui, c'est à cause des 105 collaborateurs. »

Techo Diesel en chiffres

·         A fêté ses 40 ans le 12 septembre 2017

·         L'entreprise a connu 14 agrandissements en quatre décennies

·         105 collaborateurs travaillent au sein de l'entreprise familiale

·         Techo Diesel est passé de 2 puits de travail à 23 puits de travail entre 1977 et 2017

·         Elles sont 4 sœurs au sein de l'entreprise, dont 3 font partie de l'équipe de direction

·         Techno Diesel dessert plus de 2 000 clients par année

·         Son chiffre d'affaires grimpe à 16,5 M$ annuellement

FINALISTES

Marilyne Houle

Boire un café, se faire masser et regarder ses enfants jouer sous un même toit, voilà le concept des Trouvailles de Zac et Eva ayant ouvert ses portes en septembre 2017 à Notre-Dame-des-Praries, dont l'originalité a charmé L'Action qui lui décerne une mention spéciale. Son objectif est de proposer tous les services en un seul endroit pour passer de beaux moments en famille, que ce soit parents-enfants ou grands-parents-petits-enfants. Au cœur du centre de bien-être fondé par Marilyne Houle, les familles peuvent retrouver un café avec repas légers et santé, un coin boutique avec des produits exclusivement québécois, une salle de jeux, une salle multifonctionnelle avec des cours de toutes sortes et des événements spéciaux (fêtes d'enfants, showers), ainsi qu'une section dédiée aux soins professionnels tels que massothérapie, kinésithérapie, ostéopathie et esthéticienne. Ces services sont aussi adaptés aux enfants et les femmes enceintes et les bébés peuvent être suivis en ostéopathie. Le projet a engendré l'embauche de six personnes.  

La carrière entrepreneuriale de Caroline Goyette, résidente de Saint-Paul-de-Joliette, a pris un tournant en 2017, alors que l'appareil d'entraînement qu'elle a développé avec son père a su capter l'intérêt d'athlètes de haut niveau, notamment des patineurs de vitesse Éric Bédard et Charles Hamelin, en plus d'être couru dans une vingtaine de pays. L'Action lui décerne ainsi une mention spéciale. Intitulé Orbite 360, cet appareil breveté a été créé il y a environ quatre ans et a été mis sur le marché il y a à peine un an. Rapidement, l'appareil a attiré l'attention du centre sportif de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Les athlètes de l'université utilisent désormais l'outil pour s'entraîner. Puis, au tour de la compagnie Nagano Skate, à laquelle sont associés les patineurs de vitesse Charles Hamelin et Éric Bedard, d'avoir un coup de cœur pour l'Orbite 360. Les médaillés olympiques ont fait la promotion de l'appareil lors d'un important championnat à l'international, en mars 2017. Depuis, plus de 26 pays ont approché Caroline Goyette et son père Claude Goyette pour se le procurer.  

En 2017, la pépinière Jacques Joly de Saint-Jean-de-Matha a effectué un virage vert en troquant son poêle à bois pour un système de 60 panneaux solaires en polycristallin. L'Action décerne une mention spéciale à cette entreprise qui aurait installé la plus grosse installation de ce genre dans la province pour une petite entreprise.  L'objectif est de chauffer les serres uniquement avec cette énergie propre d'ici 2018. Au  total, ce système devrait pouvoir produire près de 20 000 watts. Ce projet a été créé essentiellement pour la production de fleurs annuelles qui commencent dès février, puisque les vivaces débutent seulement au printemps et qu'elles ne nécessitent pas de chauffage. Cette acquisition de plus de 65 000 $ devrait prendre une dizaine d'années à être rentabilisée, mais elle représente surtout de belles opportunités d'avenir pour la pépinière qui existe depuis 1979. Par ailleurs, si l'entreprise grossit ses entrées électriques, elle a un assez grand terrain pour accueillir une soixantaine d'autres panneaux et ainsi doubler sa rentrée d'énergie solaire. Une des principales raisons de ce virage vert est l'économie de temps et d'énergie puisque Jacques Joly et son fils Louis Joly devaient aller bûcher du bois chaque automne et entretenir le feu trois fois par jour lors de l'hiver. Avec cette nouvelle technologie, tout sera automatisé.  

Les propriétaires Louis et Jacques Joly.

©Photo L'Action - Archives