Sections

Des citoyens font part de leurs préoccupations

Une trentaine de personnes ont participé à une consultation publique sur l'architecture à Joliette


Publié le 18 mai 2017

Une trentaine de personnes ont participé le 16 mai 2017 à la consultation publique de l'Ordre des architectes du Québec, qui milite depuis trois ans pour l'adoption par le gouvernement d'une politique nationale de l'architecture.

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

CONSULTATION. L'établissement de centres commerciaux sur des terres agricoles, la concentration de personnes âgées, des stationnements qui n'en finissent plus, voilà quelques préoccupations soulevées par des citoyens, mercredi, lors d'une consultation publique sur l'architecture.

Ils étaient une trentaine de personnes à participer activement à la vaste consultation publique qui s'est arrêtée à Joliette. Entamée en mars, elle doit prendre fin en juin à Montréal après avoir parcouru une quinzaine de villes. L'OAQ compte déposer un mémoire au gouvernement l'hiver prochain faisant état des préoccupations de la population. Depuis trois ans, l'OAQ milite activement pour que le gouvernement provincial adopte une politique nationale de l'architecture et a décidé de placer le citoyen au cœur de sa démarche.

« L’architecture est partout et représente une part très importante de notre identité collective, fait valoir Nathalie Dion, architecte et présidente de l'OAQ. Elle façonne nos quartiers et nos lieux publics, nos lieux de travail et de loisirs, influe sur nos habitudes et reflète notre société. C’est pourquoi nous croyons qu’il est important de définir collectivement l’environnement dans lequel nous souhaitons vivre. »  

Par petits groupes, la trentaine de personnes qui a participé à la consultation à Joliette a établi ses préoccupations, dont celle de la construction de centres commerciaux sur des terres agricoles. Le dézonage pour permettre la construction de bâtiments en faisait aussi partie.

Les grands stationnements, comme celui situé au cégep de Joliette, dévalorisent l'architecture de certains bâtiments, ont exprimé certains qui souhaitent que des efforts soient davantage mis de l'avant dans le futur pour la construction de stationnements sous terrain.

Un autre groupe a soulevé que Joliette n'était pas une ville « facile à vivre sans sa voiture » et aimerait qu'il y ait plus de pistes cyclables.

 « Le patrimoine religieux en général, il ne faut pas attendre la décrépitude pour le revitaliser », a mentionné Danielle Barrette, native de Joliette.

Certains ont aussi soulevé qu'il y avait un manque de vision d'ensemble, un argument d'ailleurs défendu par l'OAQ.

Pour y remédier, il faut sensibiliser la population à l'importance de l'architecture, ont soulevé des citoyens présents. Selon les participants, il faut aussi miser sur le transport actif et le développement durable.