Sections

Virage vert pour un salon de coiffure de Saint-Charles-Borromée


Publié le 9 janvier 2018

Mélie Lafortune, propriétaire du salon La bohème de Saint-Charles-Borromée.

©(Photo gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Si Mélie Lafortune, propriétaire du salon de coiffure La Bohème de Saint-Charles-Borromée, s’enorgueillit de son récent virage vers une entreprise écoresponsable, elle souhaite surtout prêcher par l’exemple et inspirer d’autres salons à l’imiter.

« J’ai de jeunes enfants, je suis une fille qui aime la nature, l’écologie », dit-elle tout simplement pour expliquer son choix de devenir un salon écoresponsable.

Ayant entendu parler de l’entreprise Les Salons Green Circle qui récupère les produits utilisés dans les salons de coiffure et d’esthétique, Mélie Lafortune a pris contact avec eux, reçu les formations appropriées et opéré les changements pour récupérer dans des bacs spécifiques les différents produits qu’elle et sa collègue utilisent quotidiennement.

« Nous récupérons les cheveux, les papiers d’aluminium pour faire les mèches, les tubes de coloration et même les restants de coloration liquides. On ne jette plus rien! », affirme-t-elle fièrement. « J’estime que nous sommes écoresponsables dans une proportion de 85 % à 95 % de nos activités. Il ne reste que les produits traditionnels de nettoyage, comme le savon à main, que nous allons changer vers des produits bio prochainement », ajoute-t-elle.

Un virage bien reçu

En vigueur depuis quelques semaines, les changements des petites habitudes de travail ne présentent pas de contrainte pour la clientèle, si ce n’est un écofrais de 1$ qui est demandé, pour assumer le coût du transport des matières récupérées, une contribution que les clientes acceptent d’emblée. « Elles me demandent pourquoi il n’y en a pas d’autres (salons écoresponsables) ? »

Mélie Lafortune souhaite d’ailleurs que cette parution dans le journal L’Action éveille la curiosité de ses collègues d’autres salons, pour amorcer une transformation similaire. Elle compte communiquer, après le « rush » des Fêtes avec certains salons qu’elle connaît, estimant qu’il pourrait y avoir une réticence chez certaines coiffeuses de métier, à changer leurs habitudes de travail. Pour l’instant, elle savoure tout de même la satisfaction d’être le premier salon de coiffure de la région du grand Joliette à avoir fait le virage écologique.